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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 14:44

Évidemment, il est difficile comme toujours de trouver des infos concernant la santé des pratiquants de sport intensif, et des compétitions médiatiques. Le message claironné, est toujours le même : "Le sport, c'est bon pour la santé !"

J'ai tout de même trouvé ça : 10 décès en 30 ans de marathon de Londres. On dira que compte tenu du nombre de participants, ce n'est pas beaucoup. Certes. Mais combien ont raccourci leur vie, et aggravé leur santé ?

Aujourd'hui, à Paris, on s'interroge sur les effets de la pollution sur les marathoniens.

Bises

Zinedine Z.

 

 

 

 

10 décès en 30 ans de marathon londonien

http://www.francesoir.fr/sport/autres-sports/athletisme/marathon-de-londres-la-mort-d-une-concurrente-touche-les-donnateurs-215311.html

Dimanche, Claire Squires s'est effondrée dans la dernière partie du parcours du marathon de Londres, à Birdcage Walk, tout près de St James Park, et n'a pu être réanimée malgré l'intervention des secouristes. Cette Anglaise de 30 ans, originaire du Leicestershire, participait au marathon pour récolter des fonds pour Samaritans, une association d'aide aux personnes en détresse émotionnelle.

Dès l'annonce de sa mort, des milliers de personnes se sont connectées sur le site de donations en ligne JustGiving.com afin de créditer le compte de Claire Squires. L'organisation caritative a annoncé que ce compte est alors passé de 500 à plus de 117.000 livres (environ 143.000 euros), lundi en début de soirée.

Les organisateurs, qui ont présenté leurs condoléances à la famille de la victime, ont déclaré qu'une autopsie serait pratiquée dans les prochains jours pour déterminer les causes du décès.

 

Depuis la création de l'épreuve en 1981, dix personnes (dont neufs hommes) ont trouvé la mort en courant le marathon de Londres (en 1990, 1991, 1994, 1995, 1997, 2001, 2003, 2007 et 2010), de troubles cardiaques ou d'hémoragie cérébrale. Le dernier cas datait de 2007 et concernant un homme de 22 ans qui avait perdu connaissance sous une chaleur caniculaire ; il était mort le lendemain. Un homme de 47 ans était également tombé quelques années auparavant alors qu'il courait son 38e marathon.

Selon des médecins, on observerait cinq ou six décès de ce type chaque année après un marathon ; le risque de mort subite lors d'une épreuve de marathon est tout de même trois à quatre fois inférieur à celui encouru en faisant du vélo pendant la même durée.

La course à pied est bénéfique à la santé et à l'équilibre mental, mais un marathon exige beaucoup de l'organisme et attaque notamment l'immunité pendant les quelques heures suivant la course. Certains coureurs s'entraînent tellement qu'ils vont au-delà de leurs limites et aggravent leur état ; il est établi que le risque de blessure augmente considérablement à partir de 60 kilomètres d'entraînement par semaine.

Même Philippides, qui aurait couru 40 kilomètres de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses en 490 avant Jésus Christ, serait mort après avoir délivré son message, à bout de souffle. Mais il faut prendre en compte le fait qu'il aurait déjà couru 400 kilomètres les jours précédents...

 

 

 

Pollution : faut-il interdire le marathon de Paris ?

http://www.lemonde.fr/sport/article/2014/04/04/pollution-faut-il-interdire-le-marathon-de-paris_4394500_3242.html

« On a pu montrer que le fait d'être exposé d'une façon chronique à des polluants pouvait prédisposer à des maladies cardio-vasculaires, voire agir sur le pronostic vital à l'échelle de quelques mois, précise Jocelyne Just. « Comment apprécier l'impact d'un marathon sur la durée d'une vie ? Il est difficile d'évaluer le risque à long terme. »

Pollution et course à pied : le sujet fait polémique depuis plusieurs années. En 2008, l'Ethiopien Haile Gebresselassie, recordman du monde du marathon, annonce qu'il renonce à disputer l'épreuve aux Jeux de Pékin, se reportant sur le 10 000 mètres. Son explication ? « La pollution en Chine est une menace pour ma santé et il serait difficile pour moi de courir 42 kilomètres », explique celui qui est asthmatique. Déjà, en 1984, le demi-fondeur britannique Steve Ovett, champion olympique en titre, perturbé par une bronchite, avait expliqué ainsi l'une des raisons de son échec en finale du double tour de piste : « La pollution avait réactivé un asthme dont je n'avais plus souffert depuis vingt ans. »

UNE PÉTITION POUR LA « RÉDUCTION DU TRAFIC »

Les effets de la pollution, Julien Lucas dit en souffrir parfois lors de ses footings. Ce coureur de 38 ans, qui a déjà bouclé deux fois le marathon de Paris et participé plusieurs fois au semi-marathon de la capitale et prendra le départ de la course dimanche, a lancé une pétition sur Internet pour réclamer une « réduction du trafic du vendredi 4 avril 22 heures au dimanche 6 avril 18 heures ». « Le marathon de Paris, c'est hyper médiatique, il y a beaucoup d'argent en jeu, ils ne vont pas l'annuler. Les organisateurs ne parlent absolument pas de ce problème de pollution, estime cet habitant de Vincennes. Ils vendent le marathon comme la fête, la santé, le sport. Mais quand on court dans un air qui saturé en particules, ce n'est pas du tout la fête, ni la santé. »

En 2013, Julien Lucas avait renoncé à disputer la course, alors qu'il avait réglé les frais d'inscription : le seuil d'information de pollution dû aux particules fines avait été atteint vendredi 5 avril, à l'avant-veille du marathon de Paris. Lors du week-end suivant, la vitesse maximale autorisée sur le périphérique avait même été abaissée. Le marathon, lui, avait eu lieu, comme chaque année depuis 1976. Une seule édition a été annulée, en 1991, pas à cause d'un excès de particules fines mais de la guerre du Golfe.

Julien Lucas déplore le manque de communication d'ASO [Amaury Sport Organisation], l'organisateur du marathon de Paris, à ce sujet : « L'organisateur est tenu de donner toutes les informations : le type qui vend des cigarettes, ou de l'alcool, il doit mettre que ce n'est pas bon pour la santé. » Une des difficultés réside dans le fait que « le niveau de pollution est très dépendant des conditions météorologiques », précise Jocelyne Just.

Lors d'une réunion entre les organisateurs de la course et la préfecture de police de Paris, mercredi 2 avril, le sujet de la pollution a été « très brièvement » évoqué, selon Joël Lainé, directeur du marathon de Paris. « Nous nous plierons à la décision de la préfecture de police » , explique M. Lainé, en ajoutant que les organisateurs n'ont « pas les moyens d'évaluer les dangers ». Il assure avoir reçu très peu de courriers de coureurs inquiets et se montre confiant : il ne devrait pas y avoir de pic de pollution dimanche, malgré un beau temps persistant.

Julien Lucas, lui, souhaiterait surtout que ce type d'événement soit un bon moyen de sensibiliser sur la question de la qualité de l'air. « Je ne vois pas comment on peut ne pas avoir envie que l'air soit meilleur dans les villes », dit-il. Mais il a parfois l'impression que sa volonté se heurte à un mur d'indifférence plus dévastateur encore que celui, mythique, du 30e kilomètre : sa pétition, lancée il y a quelques jours, n'avait recueilli, vendredi 4 avril, qu'une quarantaine de signatures.

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commentaires

L'entreprise defribrille 16/12/2016 11:27

Bonjour,
A mon avis, si c'est seulement pour la santé, on n'est pas obligé de pratiquer le marathon. Il suffit juste de pratiquer uniquement du sport simple. Merci.

Zinedine Z. 16/12/2016 16:39

A mon avis, la marche simple suffit amplement. Merci

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  • : Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
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