Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.

 
On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.

 

Beauté du sport

Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 18:47
Il paraît que certaines personnes persiflent que le dopage fait des ravages sur le corps des athlètes chargés.
Mensonge !

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 11:05
Imaginez tous les êtres humains de la planète courant les uns contre les autres. Tout le monde ayant intégré l'idéologie de la compétition, le "struggle for life", il reste à faire ses preuves. Cours et gagne ou meurs. Voilà le "rêve" que Nike est en passe de concrétiser.

Voici enfin l'idéal de vie où l'on déclanche son chronomètre dès le départ. ( "Pour exploiter la rivalité inhérente au jeu, le sport se sert du temps. Quand apparaît un chronomètre, il est déjà trop tard", Gustav Caroll, "Contre le sport" p 72 - je reparlerai de cet excellent bouquin plus tard -) Cours Forest, cours. Nous n'avons pas le temps, jamais le temps de profiter de la vie, de contempler la ville, la campagne, les êtres vivants autour de nous. "J'avais acheté un vélo avec un compteur kilométrique ; du coup, moi qui habite une des plus belles régions de Suisse, au bord du Léman, j'avais les yeux braqués sur le compteur ignorant le lac et les montagnes ; depuis que j'en ai pris conscience, j'essaie d'être le plus lent possible, d'apprécier."  (
Alexandre Jollien)

L'idée que nous fait avaler ce genre d'épreuve est la suivante : puisque l'humanité entière est sur le point de m'écraser la gueule, il faut lutter, il faut courir, les "niker" avant
qu'ils me "nikent".

Une intelligence de spermatozoïde. A lire.

Courir, courir, courir, courir, courir, courir,
Tenir, tenir, tenir, tenir, tenir, tenir,
Ceux qu'ont la rage de vivre, il n'y a qu'ceux-là qui tiennent
Maint'nant on n'se bat plus, oh ce n'est plus la peine,
Les mecs tombent un à un, morts avant d'toucher l'sol,
Exténués, épuisés, vidés, rincés, ras l'bol.
C'est bon d'se laisser choir, dormir comme les noyés
Mais ceux qui s'laissent tomber, c'est pour l'éternité.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 01:44
C'est pas moi qui le dit, c'est un ancien athlète né pour être patron ultra-libéral.
Bernard Hinault :


Pour moi, un athlète, c'est un tueur. Il ne peut pas avoir de pitié pour ses adversaires, qui sont des moutons faits pour être bouffés.
[...]
Sinon, j'aurais proposé un salaire au mérite, avec une grille de prix en fonction des résultats, au prorata des efforts. Ainsi, j'aurais été certain de ne pas payer pour rien, parce que l'argent, il faut aller le chercher, on ne le donne pas comme ça.

http://www.01men.com/article/385603.html

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /2008 00:18

Victoire de la sélection espagnole, défaite de l’Espagne

(rebelion, 03.07.08) Guillermo Sánchez Vicente.

 

L’équipe espagnole de football a gagne une chose appelée “Eurocopa”. Les

rares Espagnols qui aiment vraiment le foot ont profité du match, les autres du résultat. […] Ainsi,

les masses déchaînées ont pu occuper les rues du pays et faire tout ce qu’un citoyen ordinaire ne se

permettrait pas de faire à un autre moment: klaxonner tard la nuit, donner l’accolade à des

inconnus, crier jusqu’à s’enrouer, se saouler publiquement et impudiquement, secouer des voitures

qui roulent sur la chaussée […] Tout pour un résultat qui ne va rien modifier aux vies réelles de

presque personne, mais qui octroie la dose suffisante de narcotique pour continuer à être aliénés

(Pain et football: le refuge de l’illusion). Le solde de la “victoire”: à Madrid, une bataille rangée

de fêtards à coup de bouteilles contre la police (cinquante deux arrestations), une augmentation de

presque 100 % des appels d’urgence, des agressions, des accidents de la circulation, des incendies

et des intoxications éthyliques, au moins cinquante blessés, plus de 43.300 kilos d’ordure

(demandant le double d’employés du nettoyage que ce qui avait été stipulé), un autobus et ses

passagers caillassés, des jeunes cassant les rétroviseurs des véhicules circulant tard la nuit … En

Catalogne, plus de 80 incendies de conteneurs d’ordure et quatorze arrestations. […] Ce qui est

préoccupant est que cela implique une inversion brutale des valeurs que nous prônons le plus et

appliquons le moins. La solidarité, le respect, le civisme, le cosmopolitisme… sont remplacés par le

patriotisme vulgaire, ethniciste et identitaire (après on déblatère contre les nationalismes

exclusifs!), par le fanatisme tribal, l’idolâtrie des multimillonaires (dont l’apothéose arrive lorsque

le “peuple” reçoit les joueurs), le refus de l’équipe (et du pays) adversaire, le mépris contre celui

qui ose affirmer qu’il aurait désiré la défaite de l’équipe de son pays […]

 

 

 

 

            Kaos en la red (01.07.08) rajoute une information, la retransmission « insistante, vulgaire et ultra nationaliste » en directe des festivités. Et le lendemain, sur une radio FM, une speakrine, « exultante et toute joyeuse commentait que la fête jusqu’au petit matin n’avait pas occasionné d’incidents, sauf un “putain de blessé ("herido de mierda”) qui gâchait la soirée. Tout à fait exact puisque le blessé mourut en tombant par terre. Un bon exemple d’aliénation chauvine, chez une
professionnelle de la communication. On constate (la consommation en moins) un schéma de manipulation identique sous le franquisme, la saison de foot étant suivi de celle de la corrida. Le pain et cirque du dictateur Jules César étant devenu pain, supermarché et foot (ou baseball et basket, ou foot et samba, suivant les pays).

 

Source : http://www.fondation-besnard.org/article.php3?id_article=671

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /2008 17:24

Le tour de la pacotille publicitaire et des laboratoires pharmaceutiques est parti. En 1924, déjà, Albert Londres raconte la souffrance des "forçats de la route" (l'expression est de lui). Le sport, c'est le bagne, même si les forçats d'aujourd'hui sont mieux payés.

Merci à José Posada.


Tour de France, tour de souffrance, Albert Londres 1924. Ed. Le serpent à plume, 2006


«Vous n'avez pas idée de ce qu'est le Tour de France, dit Henri, c'est un calvaire. Et encore, le chemin de croix n'avait que quatorze stations, tandis que le nôtre en compte quinze. Nous souffrons du départ à l'arrivée. Voulez-vous savoir comment nous marchons? Tenez...»
De son sac, il sort une fiole:
«Ça, c'est de la cocaïne pour les yeux, ça, c'est du chloroforme pour les gencives...
- Ça, dit Ville, vidant aussi sa musette, c'est de la pommade pour me chauffer les genoux.
- Et des pilules? Voulez-vous voir des pilules? Tenez, voilà des pilules.»
Ils en sortent trois boîtes chacun.
«Bref, dit Francis, nous marchons à la ``dynamite''.»



Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 23:05
*Objet :* pétition à signer

1pétition à signer :
http://www.trekmag.com/News/273-non-au-dakar-2009.html
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 22:51
Nous publions ici un extrait d'un texte contre la candidature de Grenoble aux JO de 2018. Ni là, ni ailleurs !
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=145

A l’approche des élections municipales, la campagne sourde et continue menée depuis des années par Destot, maire de Grenoble, pour obtenir l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018 à Grenoble a pris un tour aigu et tapageur.

Prenant prétexte de l’anniversaire des précédents Jeux d’hiver en 1968 à Grenoble, le techno-maire a jugé astucieux de fondre sa propre campagne pour sa réélection avec celle pour l’obtention de nouveaux Jeux à Grenoble. Des panneaux géants dans toute la ville reproduisent des images de février 1968.
Ratrack.jpg
(...)
Une formidable « opportunité pour la montagne » ? Le développement du tourisme, des sports
d'hiver ?

Peut-être veut-il parler des remontées mécaniques ? On m'a récemment raconté l'histoire du
nouveau télésiège de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Très représentatif de « l'opportunité pour la
montagne du développement touristique ». La petite station-familiale-très-prisée-des-Grenoblois a
connu  une  métamorphose  depuis  le  printemps  2006.  La  municipalité  de  Saint-Pierre-de-
Chartreuse ne pouvait plus supporter que le télésiège principal soit vieux, possède seulement des
sièges 2 places et connaisse régulièrement des pannes. Cela « nuisait à l'image de la station ». Au
lieu de le rénover,  elle a décidé d'en changer. Et d'en profiter pour faire de la publicité  en réalisant
un « investissement innovant », c'est-à-dire un télésiège débrayable 4 places, inadapté aux besoins
de la station. Mais c'est que ça coûte cher ces engins-là : il a donc fallu extorquer des fonds au
Conseil Général et à diverses communes voisines et lancer une souscription publique. Les Moines
Chartreux donnèrent des milliers d'euros. Passons sur les intrigues et manigances, les coupes
d'arbres, le nouveau parking. Au début de l'hiver 2007, le nouveau télésiège, finalement un 6 places
débrayable - « c'était à peine plus cher » -, est prêt et on fixe la date de l'inauguration au 18 janvier.
Manque de chance, il n'y a pas de neige à cette date, comme plus de la moitié de cet hiver-là, alors
on la repousse au 29 juin. Tout un symbole pour un télésiège installé « pour combattre le
réchauffement climatique », selon le maire. T-l-si-ge.jpg

Ou peut-être Michel Destot (Maire de Grenoble) veut-il parler des canons à neige ? Investissement obligatoire des stations modernes leur permettant un enneigement continu, ces « enneigeuses » cumulent les
« opportunités pour la montagne » : consommation d'électricité exhorbitante (plus importante que
celle des remontées mécaniques), pompage important d'eau, obligation de créer des « retenues
collinaires » (lacs artificiels) et perturbation du cycle de l'eau, appauvrissement écologique de la
végétation, bruit nocturne faisant fuir la faune, dégradation des paysages .

Qu'importe, toutes les stations en installent des dizaines, jusqu'à celle d'Autrans qui vient d'acheter
le plus important équipement du genre en France pour un site nordique, au grand dam de certains
habitants. C'est que pour Thierry Gamot, directeur de la station, «les stations de ski, notamment de
moyenne altitude, ne peuvent plus se permettre de rester au stade de la cueillette, il y a trop
d’intérêts économiques et sociaux en jeu. Si nous voulons continuer à être considérés comme une
destination neige, nous devons pouvoir pallier son absence ou son insuffisance. »  Une station de
ski, c'est avant tout « des emplois à préserver, un chiffre d'affaires à réaliser, des actionnaires à
rassurer et des retombées économiques à assurer » pour Claude Faure, président du directoire des
3 Vallées.

Ou peut-être fallait-il voir des exemples d'« opportunité pour la montagne » dans les réalisations
des J.O. de 1968. Par exemple, le tremplin à ski de Saint-Nizier du Moucherotte - 6 millions de
francs de l'époque, 280 000 m  de terrassement   -  construit à un endroit très rarement enneigé,
et qui s'est transformé depuis belle lurette en tas de béton abandonné avec vue sur Grenoble. Ou la
piste de bobsleigh de l'Alpe d'Huez – 3000 m  de béton coulé -, curieusement construite en face
sud et également abandonnée depuis 1972 ; « sa destruction coûtant trop chère ».
J'aurais aussi pu parler des gigantesques bouchons du dimanche sur les routes d'accès aux stations
(malgré leur élargissement), de la transformation des  villages en centres touristiques où poussent
les logements hideux aux prix exhorbitant, du saccage des sites par l'applatissement des pistes ou
l'installation des remontées mécaniques. J'aurais alors dessiné un tableau à peu près exhaustif de la
montagne iséroise aujourd'hui.
C'est à ce prix-là que les stations pourront perdurer, que la montagne française pourra accueillir les
J.O. de 2018 et continuer son « développement sportif, économique et touristique », si cher à
Destot Michel.
                                                 
Ce qui menace le plus la montagne française, ce n'est pas « la concurrence internationale » mais
l'expansion des stations. Vouloir organiser des J.O. d'hiver en 2018, c'est promouvoir cette
destruction durable de l'espace montagnard.
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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