Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.


On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Samedi 26 septembre 2009 6 26 09 2009 12:53
Quand je vous dis que le sport et le capitalisme partagent les mêmes valeurs ! Lisez ce texte de précaires anonymes et surtout, demain, arrêtez de courir.
Citation :

"Le projet [...] est basé sur le postulat suivant : les qualités nécessaires pour trouver ou retrouver un emploi sont les mêmes que celles développées par les sportifs d’une manière générale et les coureurs à pied en particulier."

Le goût de l’entraînement, du dépassement de soi, de l’effort, de la docilité aux ordres, de la compétition... ces "valeurs du sport", on demande aux chômeur-ses-candidat-es de les mobiliser dans leur démarche d’emploi ! ...

Bises
Z.Z

La course à l’emploi, pour aller droit dans le mur ? Un, deux, trois, on ne joue plus !

http://www.collectif-rto.org/spip.php?article801

L'armée de réserve des travailleurs au pas de course


La Direction du Travail veut faire courir plus encore les chômeur-ses.

Ca y est, la DDTEFP* a trouvé une solution toute belle face à un marché du travail où le chômage pèse lourd... L’opération est presque "révolutionnaire" puisqu’elle a été nominée aux dernières Victoires décernées chaque années lors des très néo-libérales "Rencontres de la Modernisation de l’État". Mais - manque de perfomance ? -, l’initiative tourangelle a été recalée... Bon, cette initiative donc, dénommée "les Foulées de l’Emploi" consiste à... faire courir 20 chômeur-ses aux 10 et 20 km de Tours, le dimanche 27 septembre* prochain. Bien sûr ces candidat-es sont spécialement encadré-es et entraîné-es pour leur course, aussi bien sportive que professionnelle.


Mais pourquoi diable la Direction du Travail (où les agents se plaignent de la faiblesse des moyens pour leur mission de contrôle des conditions de travail) trouve bon de dépenser du fric pour préparer des chômeur-ses aux 10 et 20 km de Tours ?!

Certains ne le savent peut-être toujours pas, mais un-e chômeur-se ou un-e précaire, ça court déjà beaucoup.

Ca court entre les administrations, services et autres lieux de travail, les patron-nes, les contremaîtres, les conseiller-es, les formateur-rices, les A.S., les agents, les contrôleur-ses, les zélateur-ses, les appels et autres interfaces virtuelles, les rendez-vous, les suivis, les dossiers, leurs foutues paperasses et leurs règles obscures, les recherches dûment certifiées, les calculs et estimations de ressources, de temps, de plaquettes de beurre, les justifications et justificatifs, et tout ce qui court dans nos cervelles forcément perturbées.

Certaines de ces cervelles proposent quelques réponses : mobilisation de l’ "Esprit du sport" ; développement et mise à profit, des *qualités personnelles extra-professionnelles* des individus (au service de la recherche d’emploi et de l’éventuel futur emploi) ; déploiement de *partenaires privés* où le Service Public de l’Emploi n’est qu’un rouage parmi d’autres ; entretien d’une *illusion* faisant oublier l’état défavorable (pour les salarié-es et chômeur-ses) du marché du travail, mais suggérant que les solutions face à ce marché, ce sont les *stratégies individuelles de vente de soi* et que les *services d’insertion* ont donc un rôle nécessaire en "encadrant" les chômeur-ses...

"Cours toujours t’auras du piston, où comment s’assurer de notre servilité..."

C’est bien une opération de com’ clairement idéologique (comme en organise tant Pôle Emploi : Printemps de l’emploi, Train de l’emploi, ... Foulées de l’emploi). Un communiqué officiel l’affirme :

"Ce projet a pour objectif d’accompagner des demandeurs d’emploi dans leur insertion professionnelle sur un mode de type parrainage en s’appuyant sur la pratique sportive [...] et de constituer une équipe composée de demandeurs d’emploi et d’acteurs de l’insertion professionnelle".

À cette fin, la DDTEFP a trouvé tout un tas de comparses-partenaires pour se moquer ainsi des chômeur-ses et de leurs homologues salarié-es contraint-es par la menace du chômage.

*Politiques* (Conseil Général 37, Tours+),

*patrons* (organisations patronales dont le Medef, Jeune Chambre Économique, Chambres consulaires, Club Régional d’Entreprises Pour l’Insertion),

*professionnel-les et profiteur-ses de l’insertion professionnelle* (Missions locales, Pole Emploi, Cap Emploi),

*entreprises commerciales-sponsors* (Decathlon, Geodis) se prennent la main...

Pour nous mettre au pas de course, tout autant que pour faire croire que "la clé du problème" ce sont les chômeur-ses qu’il faudrait rendre individuellement compétitif-ves, employables... on court sûrement pas encore assez.

Pour les pauvres élu-es des "Foulées de l’Emploi", le credo est cours toujours t’auras du piston.

C’est sûr la course à pied leur amènera un joli emploi. Car en plus d’un *entraînement sportif* avec un professionnel depuis avril dernier, illes ont droit à un *surencadrement dans leur recherche d’emploi*. Celle-ci s’insinue jusque dans les entraînements sportifs où des cadres dynamiques et des entrepreneur-ses *s’entraînent* aux côtés de leur éventuel-les futurs employé-es ; nul doute (assurément c’est ce qu’on veut nous faire accepter) qu’entre celleux qui courent pour le fun et celleux qui courent pour survivre, les rapports sont tout à fait libres et égaux.

Non content-es du suivi habituel, les *chômeur-es-candidat-es* auront droit à des *"parrains"* (sic), seron mis en contact avec "le monde de l’entreprise" et des "décideurs", s’entraîneront à la simulation d’entretiens, et, géniale trouvaille, leur C.V. seront diffusés* dans les milieux de gens bien placés.

Plus clairement encore :

"Le projet [...] est basé sur le postulat suivant : les qualités nécessaires pour trouver ou retrouver un emploi sont les mêmes que celles développées par les sportifs d’une manière générale et les coureurs à pied en particulier."

Le goût de l’entraînement, du dépassement de soi, de l’effort, de la docilité aux ordres, de la compétition... ces "valeurs du sport", on demande aux chômeur-ses-candidat-es de les mobiliser dans leur démarche d’emploi ! ...

 

"On achève bien les chevaux", ça vous dit quelque chose ?

Jusqu’où, sous prétexte d’efforts à faire, serons-nous prêt-es à tordre nos existences de façons humiliantes pour d’éventuels pécules ?

Que ce soit l’opération les "Foulées de l’Emploi" ou la politique de traitement des chômeur-ses (plutôt que du chômage), nous n’acceptons pas la participation à ces foires aux bestiaux. *Nous refusons* la logique de compétition* prônée par la DDTEFP (Pôle Emploi étant sur la même ligne) au travers des "Foulées de l’Emploi" comme remède au chômage, qui cherche à individualiser* les stratégies sociales et à *départager* des gagnants et des perdants.

Nous refusons cette logique où il n’y a d’autre choix que d’*écraser* les autres ou de se faire écraser.

Et plus encore nous refusons l’injonction qui nous est faite d’y *prendre part*, notamment au travers des nouvelles politiques (*flicage*) de l’emploi.

Refoulé-es de l’emploi, peut-être, en tous cas nous n’entendons pas être de la chair à patrons !

Résistons à la course au travail obligatoire, défendons nos droits, brisons l’isolement, organisons la solidarité collective !

Stop aux serrages de ceintures et au lavage de tête ! Marathons de l’insertion hors de nos vies ! Des Golden parachutes, des bonus, des retraites-chapeaux pour tous ! Reprenons notre droit à la vie !

Collectif-Précaires : precairestours@no-log.org / tél. 0659449916

Par Zinedine Z. - Publié dans : Collaboration de classe
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 09 2009 23:33

Laure Manadou arrête la natation

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mercredi 12 août 2009 3 12 08 2009 15:05
Le foot a repris...

Je ne lis plus Charlie Hebdo depuis longtemps (leur soutien aux bombardements de la Yougoslavie en 99) mais il y a eu des dessins sympas.

Z.Z

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 6 août 2009 4 06 08 2009 19:35
Non seulement il met sérieusement en doute le vainqueur du tour de france de cette année, mais il s'etait déjà payé Armstrong il y a quelques mois http://www.bakchich.info/L-Armstrong-nouveau-est-arrive,05296.html
Greg, c'est quand tu veux pour m'envoyer tes articles !
En attendant, je mets ici celui que tu as ecrit pour Le Monde.
Bises
Z.Z

Alberto, prouve-moi qu'on peut croire en toi.

par Greg LeMond

http://www.lemonde.fr/sports/article/2009/07/23/alberto-prouve-moi-qu-on-peut-croire-en-toi-par-greg-lemond_1221871_3242.html#xtor=RSS-3208001

Dimanche 19 juillet, lors de l'ascension vers Verbier, Alberto Contador a établi un record de vitesse : il a parcouru les 8,5 km de montée (7,5 % de pente moyenne) en 20 min 55. Jamais un coureur du Tour n'avait grimpé aussi vite. Comment expliquer une telle performance ? Selon les dernières données publiées par l'ancien entraîneur de Festina et spécialiste reconnu de la performance, Antoine Vayer, dans Libération, le coureur espagnol aurait eu besoin d'une VO2 max (consommation maximale d'oxygène) de 99,5ml / mn / kg pour produire cet effort.

A ma connaissance, c'est un chiffre qui n'a jamais été atteint par aucun athlète, dans aucun sport. C'est un peu comme si une belle Mercedes sortant d'un salon automobile s'alignait sur un circuit de Formule 1 et remportait la course. Il y a quelque chose qui cloche. Il serait intéressant de savoir ce qu'il y a sous le capot. Un coureur roulant à l'eau claire peut-il atteindre la vitesse d'ascension et la puissance produite à Verbier ? Peut-être. Si les études menées par Antoine Vayer sont correctes, Alberto Contador serait alors le premier être humain à atteindre un tel palier de performance.

En admettant la validité des tests physiologiques de l'effort, de la VO2 max et de diverses équations mathématiques qui traduisent sans état d'âme la valeur sportive, la charge revient alors à Alberto Contador de prouver qu'il est physiquement capable d'accomplir cette prouesse sans recourir à des produits améliorant les performances. En raison de l'histoire récente de notre sport, le doute est de rigueur. Et devrait nous conduire à nous interroger sur ces performances extraordinaires. C'est pourquoi le sceptique que je suis devenu a envie de demander à Alberto Contador de nous convaincre.

DUBITATIF

Je voudrais connaître sa réelle référence en matière de VO2 max. En le sachant, on pourrait alors expliquer ce résultat qui fait de lui le grimpeur le plus rapide de l'histoire du Tour. L'avenir des contrôles antidopage ne passe pas seulement par des méthodes de détection sanguine et urinaire mais par l'évaluation des paramètres physiologiques de chaque individu. Pour établir un profil fiable, il faudrait commencer cette évaluation dès les premiers coups de pédale chez les juniors.

A l'instar du passeport sanguin qui permet de suivre dans la durée l'évolution des paramètres hématologiques d'un coureur, elle permettrait de surveiller l'évolution de la VO2 max. En mesurant la puissance développée par les coureurs et leur VO2 max, on parviendrait à établir l'équivalent des fichiers ADN utilisés pour confondre un criminel. Je ne connais pas les vraies valeurs d'Alberto Contador comme je ne connais pas les conditions météorologiques (le vent, notamment) lors de l'étape de Verbier. Je ne porterai donc ici aucun jugement sans davantage d'informations.

Lors du procès Festina, en 2000, à Lille, des témoignages avaient fait valoir que des coureurs avec des VO2 max dans les 70 étaient capables de les porter à environ 90. Ce saut de performance a été si important qu'aucun coureur propre n'a pu ensuite rivaliser. Si on avait utilisé la méthode d'évaluation de la V02 Max, on aurait pu constater l'usage intensif de l'EPO et des transfusions sanguines dans le peloton bien avant que ces pratiques ne soient aussi profondément ancrées dans notre sport. C'est pourquoi je reste dubitatif face à toute performance qui paraît trop bonne pour être vraie.


Greg LeMond est le premier coureur américain à avoir remporté le Tour de France. Il s'est imposé en 1986, 1989 et 1990.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Potion magique
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 07 2009 14:16
Une fois n'est pas coutume, je vous invite à faire la course.
Z.Z vacant

COMMUNE DE BELLEVILL’MONTANT ******************************
AVIS A LA POPULASSE !
***********************************
DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1909 - 14H
***********************************
6ème CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES
***********************************
DEROULEMENT ET PARCOURS OFFICIEUX DU CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES :
La participation au critérium sauvage des Cascades est ouverte à tous les gonzes et gonzesses sans discrimination de quartiers d’origine (banlieue, province, et étranger compris). Les inscriptions se feront de 14h a 14h30 juste avant le départ au bistroquet dit « LA FONTAINE D’HENRY IV » sis au 42 bis rue des Cascades à Ménilmontant. Le critérium se fait en 10 tours du parcours suivant (hors trichailleries de bon alois) : départ vers 14h30 rue des Cascades, devant l’trocson - descente rue des Savies - remontée rue d’la Mare - descente rue des Couronnes - descente rue Henri Chevreau - remontée rue de l’a Mare (en entière c’coup ci !) - sprint de fin de tour par la rue des Cascades, et on r’commence… Jusqu’à la fin, mais on a le droit d’abandonner.
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REGLEMENT NON OFFICIEL DU CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES :
Le matériel vélocipédique devra être composé d’au moins une roue mue par la force mécanique, intellectuelle ou pataphysique des concurrent-es. Engins à 3 roues ou plus ainsi que les variantes manufacturées (tandems par exemple) ou bricolées (caisses à savon et autres machines infernales) sont bien sûr autorisés (pas de rollers bien sur). Le dopage est laissé à l’appréciation de chaque participant-es… La 3ème mi-temps aura lieu dès la fin de la course. Il faut tout de même effectuer au moins un tour du quartier pour accéder au tableau de classement de l’héroïsme local. Il n’y aucune récompense ni gain à espérer, la casquette NUMBER ONE étant remise en jeu chaque année. On peut consulter les photos des années précédentes sur le blog du délégué Garibaldien : http://dpaone.free.fr/Criteriumsauvage/.
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ANIMATION MUSICALE PAR HERVE KIDO DUO ET AUTRES BALLADINS DES RUES
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CETTE MANIFESTATION POPULAIRE ET SPONTANEE N’EST PAS SPONSORISEE PAR JCDECAUX
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Par Zinedine Z. - Publié dans : Amitié entre les peuples
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 19:15
Le football est en effet totalitaire puisqu'il occupe toutes les dimensions de la société et lui donne sens. Ici, l'exemple du footballeur espagnol.
Z.Z

http://stephaneparede.vox.com/library/post/lexemple-du-footballeur.html
pour l'article original, c'est ici : http://www.pascualserrano.net/noticias/el-ejemplo-del-futbolista

Samedi dernier, 30  mai, un quotidien national espagnol a consacré deux pleines pages à un reportage sur le petit village de la Mancha [1] où j’habite. La raison en est que de ce même village est natif un brillant footballeur du F.C. Barcelone qui, aux dires de ce quotidien, est le meilleur footballeur de toute l’Espagne.

Inutile de préciser qu’au cours des jours précédents étaient déjà passés par notre village - lequel ne compte guère plus de mille habitants - toutes les chaînes de télévision nationales et, bien entendu, tous les médias régionaux, tous attirés par le même sujet. Parmi les témoignages recueillis par le journaliste on trouve celui du conseiller municipal en charge de la Culture, un brillant ingénieur en astrophysique du Centre Supérieur de la Recherche Scientifique qui, durant une longue période, a travaillé pour la NASA.

Nous avions donc un ingénieur astronome de la NASA dont tout l’intérêt, aux yeux de la presse, consistait dans le fait qu’il pouvait faire une déclaration à propos d’un footballeur. Nous aurions pu avoir, tout aussi bien, un éminent chirurgien ou un brillantissime poète, peut-être même un Prix Nobel, pour nos médias, leur mérite  se borne aux commentaires qu’ils sont susceptibles de faire au sujet d’un joueur de football. Or il se trouve, de fait, que, dans notre commune habite également un peintre expressionniste de  renom international lequel,  du moment qu’il ne formule aucun avis à propos du football, ne présente pas le moindre intérêt pour élever en dignité notre village.

 Evidemment il n’est pas dans mon intention de mégoter sur le talent et le mérite du footballeur en question. Dans notre village, les gens sont très fiers de lui parce qu’il a fait devenir célèbre le nom de notre bourgade,  même s’il est vrai que je suis incapable de comprendre à quoi peut bien servir la célébrité.  Toujours je préfèrerai un village doté d’infrastructures de qualité et d’une population honnête plutôt que de célébrité, mais peut-être est-ce là une opinion toute personnelle et sans intérêt.

Prendre conscience de cette calamité : qu’un système social consacre des milliers de fois plus d’argent à un joueur de football plutôt qu’à, par exemple, un Prix Nobel de médecine, c’est déjà un crève-cœur. Mais ce qui, pour moi, est totalement affligeant c’est de constater que les ingénieurs de la NASA n’intéressent les médias que s’ils parlent de football. Nul besoin de préciser qu’à  l’école du village aucun enfant ne peut comprendre à quoi ça sert d’étudier et d’apprendre si ce qui compte le plus aux yeux de leur  société et dans ses médias c’est la capacité de taper dans un ballon, chose qu’ils font tous les  jours, à la récréation et dans la cour, mais pas dans la salle de classe.

Un de ces jours, si on découvre un excellent régatier à Lanzarote [3],  vous verrez que les journalistes se précipiteront pour interviewer José Saramago [2]  et connaître ses impressions sur ce sportif.

[1] La Mancha : région d’Espagne, au sud-est de Madrid, dont les principales villes sont Tolède, Ciudad Real, Cuenca, Albacete…
[2] José de Sousa Saramago, écrivain et journaliste portugais, à ce jour l'unique auteur lusophone à avoir reçu le Prix Nobel de littérature…
[3] José Saramago a publié, entre 1994 et 1998, Cuadernos de Lanzarote (5vol.) [Cahiers de Lanzarote]. Lanzarote est une île de l'Océan Atlantique, face aux côtes africaines et appartenant à l'archipel des îles Canaries.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Samedi 6 juin 2009 6 06 06 2009 23:22

La pratique d'un art martial traditionnel viserait à guérir de six maladies :

La première, le désir d'être victorieux .

La seconde, le désir de s'appuyer sur des astuces techniques .

La troisième, le désir d'être admiré .

La quatrième, le désir de vaincre en dominant mentalement son adversaire .

La cinquième, le désir de rester passif en attendant une ouverture.

La sixième et dernière, enfin, le désir de guérir des cinq premières maladies.


Yagyu MUNENORI,

Maître d'armes du Shogun TOKUGAWA

Début du XVIIème siècle.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 22:33
Les évènements sportifs sont des coups d'accélérateurs capitalistes, fait pour générer du fric pour les riches et les entreprises, en particulier les multinationales. Ils stimulent fortement la pénétration du marché capitaliste dans des zones où son influence était encore limitée. Ces évènements renforcent l'oppression et la misère des populations. On ne peut pas lutter pour l'émancipation des peuples et se coller béatement devant un match de la coupe du monde (ou autre compet)
Ici, la coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud :

http://www.courrierinternational.com/article/2009/05/28/ballon-rond-et-coups-tordus

extraits :
Dans des endroits comme Nelspruit (est du Transvaal), l’enthousiasme a reculé face à la corruption, aux confiscations de terres et aux salaires de misère. “Le stade nous a valu beaucoup de souffrances, confie M. Maseko. Les entrepreneurs ont fermé les écoles pour les transformer en dortoirs pour leurs ouvriers. Depuis deux ans, nos enfants sont obligés d’étudier dans la chaleur étouffante de bâtiments préfabriqués. Il y a très peu d’installations sanitaires et pas d’équipements sportifs ni d’aires de jeux. C’est pour cette raison que j’appelle le stade le ‘terrain de jeux’. Avec tous ces ouvriers dans les parages, je ne peux pas laisser mes filles aller à pied à l’école. Je vis dans ce coin depuis dix-neuf ans, mais c’est la pire période que j’aie jamais connue. Quand le chantier sera terminé, le stade aura l’électricité, des ordinateurs et des toilettes modernes avec des cabines séparées pour les hommes et les femmes. Mais nous qui vivons ici, nous n’aurons toujours rien, si ce n’est des milliers de chômeurs.”

Pour les syndicalistes :
Ces deux dernières années, le chantier de 118 hectares a été le théâtre de plusieurs mouvements de grève, les syndicats revendiquant pour les ouvriers le même salaire horaire de 21 rands [2 euros] que sur les autres stades. “On me paie 13 rands de l’heure [1 euro] pour travailler de 7 heures à 17 heures”, se plaint un ouvrier en poste sur une bétonnière, et à partir du mois de mai, quand le chantier sera presque terminé, des milliers d’entre nous seront mis à pied.” En juin 2008, 500 ouvriers ont été licenciés pour avoir organisé une grève (illégale) en vue d’obtenir une indemnité de 800 rands [68 euros] pour le travail de nuit.

Les problèmes des habitants et des ouvriers du chantier ne représentent qu’une infime partie des retombées néfastes du stade de Mbombela. Ici comme partout ailleurs, les énormes dépenses engagées pour la Coupe du monde n’ont eu aucun effet bénéfique visible pour les habitants, qui n’ont toujours ni maison, ni électricité, ni eau potable, ni enseignement, ni centres de soins dignes de confiance.
(...)
“Le programme de l’ANC présente la compétition comme une réussite du gouvernement. Mais nous devons nous demander si nous avons vraiment besoin de la Coupe du monde”, souligne Andile Mngxitama, chroniqueur au Sowetan. Pour lui, le déploiement de 30 000 policiers et la proposition du gouvernement de faire appel à des technologies de surveillance pour limiter la criminalité pendant le mois de juin 2010 sont la preuve que le Mondial n’est pas destiné à profiter aux Sud-Africains. “La Coupe du monde va transformer notre pays en un vaste parc d’attractions, où les visiteurs jouiront d’un niveau de confort et de sécurité auquel les gens ordinaires ne peuvent accéder qu’en rêve. Quand la compétition prendra fin, nous nous retrouverons avec des stades de classe internationale dans un pays qui n’a pas les moyens de nourrir et d’instruire son peuple. La vérité est que nous n’avons pas besoin de la Coupe du monde. Ce sont les hommes politiques et leurs relations qui en ont besoin.”

...
Pendant ce temps la presse française laisse entendre que tout va pour le mieux dans le meilleur des monde.Il est important de rassurer le touriste. Le monde est un parc d'attraction pour ces gens-là.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/retour-a-soweto_755360.html

Et pourtant, sans le vouloir, le journaliste de l'Express confirme la progression du capitalisme à Soweto, il n'est question que de fric, de commerce et de clients solvables :

C'est peu dire qu'aujourd'hui, à Soweto, l'atmosphère et la géographie ont changé. Les routes sont goudronnées. Les baraques en tôle font progressivement place à des maisons "en dur". Bars, restaurants, boîtes de nuit et même agences bancaires accueillent des clients. Depuis deux ans, Soweto possède même son centre commercial, le Maponya Mall, l'un des plus grands du pays, avec son cinéma multiplexe et ses inévitables fast-foods, qui ne sont pas pour rien dans les problèmes d'obésité naissants.

Aujourd'hui, le boom du tourisme

Ce n'est pas tout. Ces dernières années, des bed and breakfast et de petits hôtels ont fait leur apparition dans le paysage de la township qui, au demeurant, ne l'est plus : depuis 2004, Soweto a obtenu le statut de ville, non de bidonville. "Le tourisme connaît un boom", se réjouit Lebo Malepa, 33 ans, patron d'une auberge de jeunesse, le Lebo's Soweto Backpackers.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Collaboration de classe
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 06 2009 22:12
Choppé sur internet. Le sport, c'est bon pour la santé.
Z.Z

Il ya un peu plus dun mois jai eu une triple fracture de cheville en jouant au hockey. Jai eu trois operations (la premiere de 4 heures), jai passe presque un mois a lhopital, et maintenant jai 16 clous dans la cheville/jambe, et encore une operation a venir dans une ou deux semaines. Pas de poids sur le pied pendant encore 2 mois, puis temps de recuperation/rehabilitation...1-2 annees. Donc dificile pour moi de venir cette annee, mais avec un peu de chance il yauras dautre camarades qui tiendront la table.
Je vous laisse avec une jolie foto.


Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 06 2009 18:58
Ah l'avenir merveilleux du sport... En totale harmonie avec le rêve totalitaire le plus parfait déjà décrit par H.G Wells dans Le meilleur des mondes. Ce que les politiciens n'osent pas décider, le monde du sport le fait. L'écran a-politique fonctionnent à merveille. Tout est permis !
Z.Z

Des athlètes trafiqués qui vont faire péter les chronos.

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-05-26/bientot-le-dopage-genetique/920/0/345162

Imaginez des sportifs dont les cellules et les gènes auraient été modifiés pour améliorer leurs performances musculaires, les rendre plus puissants, plus rapides et plus endurants. Science-fiction ? Theodore Friedman, directeur du programme de thérapie génique de l’université de San Diego, jure le contraire. « Ce sera inévitable, dans un futur proche. C’est une question d’années, pas de décennies. »« Les AGM existent peut-être déjà. Techniquement, c’est accessible. Et pas plus cher que les procédés actuels. Rien ne permet de penser que ça ne se fera pas. » On les appelle « AGM »-athlètes génétiquement modifiés. Gérard Dine, professeur de biotechnologie à l’Ecole centrale, en est lui aussi convaincu :

Dans un documentaire diffusé en juillet 2008 sur la chaîne allemande ARD, un médecin chinois proposait à l’un des journalistes, soi-disant entraîneur de natation, un traitement à base de cellules souches. « Le traitement est sain, affirmait le médecin. Il renforce les fonctions pulmonaires. Cela prend deux semaines. Je recommande quatre injections par intraveineuse. » Coût : 19 000 euros.

Les protocoles ont déjà été testés avec succès. « Une souris génétiquement modifiée était capable de courir six fois plus longtemps que les autres », raconte Gérard Dine. Des essais humains sont actuellement réalisés, à des fins thérapeutiques, pour soigner des maladies incurables. Plusieurs centaines d’équipes travailleraient sur le sujet. « Nous savons que certains scientifiques ont été sondés par des membres de la communauté sportive », confiait en juin 2008 Arne Ljungvist, le vice-président de l’Agence mondiale antidopage. Ulrike Spitz, de l’agence allemande antidopage, prend également le risque au sérieux. : « Nous ne savons pas si certains athlètes sont déjà dopés de la sorte. Mais cela pourra devenir une grande menace pour le sport. »

Génétiquement modifié, un athlète pourrait repousser très loin les limites de la performance. « Nous pourrions voir des footballeurs courir plus vite et plus longtemps, frapper plus fort, sauter 3 mètres en hauteur ! » soutient Gérard Dine. Le dopage de l’AGM serait indétectable, sauf à réaliser une biopsie. Et « la prolifération pourrait se révéler cancéreuse ». Mais la peur des effets secondaires n’a jamais freiné les tricheurs dans le sport de haut niveau...

Par Zinedine Z. - Publié dans : Potion magique
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