Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.

 
On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.

 

Beauté du sport

Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 21:08
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 16:34
Je reviens avec bonheur à la lecture de "Contre le sport" de Gustav Caroll, que je vous avais signalé, il y a un moment déjà. Je vous joins un passage que j'appellerai "une autre conception de la rivalité."
Z.Z

"Le jeu au contraire du sport consiste à choisir ses adversaires, à les choisir pour l'amusement et la surprise attendus de la rencontre. Mais le jeu tourné en sport, les règles de la sournoisirie en place, n'importe quel sportif peut rencontrer n'importe quel sportif, ou plutôt ne pas le rencontrer, ne pas lui parler, ne pas le reconnaître. L'adversaire devient un rival plus ou moins anonyme qui ne sera jamais rien d'autre, enfermé dans cette anonymat et cette rivalité, à peine un être humain, un obstacle sur le parcours de la compétition.
Joseph Roth rappelle une autre conception de la rivalité1, basée sur la rencontre et la conviction que le plus intéressant, dans le jeu, qu'il soit une activité physique ou non, c'est l'autre, son commerce, son adresse, son intelligence, son corps et sa tête. Le sport retourne toutes ces choses et ne laisse plus que la compétition, la volonté de gagner pour gagner, l'idée d'une gloire éternelle du champion, l'effacement de l'adversaire, l'absence de rencontre, l'enfermement dans un corps qui n'a qu'une solution, gagner ; et la bêtise, la rage ou la folie qui guette dans tout enfermement." 
(p 75)


1. Dans "La marche de Radetzky" Roth raconte comment, avant l'avènement du chronomètre, les joueurs d'échecs se rencontraient, pour de bon, cette fois, autour de l'échiquier.
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 14:21
Je me souviens du bord de mer avec ses filles au teint si clair
Elles avaient l'âme hospitalière c'était pas fait pour me déplaire
Naïves autant qu'elles étaient belles on pouvait lire dans leurs prunelles
Qu'elles voulaient pratiquer le sport pour garder une belle ligne de corps
Et encore, et encore, z'auraient pu danser la java

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient chouettes pour qui savait y faire

Y'en avait une qui s'appelait Eve c'était vraiment la fille d'mes rêves
Elle n'avait qu'un seul défaut elle se baignait plus qu'il ne faut
Plutôt qu'd'aller chez le masseur elle invitait le premier baigneur
A tâter du côté de son cœur, en douceur, en douceur
En douceur et profondeur

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient chouettes pour qui savait y faire

Lui pardonnant cette manie j'lui proposes de partager ma vie
Mais dès que revint l'été je commençe à m'inquiéter
Car sur les bords d'la Mer du Nord elle se remit à faire du sport
Je tolérais ce violon d'Ingres sinon elle devenait malingre

Puis un beau jour j'en ai eu marre c'était pis que la mer à boire
J'lai refilée à un gigolo et j'ai nagé vers d'autres eaux
En douceur, en douceur

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait leur plaire

La la la la la la La la la la la la …………..

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 23:25
Merci à CQFD !
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 20:38

Cette semaine, nous allons à Marseille pour écouter Radio Galère. Une emission "critique du sport" à télécharger ici :
 <http://radio.galere.free.fr/archives/sounds/telechargement.php?file=Emission-grainedecrapule.mp3>

Bises
Z.Z
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 22:39

De nos amis Grouchos : http://www.grouchos.org/090106sifflet.htm


Dakar : ça commence bien !


La sécurité du « Dakar » est paraît-il désormais assurée. L’année dernière, en raison de l’assassinat de quatre touristes perpétré par des islamistes (tendance Al-Qaïda), l’État français a mis fin à l’épreuve. Ce n’était que provisoire puisqu’en février 2008 l’entreprise ASO qui organise ce type d’« événement » sportif, annonçait qu’il était déplacée dans une autre région du monde : en Argentine et au Chili. On l’aura compris, la sécurité qui prime selon ASO n’est que celle du dispositif : le matériel technique avant tout (engins motorisés et aériens, appareils de retransmission télévisuelle).

« Le Dakar a fait ses deux premiers blessés parmi les spectateurs, venus en masse (sic) suivre le célèbre rallye-raid. Vendredi [le 2 janvier 2009], c’est une femme qui a été renversée par un équipage argentin lors de la parade des concurrents à Buenos Aires. Hier [samedi] c’est un petit garçon de 8 ans qui a eu une jambe cassée et une blessure à la tête après avoir été fauché par un camion Mitsubishi, sorti de la route à Saladillo. Tous les deux ont été hospitalisés pour des blessures légères » (Le Journal du Dimanche, 4 janvier 2009, p. 25). Doit-on juger qu’une jambe cassée est une blessure légère ? Que la percussion des corps par des bolides n’est que le fruit du hasard quand on sait que depuis 1979, le Dakar a fait 50 morts ?

Les concurrents payent eux-mêmes un prix élevé pour leur passion puisque deux accidents ont déjà eu lieu pour cette édition 2009 : un coma après une chute et une évacuation par hélicoptère. En ce qui concerne la morbidité et les traumatismes physiques, la continuité est désormais assurée. Mais le mépris et l’arrogance ne sont pas non plus en reste. Et ce d’autant plus que le Dakar risque de s’installer tous les ans dans cette région du monde. Comme en Afrique, l’Amérique du Sud est prise pour un terrain de « jeu » pour riches : il s’agit d’un raid néo-colonialiste qui saccage le paysage et pollue la nature (la faune et la flore). Le mépris s’affiche aussi envers les peuples indiens des contreforts andins qui sont en lutte pour la survie de leurs communautés traditionnelles. Ils entretiennent un rapport sacré à leurs terres : cette caravane de la mort qui passe par le nord de l’Argentine puis par le désert de l’Atacama au Chili ne peut qu’être une offense à leurs égards.

Et le Dakar est toujours une débauche de moyens (humains, financiers, techno-scientifiques) pour une course absurde. Cette profusion doit être mise en rapport avec les conséquences sociales de l’application du « consensus de washington » c’est-à-dire cet accord qui fut adopté en 1990 entre le gouvernement américain, le FMI (Fond Monétaire International) et la banque mondiale. Accord qui définissait le modèle d’Etat et de politique économique applicable à l’Amérique du sud. C’est carlos Menem qui se chargea de cette application pour ce qui concerne l’Argentine. Alors que de ce fait, des enfants du nord meurent parfois de malnutrition, révélant une carence du système de santé et d’éducation, l’opulence ostentatoire de cette course est une véritable provocation. La délocalisation du Dakar ne change pas la nature de cette compétition sportive : peut importe le lieu pourvu que le rêve d’aventure soit au rendez-vous. Mais cette fantaisie dont la publicité envahit les écrans chaque début d’année, n’est que factice : reproduite industriellement, elle n’est là que pour sublimer de manière répressive les frustrations quotidiennes. Il ne s’agit que d’images d’aventures et de paysages de rêve. L’adhésion à ces images et à leurs croyances doit être une évidence selon les organisateurs : quand est-ce que cette autre provocation connaîtra son point-limite ? A ce propos, on se souviendra qu’il y a maintenant sept ans, le 20 décembre 2001, le peuple argentin retrouva sa dignité en s’insurgeant contre l’injustice qui lui était faite…

La trentième édition du Dakar démontre l’érection d’un bloc capitaliste par delà la frontière du Chili et de l’Argentine. Un bloc qui préfigure les futures voies du flux intensif de marchandises dans cette région. Le désert de l’Atacama n’a pas encore recelé tout son potentiel marchand avec ses mines de cuivre. De même l’axe Valparaiso-Mendoza qui donne accès à l’océan pacifique reste encore à exploiter pour faire de cette région du cône de l’Amérique du sud un pôle capitaliste. Ainsi la fonction de l’institution sportive dans l’horizon néo-moderne est de constituer une avant-garde du capital : elle n’est pas seulement un produit passif de la mondialisation néo-libérale. Dans le même temps, et face aux résistances à la destruction des acquis sociaux ou des communautés traditionnelles qui ne manquent pas de se manifester ici ou là, le sport fait corps avec les nouvelles formes de domination. Le Dakar est en phase avec les nouvelles réalités de la société néo-moderne du XXIème siècle. Il véhicule le message de la prédation et c’est pour cela qu’il reste une saloperie motorisée.


Que se vayan todos !

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /2008 00:07
Bon, ça fait un moment que je devais vous en parler. Voici un livre très bien documenté, simple à lire et bourré d'humour. Je dirais même, jubilatoire. Voici la 4e de couverture, et plus tard, je vous mettrai des citations.
Bises anti-sportives

Z.Z

L’enjeu est simple mais grave : il s’agit de reprendre possession de son corps, de le sauver de l’embrigadement sportif et de son modèle industriel. Vanté par toutes sortes d'experts, le sport est devenu un fléau qui brise les corps. Ceux des champions ou pourquoi pas des enfants. Il corrompt et bêtifie le reste. Car rien ne pousse sur le chiendent des pelouses synthétiques. Avec Pierre de Coubertin, il prétendait "rebronzer une jeunesse veule et confinée", dans une ferveur quasi religieuse. Avec ses successeurs, le sport occupe désormais tous les instants et tous les lieux. Son idéologie tient en quelques slogans d'un vide parfait. Sa ruse et sa force servent un but unique et définitif, devenir le spectacle absolu, une compétition désertée de toute signification, mais toujours chargée de violence.


Le goût du sang

Tout ce que le sport veut, avec la ferveur indifférente d'un bacille, c'est se développer. S'il flirte avec tous les autoritarismes, c'est qu'il partage avec eux une prédilection pour l'ordre et le paternalisme. Il prospère aussi avec le capitalisme, distrait avec la télévision, promet avec les louveteaux. Il excite les obsédés, rassure les pudibonds.

Il est imbattable.


Gustav Caroll dénonce dans le sport l'un de nos pires tyrans. Mais un homme seul face une majesté aussi puissante, se doit d'agir avec prudence. Il ne sera donc pas révélé si Caroll est anthropologue ou borgne ou viennois. Ses sources, en revanche, sont citées et leur rapprochement sera jugé soit inquiétant soit comique, selon la propre philosophie du lecteur.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 17:25
Stoppons le Paris-Dakar
Le Dakar, c’est ringard. 30 ans , ça suffit !

Annulé à la suite des événements dramatiques de fin 2007 sur le territoire mauritanien, le Dakar 2008 aurait dû célébrer la trentième édition du plus grand rallye au monde. Confronté à une situation géopolitique africaine qui avait progressivement rogné l’espace vital de l’épreuve, l’organisateur Amaury Sport Organisation (ASO) a décidé de déplacer l’édition 2009 sur le territoire sud-américain. Le départ et l’arrivée s’effectueront sur Buenos Aires, et le parcours de 9000 km comptera 6000 km de spéciales à travers l’Argentine et le Chili, via le désert d’Atacama.

Sauvons l’Atacama
Situé à plus de 4000 m d’altitude, le désert Atacama est très vulnérable. Avec moins de 100 mm de pluie par an, c’est un désert hyper aride, où la croissance des plantes est extrêmement lente et où l’existence même de la vie est un défi permanent. Dans ce contexte, la subsistance des populations locales est rendue particulièrement difficile et faire courir une telle épreuve dans l’Atacama serait simplement inapproprié. Sans même parler des risques de destruction inéluctable de nombreux sites archéologiques, dont certains datent de 12 000 ans.

Pourquoi il faut arrêter le Dakar !
À l’heure où tous les pays du monde tentent de s’entendre sur les accords de Kyoto, les pays industrialisés se doivent de transmettre un autre message que celui d’une débauche de moyens, qui s’apparente de plus en plus à un gâchis inadmissible. Refuser le Dakar 2009, c’est crier haut et fort que le rallye ne correspond plus aux réalités du XXIe siècle et à l’image que nous souhaitons transmettre des sociétés occidentales. Refuser le Dakar, c’est défendre des valeurs humaines et environnementales dans lesquelles doivent désormais s’inscrire nos modes de vie.

Les rédactions de Trek magazine et de Montagnes magazine


Signez la pétition « Non au Dakar 2009 ».
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 /10 /2008 17:36
Dernier tour de terrain pour les condamnés à mort.


Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 20:04
Oh grand Totem,
Oh puissant symbole !
Allume notre joie avec ta télécommande.
Pour être comme tout le monde en ton royaume
nous voulons croire en ton Grand Jeu Multinationaliste


S’il te plaît, fais de nous tes marchandises – Oh Oui - Oh Oui !
Nous voulons être achetés et vendus, utilisés et abusés
Toujours plus, empli nos têtes de tes excrétions bonimenteuses
Fais nous oublier nos actions et nos inactions honteuses
donne un sens à notre vie avec tes distractions joyeuses

Du pain , des jeux et des femmes font notre bonheur !
Nous voulons que tes gros ballons comblent nos désirs
En retour, laisse nous, pauvres fidèles,
t'offrir l’argent et la part de cerveau qui te reviennent - Oh Oui - Oh Oui !

M aintenant amenons les 40 000 prostituées dans le stade !
En cadeau, sacrifions ces quelques femmes à ton bon plaisir,
Oh divin Phallus !
Ainsi nous pourrons être heureux, nous reproduire
et accroître ta gloire - Oh Oui - Oh Oui !

Oh grand Winner !
Nous promettons d’adorer les gagnants tels des dieux
et de mépriser les perdants tels des gueux.
Oh phallus global, nous implorons ta bénédiction par derrière
Et vociférons ton triomphe en ce monde et au delà ! Amen


http://www.brigadeclowns.org/index.php?title=CoupeDuMondeDeFootre
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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