Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.


On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Mercredi 27 mai 2009 3 27 05 2009 12:44
Magnifique ! Le sport comme aliénation (oubli de la conscience de classe qui va jusqu'à la collaboration de classe -les détenus pédalant aux côtés de leurs matons-, du statut social -ici, taulard- , écran de fumée sur la réalité, etc.) que d'eau à mon moulin  !  C'est aussi beau qu'un footballeur tombant dans les bras de son patron après une victoire !

Z.Z

Pas d'échappées au Tour de France pénitentiaire

http://fr.news.yahoo.com/4/20090525/tod-france-justice-cyclisme-cb1d00a.html

Près de 200 détenus participeront à partir du 4 juin au premier Tour de France cycliste pénitentiaire, un périple de 2.300 kilomètres en peloton unique - et sans échappées possibles - à travers tout le pays.


Les 196 coureurs, qui ont bénéficié d'aménagements de peine, partiront de Lille aux côtés de 124 personnels pénitentiaires, notamment des surveillants et des éducateurs sportifs.

Ils relieront 17 villes-étapes connues pour leurs maisons d'arrêt et centres de détention (Bois d'Arcy, Muret ou encore Argentan) et dormiront à l'hôtel.

La course se terminera le 19 juin au stade Charléty, dans le 13e arrondissement de Paris, sans vainqueur ni classement.

"Ce projet vise à favoriser la réinsertion sociale, par l'intégration de notions comme l'effort, le partage et l'estime de soi", dit Sylvie Marion, responsable du département insertion et probation à la Direction interrégionale des services pénitentiaires en Bretagne, Pays de la Loire et Basse-Normandie, lors de la présentation de l'événement, lundi à Nantes.

"On veut démontrer qu'avec de l'entraînement, on peut arriver à tout et s'en sortir", a-t-elle ajouté.

Pour Daniel, 48 ans, incarcéré au centre de détention de Nantes depuis quatre ans, "c'est une forme d'évasion pour nous, qui nous permet de sortir du quotidien de la prison".

"Si l'on se conduit bien, cela peut aussi nous permettre d'obtenir plus vite une libération conditionnelle."

Guillaume Frouin, édité par Jean-Baptiste Vey

Par Zinedine Z. - Publié dans : Collaboration de classe
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Lundi 25 mai 2009 1 25 05 2009 18:55

A quoi sert le sport dans la société ? Conjointement à d'autres drogues, à administrer la misère nous dit justement Coupat dans le texte publié aujourd'hui dans Le Monde

Dans le même esprit, j'avais un jour effrontément détourné le célèbre aphorisme de Marx sur la religion :

Le sport est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'il est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

( Introduction à la "Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel")

 

Vous avez le droit de lire l'interview de Coupat en entier à partir du lien ci-dessus.

Z.Z


La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Samedi 23 mai 2009 6 23 05 2009 21:08
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 21:44
Je vous transcris ici un extrait d'un article qui est paru dans la revue "Agone" de mai 2008.
 http://atheles.org/agone/revueagone/agone38et39/
Bonne lecture
Z.Z

La volonté d'élever les villes olympiques au "premier rang" bénéficie en général aux populations les plus aisées. C'est au privilège des élites que la ville-hôte entre dans le club des villes mondiales, mais les pauvres et les défavorisés sont chassés et s'en trouvent un peu plus marginalisés, alors même que la ville devient une destination touristique mondiale. L'augmentation des prix de l'immobilier en avantage certains (les propriétaires fonciers et immobiliers) au détriment d'autres (les locataires et les bas revenus). Principales victimes des méga-événements, les plus désavantagés sont massivement présents dans les zones vouées au réaménagement, aux embellissements et à la gentrification1. Ils sont le plus souvent locataires ou ne jouissent pas de titres de propriété clairs et définitifs. Les groupes affectés de façon particulièrement disproportionnée sont les minorités ethniques (comme les Roms à Athènes), les personnes agées (particulièrement dans le cas de Barcelone et Sydney), les handicapés physiques ou mentaux, les vendeurs de rue (par exemple à Séoul et très certainement à Beijing), les travailleurs du sexe (auxquels Barcelone fit particulièrement la guerre), et les travailleurs migrants (Beijing).
Une sorte "d'état d'exception mental" accompagne en général l'annonce de la sélection de la candidature de la ville aux JO. Cette opportunité est considérée comme tellement importante pour la ville qu'elle réclame ou justifie des mesures d'exception pour se concrétiser. Dans ce contexte, la population et ses dirigeants acceptent plus facilement une simplification des procédures, la limitation des droits et autres mesures jugées "nécessaires" pour tenir le calendrier et mettre de l'huile dans les rouages. On voit généralement d'abord apparaître des mesures criminalisant les sans-abri qui, en d'autres circonstances, paraîtraient sans doute tout à fait inacceptables. D'autres mesures d'exception peuvent abaisser le niveau de protection des locataires, modifier les règles d'urbanisme et de chantiers et limiter les droits civiques. Ce climat de fébrilité peut biaiser les décisions publiques au bénéfices des élites urbaines, permettre des niveaux d'endettement exceptionnels et mener à l'éradication de bidonvilles pour réduire la visibilité de la pauvreté en ville2.
 


1 Le terme de "gentrification" a été avancé par la sociologue marxiste anglaise Ruth Glass dans son article "London : aspects of change" en 1964. Il s'agissait de dénommer ainsi la "colonisation progressive des quartiers populaires autour de la City de Londres par une population nantie".
Dans cette même revue "Agone" 38/39, on lira avec intérêt un article à ce sujet :
« Comment la gentrification est devenue, de phénomène marginal, un projet politique global », Mathieu Van Criekingen
À la faveur du tournant néolibéral des années 1980, la gentrification s’est hissée au rang de projet politique et de vision normative du futur de la ville que gouvernements urbains et « partenaires » privés s’activent à mettre en œuvre. Pas plus les agglomérations de vieille industrie lourde telles Manchester, Bilbao ou Liverpool que des villes régionales telles Lyon, Malmö, Ljubljana ou Leipzig n’échappent aujourd’hui au phénomène.

2 voir, en anglais : http://www.idrc.ca/en/ev-32007-201-1-DO_TOPIC.html
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Mardi 5 mai 2009 2 05 05 2009 22:28

Ceci n'est absolument pas un cas isolé. Voir ici et plus bas. C'est au foot que je dois la seule et unique fois qu'on m'ait traîté de "sale blanc". Ce n'est évidemment pas plus grave que "sale negro". Mais bien sûr, on continuera d'affirmer que le sport est socialisant et éducatif... Et l'on remarquera que les instances dirigeantes couvrent toujours ou marginalisent ce genre de pratiques.

Z.Z

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-racisme-dans-le-foot-en-proces_758538.html

Un joueur amateur évoluant dans un club de l'Ain est jugé ce mardi, par le tribunal correctionnel de Belley, pour injures à caractère raciste, proférées pendant un match. Selon la Licra, le sujet n'est plus tabou et les plaintes se multiplient.

"Oh, qu'est-ce que tu fais sale négro! Ta gueule, sale négro!" C'est pour répondre de ces propos qu'un joueur de football comparaît ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Belley (Ain). C'est une première en France. Ce joueur du CS Lagnieu (deuxième division de district) est jugé pour "injures publiques envers un particulier en raison de l'ethnie, la race, le handicap ou l'appartenance religieuse". Des injures qu'il aurait adressées le 25 janvier à un joueur noir de l'équipe adverse, Rossillon. La victime, Maka Traoré, a porté plainte à la gendarmerie.

Aujourd'hui, face à cette situation, de plus en plus de joueurs engagent des poursuites. C'est une bonne chose, qu'il faut encourager", explique Carine Bloch, vice-présidente de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) - la Licra, qui a d'ailleurs délégué son avocat pour assister Makam Traoré. "La plainte du joueur professionnel de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, en 2008, et la condamnation de l'auteur des propos raciste a servi d'exemple pour les amateurs", se félicite cette spécialiste du racisme dans le sport.

Dans des situations similaires, certaines victimes ont tendance à ignorer les propos xénophobes, voire à y répondre par la violence. "Il ne faut surtout pas réagir ainsi ou banaliser le phénomène, poursuit Carine Bloch. Le racisme est un délit, il doit être puni devant les tribunaux. D'ailleurs, dans cette affaire, l'intervention de l'arbitre, qui a interrompu le match, est exemplaire." Elle regrette en revanche l'attitude des dirigeants du district de l'Ain, responsables des compétitions départementales, qui "n'ont pas encore sanctionné le joueur incriminé".

Paul Michallet, le président du district, se défend pourtant de tout laxisme: "En deux ans, la Licra n'est intervenue que quatre fois sur des milliers de matches que nous organisons dans l'Ain, se défend-il. Pour ce match Lagnieu-Rossillon (5-0), nous avons donné match gagné à Rossillon et retiré 4 points au classement à Lagnieu. Concernant le joueur mis en cause, la commission de discipline attend le résultat de son procès."

 

 

http://desourcesure.com/sports/2008/02/encore_du_racisme_dans_un_stad.php

Le racisme dans les stades de foot fait maintenant partie de la routine. Il ne se passe pas un mois sans qu'une nouvelle affaire salisse l'image de ce sport. La dernière en date est l'affaire Ouaddou, le 16 février.  Dégouté par les insultes racistes d'un supporteur, le marocain s'est rendu en tribune pour essayer de s'expliquer mais a été retenu par la sécurité et s'est ensuite vu infliger un carton jaune par l'arbitre de la rencontre.  L’arbitre, Damien Ledentu a appliqué le règlement à la lettre mais en a oublié aussi une autre partie puisqu'il aurait même dû arrêter la rencontre, le règlement de la Fifa le permet en cas de racisme. Mais le match a continué comme si de rien n'était, comme souvent dans le football les choses et les gens ont du mal à bouger puisque même si ce supporter est un cas isolé, personne autour de lui dans la tribune ne réagit lorsqu'il traite Abdeslam Ouaddou de sale singe. Le joueur a décidé de porter plainte contre le pseudo supporter agé de 37 ans qui a été mis en examen pour insultes à caractère raciste et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il encourt jusqu'à six mois de prison et cinq ans d'interdiction de stade. Il a ensuite présenté ses excuses et affirme regretter amèrement ses paroles. Il sera jugé le 18 mars prochain. ANTOINE BOURIAT/ DSS

Par Zinedine Z. - Publié dans : Amitié entre les peuples
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Lundi 4 mai 2009 1 04 05 2009 15:48

Pas de Jeux olympiques sur une terre volée.

http://www.hns-info.net/spip.php?article17474


Du 12 au 28 février 2010 auront lieu à Vancouver les Jeux olympiques d’hiver. Depuis longtemps une résistance se bouge contre cela, laquelle est portée par les premières nations de la région (comme les indiens du Canada se décrivent eux-mêmes), des anti-capitalistes et aussi des groupes de défense des droits de l’homme. Du 10 au 15 février doivent avoir lieu des journées d’action contre cela à Vancouver, avec le but de déranger les Jeux olympiques.

Voici un texte qui doit éclairer les raisons de la résistance. Les Jeux olympiques n’ont aucun lien avec l’esprit humain, ils ont encore quelque chose à voir avec la performance athlétique. Ils sont une entreprise de milliards de dollars, soutenue par des élites puissantes, entrepreneurs dans l’immobilier, la construction, l’hotellerie, le tourisme et les médias qui travaillent main dans la main avec leurs partenaires de crime : membres du gouvernement et officiels du CIO.


1 Colonialisme et fascisme

Les Jeux olympiques modernes ont un long passé raciste, commencé avec les participants à la fondation (par exemple Pierre de Coubertin, un baron français, qui recommendait le sport comme myen de renforcer le colonialisme) jusq’aux préseidents du CIO actuels. Les Jeux de 1936 à Berlin renforcèrent le régime nazi d’Hitler. Les Jeux de 1988 à Séoul aussi bien que ceux organisés en 2008 à Pékin aidèrent à légitimer des gouvernements autoritaires en Asie. Les Jeux olympiques de 1968 à Mexico city (quelques joursd avant le début des Jeux, environ 300 étidiants protestataires furent massacrés par des soldats) légitimèrent aussi la terreur d’Etat : le président du CIO de cette époque Avery Brundage, un raciste de mauvaise réputation et sympatisant nazi des Etats-Unis, n’admis le massacre pas une fois. Mais comme deux athlètes noirs américains sur le podium levèrent leur poing dans un salut black-power, il provoqua le refus immédiat de leurs médailles et une exclusion des Jeux. Un autre président du CIO était un fasciste reconnu : Juan Antonio Samaranch (président de 1980 à 2001), lequel était un participant du gouvernement dans l’Espagne de Franco.


2 Pas de Jeux olympiques sur une terre volée

BC (Colombie Britannique, province de l’ouest du Canada, où se trouve Vancouver) reste en grande partie pas un territoire indigène séparé. D’après le droit canadien possède la BC le droit d’existence ni juridique ni moral, encore moins donc le droit, de revendiquer la terre ou de gouverner le peuple indigène. Malgré cela le gouvernement poursuit la vente, la location et la mise en valeur du territoire indigène, pour le profit des entreprises minières, de bois, pétrole et gaz aussi bien que des stations de ski. Pendant ce temps les indigènes sont le plus durement frappés par la pauvreté, le chômage, peines d’emprisonnement, violences policières, maladies, suicide, etc.


3 Destruction écologique

Malgré les affirmations, les "jeux olympiques les plus verts" depuis de tous temps d’être et PR-Statements au dessus de durable, appartiendront les Jeux de 2010 aux plus nuisibles à l’environnement de l’histoire. Des dizaines de milliers d’arbres seront abattus et d’entières montagnes à côté seront rasées, pour construire les installations olympiques dans la vallée Callaghan (près de Whistler) et l’élargissement du Highway Sea-to-Sky. Pendant l’été 2007 a été renversé un nombre record d’ours noirs sur la SeatoSky Highway, où au moins 11 sont morts (ce qui est venu d’une perte d’espaces vitaux). D’énormes ensembles de béton, desquels ont besoin les ouvriers du bâtiment, causèrent la mort de millions de saumons dans la rivière Fraser, où des tonnes de cailloux ont été démontés, pour produire du béton.

4 Manque de logements

Depuis le victoire lors des éliminatoires pour les Jeux de 2010 en 2003 850 logements sociaux ont été perdus. Dans le même tempsle nombre des sans-logis a augmenté de 1000 à 2500. Il a été estimé qu’en 2010 le nombre de sans-logis pourrait atteindre les 6000. Depuis les années 1980, les Jeux olympiques ont causé l’expulsion d’environ 2 millions de personnes (Fair Play for Housing Rights Report, 2007). A Séoul en 1988 environ 750 000 pauvres ont été chassés, 30 000 à Atlanta en 1996 et pour Pékin 2008 auraient été expulsées environ 1,5 millions de personnes. Malgré cela les officiels des JO parlent de "durabilité" et de "leg olympique".

5 Criminalisation des pauvres

Pour se débarasser des pauvres et des indésirables, ont commencé les régions de distribution des Jeux en règle générale des campagnes de criminalisation des pauvres. A Vancouver la ville a introduit le projet Civil City aussi bien que de divers nouveaux décrets, à travers lesquels mendier, dormir dehors, etc deviennent des délits. En outre des centaines de milliers de dollars ont été investis dans des services de sécurité privés (par exemple Downtown Abassadors). De nouvelles poubelles dans les rues rendent difficile, de collecter les réutilisables ou les bouteilles consignées et de nouveaux bancs dans le centre ville rendent impossible d’y dormir. Ces mesures sont à la mesure des plans du gouvernement, les habitants pauvres du Downtown dans des institutions psychiatriques, installer des centres de privation et d’anciennes bases militaires, et dans les pratiques de la police, qui remet les personnes recherchées dans d’autres provinces. Ce n’est rien d’autre qu’un processus de nettoyage social.

6 Conséquences pour les femmes

Des manifestations comme les Jeux olympiques attirent des centaines de milliers de spectateurs et causent une montée de la prostitution et de la traite des femmes. A Vancouver ont été portées disparues ou assassinées environ 68 femmes. Beaucoup de celles-ci étaient indigènes, et beaucoup étaient exposées par suite dans des magasins de sex en activité. En 2007 a eu lieu le procès contre William Pickton pour six de ces meurtres, et il doit encore répondre de vingt autres. Dans le nord de la Colombie Britannique, environ trente jeunes femmes ont disparu le long de la Highway 16, parmi elles beaucoup de femmes indigènes. Les Jeux de 2010 avec son invasion de touristes et de business ne feront qu’augmenter cette violence contre les femmes.

7 2010 Etat-policier

Environ 12 500 policiers, soldats et employés de sociétés de sécurité privées viendront pendant les Jeux pour intervention. Parmi eux des unités spéciales, policiers anti-émeutes, hélicopters, véhicules blindés, etc. La RMCP (police montée royale canadienne, la police nationale du Canada) projette de dresser une cloture de 40 Km de long, complètement équipée avec des caméras de surveillance CCTV. Aux entrées des stades et installations olympiques seront créées des zones de sécurité spéciales. Pour trois semaines Vancouver sera un Etat-policier occupé. Et quand les Jeux seront passés, il n’y a aucune garantie que ce système de sécurité ne reste pas (par exemple les caméras de surveillance). La répression signifie aussi des attaques contre les groupes anti-olympiques et les personnes à travers l’arrestation des manifestants, fouilles de bureaux et de locaux, surveillance, campagnes de calomnies, réduction des subsides, etc. Tout pour saper la résistance des anti-2010. La même manière de répression a été appliquée à Vancouver déjà contre les groupes anti-pauvreté, de protection de l’environnement et indigènes.

8 Dettes

Le VANOC et les officiels du gouvernement affirment que les Jeux de 2010 coûteront environ deux milliards de dollars. Cela n’inclut cependant pas l’élargissement de la Sea-to-Sky Highway, la ligne Skytrain vers l’aéroport, le centre de conventions de Vancouver ou le projet Festland Gateway, qui étaient pourtant indispensables, pour gagner la qualification et qui devront être prêt en 2010. En incluant ces coûts, ils s’élèvent tout compris pour les Jeux à environ six milliards de dollars, dont la majeure partie devra être payée avec des impôts. De l’argent qui aurait pu être dépensé pour les services sociaux, le logement social, traitement des drogués et approvisionnement médical.

9 Corruption olympique

Les Jeux olympiques modernes sont connus pour leur corruption, par exemple quand les officiels du CIO sont emmêlés dans des scandales de corruption ou que les athlètes utilisent des drogues qui augmentent la performance (comme les stéroïdes). Le CIO affirme pourtant après comme avant, que les jeunes auraient besoin d’une inspiration et d’un exemple pour un bon esprit sportif. Malgré des compte-rendus publics sur les scandales de corruption, dans lesquels les officiels du CIO et les régions qui reçoivent les Jeux étaient impliqués (par exemple dans The New Lord of the Rings d’Andrew Jennings), l’image des Jeux olympiques reste, merci aux médias de masse, d’une organisation respectable et noble.

10 Invasion des multinationales

Les gouvernements et multinationales utilisent les Jeux olympiques comme un moyen d’attirer les investissements des entreprises. En Colombie Britannique le gouvernement libéral a simplifié les processus de demandes pour les entreprises, baissé les impôts, et donné des impulsions avec lesquelles les industries comme les mines, le pétrole et le gaz croissent, ce qui signifie aussi une extension des systèmes de transport comme de nouveaux ports, ponts, autoroutes, voies ferrées. Tout cela est une partie de leur investissement pour leur stratégie 2010. La suite est une croissance dramatique et record de ces industries, qui conduirait à une destruction écologique encore plus grande et à plus de pouvoir et d’influence des multinationales sur nos vies quotidiennes. Plusieurs des plus importants sponsors des Jeux olympiques sont aussi responsables eux-mêmes de destructions écologiques massives et d’atteintes aux droits de l’Homme. Parmi eux on se trouvent McDonalds, Coca-Cola, Petro-Canada, Trans-Canada, Dow, Teck Cominco, etc.

 

Pour d’autres informations : http://www.no2010.com

Traduit de l’allemand par Gachet, hns-info

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 05 2009 16:34
Je reviens avec bonheur à la lecture de "Contre le sport" de Gustav Caroll, que je vous avais signalé, il y a un moment déjà. Je vous joins un passage que j'appellerai "une autre conception de la rivalité."
Z.Z

"Le jeu au contraire du sport consiste à choisir ses adversaires, à les choisir pour l'amusement et la surprise attendus de la rencontre. Mais le jeu tourné en sport, les règles de la sournoisirie en place, n'importe quel sportif peut rencontrer n'importe quel sportif, ou plutôt ne pas le rencontrer, ne pas lui parler, ne pas le reconnaître. L'adversaire devient un rival plus ou moins anonyme qui ne sera jamais rien d'autre, enfermé dans cette anonymat et cette rivalité, à peine un être humain, un obstacle sur le parcours de la compétition.
Joseph Roth rappelle une autre conception de la rivalité1, basée sur la rencontre et la conviction que le plus intéressant, dans le jeu, qu'il soit une activité physique ou non, c'est l'autre, son commerce, son adresse, son intelligence, son corps et sa tête. Le sport retourne toutes ces choses et ne laisse plus que la compétition, la volonté de gagner pour gagner, l'idée d'une gloire éternelle du champion, l'effacement de l'adversaire, l'absence de rencontre, l'enfermement dans un corps qui n'a qu'une solution, gagner ; et la bêtise, la rage ou la folie qui guette dans tout enfermement." 
(p 75)


1. Dans "La marche de Radetzky" Roth raconte comment, avant l'avènement du chronomètre, les joueurs d'échecs se rencontraient, pour de bon, cette fois, autour de l'échiquier.
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Lundi 20 avril 2009 1 20 04 2009 14:21
Je me souviens du bord de mer avec ses filles au teint si clair
Elles avaient l'âme hospitalière c'était pas fait pour me déplaire
Naïves autant qu'elles étaient belles on pouvait lire dans leurs prunelles
Qu'elles voulaient pratiquer le sport pour garder une belle ligne de corps
Et encore, et encore, z'auraient pu danser la java

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient chouettes pour qui savait y faire

Y'en avait une qui s'appelait Eve c'était vraiment la fille d'mes rêves
Elle n'avait qu'un seul défaut elle se baignait plus qu'il ne faut
Plutôt qu'd'aller chez le masseur elle invitait le premier baigneur
A tâter du côté de son cœur, en douceur, en douceur
En douceur et profondeur

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient chouettes pour qui savait y faire

Lui pardonnant cette manie j'lui proposes de partager ma vie
Mais dès que revint l'été je commençe à m'inquiéter
Car sur les bords d'la Mer du Nord elle se remit à faire du sport
Je tolérais ce violon d'Ingres sinon elle devenait malingre

Puis un beau jour j'en ai eu marre c'était pis que la mer à boire
J'lai refilée à un gigolo et j'ai nagé vers d'autres eaux
En douceur, en douceur

Z'étaient chouettes les filles du bord de mer
Z'étaient faites pour qui savait leur plaire

La la la la la la La la la la la la …………..

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 04 2009 23:25
Merci à CQFD !
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 22:44


mercredi 18 mars 2009 sur http://www.hns-info.net/spip.php?article17825


Les soussignés, conscients qu’une candidature aux JO d’hiver est déraisonnable et constitue non seulement un effroyable gaspillage mais aussi et surtout une atteinte grave et durable à l’environnement, demandent le retrait pur et simple des candidatures d’Annecy et Grenoble pour 2018.

Ce projet, totalement disproportionné avec les besoins et les aspirations des habitants (non concertés), ne

répond en fait qu’à la mégalomanie de quelques élus avides de prestige et soucieux de laisser leur trace dans l’histoire. Ce projet politique est d’abord motivé par des intérêts financiers et le sport n’est qu’un alibi.

Des précédents édifiants (parmi d’autres…)

-  1968 – Grenoble : Endettée jusqu’en 1995. Impôts locaux multipliés par 2,4
-  1976 - Montréal : Endettée jusqu’en 2006
-  1992 – Albertville : Déficit de 4,73 millions d’€, Brides les Bains 9,15 Millions d’€ (coût total JO 115 millions d’€)
-  2010 – Vancouver : Déficit (déjà avoué dès 2008) de 47 millions d’€
-  2012 - Londres : Le dépassement du budget est tel que les anglais regrettent déjà…


Une écologie de complaisance


Les mots « Ecologie » et « Développement durable » sont utilisés à tort et à travers n’importe comment par n’importe qui. « On » nous promet des jeux « écolos » avec un bilan « carbone zéro » ! Qui peut l’affirmer sans rougir ? Qui le croira sans douter ? En attendant, l’environnement sera bouleversé de façon irréversible, des villes historiques défigurées, sans parler d’une gestion des déchets totalement escamotée puisque ce problème n’est déjà pas résolu en temps normal… La neige artificielle (inévitable) aura-t-elle le label vert de circonstance ?

Des équipements surdimensionnés vite obsolètes

Les JO impliquent des infrastructures (onéreuses) exceptionnelles dont l’usage ultérieur est incertain ou nul. Qui utilisera ensuite la piste de Bobsleigh ? Les tremplins ? Que coûteront les installations pour les cérémonies d’ouverture et de clôture ? Notre région a-t-elle besoin de patinoires ou de pistes de vitesse olympiques ? Et l’hôtellerie ? Le CIO exige de la ville hôte 22800 chambres en hôtels 3 à 5 étoiles. Annecy en compte à ce jour 4100 ! Grenoble moins de 4000. A qui servira cette hôtellerie bâtie à la hâte pour un événement unique ?

Des arguments fallacieux

Des décisions arbitraires. Sous le prétexte de faire face à l’événement, « on » nous fera avaler des projets hautement contestables comme l’A 41 (réalisé par anticipation), le tunnel sous le Semnoz, un tunnel sous la Bastille, un autre sous le Vercors, etc.. dont l’objectif (inavoué) est de créer à terme le « sillon alpin » c’est à dire un axe urbanisé en continu de 220 km entre Genève et Valence. Annecy n’est pas Los Angelès ! Nous refusons cet urbanisme et le « tout auto » qui réduit les transports en commun (dont le rail) à la portion congrue !

Un essor économique ? Pendant 15 jours, les regards du monde seront braqués sur Annecy ou Grenoble. Et après ? Ce n’est pas ce spectacle inspiré par la folie des grandeurs qui fera revenir dans nos vallées une industrie en voie de délocalisation (Salomon et bien d’autres…). Assez de poudre aux yeux ! Assez de mensonges !

Des frais de pub bien inutiles

Il en coûterait (chiffre optimiste) pour la seule pub 1,4 million d’€, d’ici à mars 2009 rien que pour poser une candidature et plus de 4 millions d’€ si l’une de nos villes était retenue pour seulement prétendre être candidate aux JO 2018. Et si par malheur nous étions retenus ce serait le début du creusement d’un gouffre financier… N’y a-t-il vraiment rien de mieux à faire avec l’argent des contribuables ?

POUR LE RETRAIT DE LA CANDIDATURE D’ANNECY 2018

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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