Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.


On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Mercredi 11 mars 2009 3 11 03 2009 20:38

Cette semaine, nous allons à Marseille pour écouter Radio Galère. Une emission "critique du sport" à télécharger ici :
 <http://radio.galere.free.fr/archives/sounds/telechargement.php?file=Emission-grainedecrapule.mp3>

Bises
Z.Z
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 mars 2009 1 02 03 2009 12:13
Déambulation anti-olympique le 4 mars à Grenoble

Le 4 mars, les opposants des quatre villes françaises candidates aux J.O 2018 expriment leur refus commun et solidaire

Appel à une déambulation anti-olympique, mercredi 4 mars à 17h45, Place Félix Poulat (Grenoble)


Le 18 mars 2009, le Comité National Olympique du Sport français (CNOSF) désignera la ville française candidate à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver de 2018.
Les municipalités d'Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux s'affrontent à coup de lobbying auprès du CNOSF, mêlant actions de communication coûteuses et dénigrement des adversaires auprès des fédérations sportives. Grand guignol olympique qui n'a pour objectif que de promouvoir une future candidature française aux J.O d'été. Lisez plutôt cet échange entre Jacques Rogge, président du Comité International Olympique (qui décide en dernier ressort) et le magazine Sport :
"- Sport : La France postule aux J.O d'hiver 2018. Est-ce selon vous une bonne tactique, alors qu'elle ne souhaite, en coulisses, rien d'autre que les Jeux d'été ?
- Jacques Rogge : Ça peut être utile à une candidature pour les Jeux d'été, à partir du moment où la première candidature est de très haute qualité. Si cette candidature est bonne et qu'elle gagne le droit d'organiser les J.O 2018, c'est terminé. Il n'y aura pas de Jeux d'été après, c'est-à-dire pas avant quatre ou cinq ans. Si elle va loin dans la course mais qu'elle échoue de peu, ce sera une très bonne promotion. En revanche, une mauvaise candidature qui serait éliminée rapidement serait contre-productive."

La mesquinerie olympique serait simplement méprisable si elle ne coûtait aux quatre villes candidates des montagnes de fonds publics et de manipulations politiques. Michel Destot, maire de Grenoble bouffi d'ambition olympique, n'ignore rien de ces petits calculs sportifs. C'est en toute conscience cynique qu'il les dissimule dans sa communication aux Grenoblois.

Tandis que les états-majors d'Annecy, Grenoble, Nice et Pelvoux se tirent dans les pattes pour gagner le pompon du Comité National Olympique, les opposants des quatre villes candidates s'unissent pour affirmer leur refus solidaire des J.O ici ou ailleurs.

Le mercredi 4 mars 2009 à 18 heures, nous manifesterons au même moment, dans les quatre villes candidates, notre refus des ravages olympiques.

A Grenoble, le Comité Anti-Olympique, qui milite depuis plusieurs mois contre les Jeux, vous appelle tous à une déambulation anti-olympique, le 4 mars à 17h45, place Félix Poulat.

Venez avec vos banderoles et pancartes, vos déguisements, masques et maquillages, vos sifflets, tambours et trompettes, vos casseroles et cornes de brume, et vos vélos décorés.

Le 4 mars, c'est la dernière occasion de manifester notre opposition à ces Jeux, qui serviront de bulldozer à de multiples malfaisances :

- Construction de la Rocade Nord, percement du tunnel sous la Bastille, achèvement de l'autoroute A 51, élargissement de l'A 480, projet GIANT avec ses gratte-ciel, urbanisation high tech, construction d'un nouveau quartier sur l'Esplanade, en bordure d'autoroute ;
- Pillage des Grenoblois et des fonds publics au profit de la Chambre de Commerce et d'Industrie, de ses entreprises qui constituent le Comité de Promotion des J.O, et au profit du Comité International Olympique ;
- Nouvelle éviction des couches populaires au profit des plus aisées, renchérissement du coût du logement et de la vie ;
- Saccage d'un environnement déjà supplicié par l'industrie, le bétonnage et le tourisme, alors que fondent les glaciers et que s'assèchent les lacs ;
- Durcissement de l'emprise policière, sous la surveillance high tech des caméras, des puces RFID et des dispositifs biométriques, pour un plan Vigipirate superlatif ;
- Enfin, pas plus que nous n'accepterions une campagne raciste, mysogine ou écocidaire, n'acceptons-nous de propagande pour le darwinisme social, la lutte de tous contre tous pour la réussite et la loi du plus fort que constituent les J.O, avec leurs trainées d'affairisme, de triche, de dopage et de chauvinisme.

C'est maintenant qu'il faut manifester. Vous aussi, parlez-en à vos adhérents, membres, réseaux, amis, proches, et joignez-vous à la déambulation anti-olympique du 4 mars.
Rendez-vous place Félix Poulat à 17h45.

Signez la pétition contre la candidature de Grenoble ;
Renvoyez la carte postale anti-olympique au Comité Olympique français ;
Informez-vous sur les dessous des Jeux Olympiques.
Rendez-vous sur http://cao38.eu.org

Moins vite, moins haut, moins fort.

Le Comité Anti-Olympique de Grenoble

Pour toute correspondance : CAO, c/o Les Bas-Côtés, 59 rue Nicolas Chorier, 38000 Grenoble
comiteantiolympique@yahoo.fr
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 janvier 2009 4 22 01 2009 22:39

De nos amis Grouchos : http://www.grouchos.org/090106sifflet.htm


Dakar : ça commence bien !


La sécurité du « Dakar » est paraît-il désormais assurée. L’année dernière, en raison de l’assassinat de quatre touristes perpétré par des islamistes (tendance Al-Qaïda), l’État français a mis fin à l’épreuve. Ce n’était que provisoire puisqu’en février 2008 l’entreprise ASO qui organise ce type d’« événement » sportif, annonçait qu’il était déplacée dans une autre région du monde : en Argentine et au Chili. On l’aura compris, la sécurité qui prime selon ASO n’est que celle du dispositif : le matériel technique avant tout (engins motorisés et aériens, appareils de retransmission télévisuelle).

« Le Dakar a fait ses deux premiers blessés parmi les spectateurs, venus en masse (sic) suivre le célèbre rallye-raid. Vendredi [le 2 janvier 2009], c’est une femme qui a été renversée par un équipage argentin lors de la parade des concurrents à Buenos Aires. Hier [samedi] c’est un petit garçon de 8 ans qui a eu une jambe cassée et une blessure à la tête après avoir été fauché par un camion Mitsubishi, sorti de la route à Saladillo. Tous les deux ont été hospitalisés pour des blessures légères » (Le Journal du Dimanche, 4 janvier 2009, p. 25). Doit-on juger qu’une jambe cassée est une blessure légère ? Que la percussion des corps par des bolides n’est que le fruit du hasard quand on sait que depuis 1979, le Dakar a fait 50 morts ?

Les concurrents payent eux-mêmes un prix élevé pour leur passion puisque deux accidents ont déjà eu lieu pour cette édition 2009 : un coma après une chute et une évacuation par hélicoptère. En ce qui concerne la morbidité et les traumatismes physiques, la continuité est désormais assurée. Mais le mépris et l’arrogance ne sont pas non plus en reste. Et ce d’autant plus que le Dakar risque de s’installer tous les ans dans cette région du monde. Comme en Afrique, l’Amérique du Sud est prise pour un terrain de « jeu » pour riches : il s’agit d’un raid néo-colonialiste qui saccage le paysage et pollue la nature (la faune et la flore). Le mépris s’affiche aussi envers les peuples indiens des contreforts andins qui sont en lutte pour la survie de leurs communautés traditionnelles. Ils entretiennent un rapport sacré à leurs terres : cette caravane de la mort qui passe par le nord de l’Argentine puis par le désert de l’Atacama au Chili ne peut qu’être une offense à leurs égards.

Et le Dakar est toujours une débauche de moyens (humains, financiers, techno-scientifiques) pour une course absurde. Cette profusion doit être mise en rapport avec les conséquences sociales de l’application du « consensus de washington » c’est-à-dire cet accord qui fut adopté en 1990 entre le gouvernement américain, le FMI (Fond Monétaire International) et la banque mondiale. Accord qui définissait le modèle d’Etat et de politique économique applicable à l’Amérique du sud. C’est carlos Menem qui se chargea de cette application pour ce qui concerne l’Argentine. Alors que de ce fait, des enfants du nord meurent parfois de malnutrition, révélant une carence du système de santé et d’éducation, l’opulence ostentatoire de cette course est une véritable provocation. La délocalisation du Dakar ne change pas la nature de cette compétition sportive : peut importe le lieu pourvu que le rêve d’aventure soit au rendez-vous. Mais cette fantaisie dont la publicité envahit les écrans chaque début d’année, n’est que factice : reproduite industriellement, elle n’est là que pour sublimer de manière répressive les frustrations quotidiennes. Il ne s’agit que d’images d’aventures et de paysages de rêve. L’adhésion à ces images et à leurs croyances doit être une évidence selon les organisateurs : quand est-ce que cette autre provocation connaîtra son point-limite ? A ce propos, on se souviendra qu’il y a maintenant sept ans, le 20 décembre 2001, le peuple argentin retrouva sa dignité en s’insurgeant contre l’injustice qui lui était faite…

La trentième édition du Dakar démontre l’érection d’un bloc capitaliste par delà la frontière du Chili et de l’Argentine. Un bloc qui préfigure les futures voies du flux intensif de marchandises dans cette région. Le désert de l’Atacama n’a pas encore recelé tout son potentiel marchand avec ses mines de cuivre. De même l’axe Valparaiso-Mendoza qui donne accès à l’océan pacifique reste encore à exploiter pour faire de cette région du cône de l’Amérique du sud un pôle capitaliste. Ainsi la fonction de l’institution sportive dans l’horizon néo-moderne est de constituer une avant-garde du capital : elle n’est pas seulement un produit passif de la mondialisation néo-libérale. Dans le même temps, et face aux résistances à la destruction des acquis sociaux ou des communautés traditionnelles qui ne manquent pas de se manifester ici ou là, le sport fait corps avec les nouvelles formes de domination. Le Dakar est en phase avec les nouvelles réalités de la société néo-moderne du XXIème siècle. Il véhicule le message de la prédation et c’est pour cela qu’il reste une saloperie motorisée.


Que se vayan todos !

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 12 janvier 2009 1 12 01 2009 23:51
OYEZ OYEZ : Mardi soir les technocrates grenoblois se réunissent à Paris pour présenter à la presse nationale la candidature de Grenoble aux J.O. de 2018. Pour cela rien de mieux qu'un cabaret spécialisé dans les spectacles de filles nues-avec-des- plumes: le théâtre Bobino. En plein 14e, en face du 25-27 rue de la Gaité, M° Montparnasse ou Edgar Quinet.
Nous serons là bas pour montrer aux journalistes qu'une opposition à cette candidature et aux J.O en général existe, ET PAS SEULEMENT A GRENOBLE.
Rendez-vous à l'angle de la rue de la Gaité et de la rue Vandamme, à 19h15 précises.
moins vite ! moins haut ! moins fort !

Nous ne voulons pas d'une candidature grenobloise aux Jeux Olympiques de 2018

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 21 décembre 2008 7 21 12 2008 21:01

Un bon texte du camarade Phillipe Coutant sur le dopage et le tour de France. Je vous en livre ici la conclusion et vous invite à aller lire l'intégralité ici :

<http://1libertaire.free.fr/LeTourdeFranceSymptome.html>

et je vous conseille de consulter ce site : <http://www.cyclisme-dopage.com/index.html>

Bonne lecture

Z.Z


Une chaîne de télévision suisse a organisé un débat en mai 2007 intitulé « Dopage : la grande hypocrisie ! » :

« Tous dopés ? En tout cas, tous complices ! Du téléspectateur au soigneur en passant par les dirigeants, la question du dopage patauge dans une grande hypocrisie. L’obsession de la performance et du résultat pousse à la tricherie médicalisée. »


Il est impossible de dire « On ne savait pas », le soutien populaire continue malgré les « affaires ». Notre société préfère « n’en rien vouloir savoir ». Le désir de croissance est bien présent, il justifie le productivisme et le consumérisme sans se soucier des conséquences. Ce désir de croissance a porté Sarkozy au pouvoir. Cette attitude est la même que celle qu’observe Serge Latouche vis-à-vis des conséquences écologiques de notre mode de vie [4] : la croissance a colonisé ce qu’il nomme notre imaginaire. Même shootés et tricheurs, les travailleurs sportifs du Tour de France sont des héros. La croissance capitaliste peut continuer ses destructions. Le capitalisme développe une toxicomanie généralisée, il est mortifère pour les cyclistes professionnels et les autres, comme pour la planète.

Je pense que l’on peut donc dire que « l’oubli » du dopage est un déni nécessaire au capitalisme postmoderne. C’est une sorte de perversion, on sait, mais on se dit : « Oui c’est interdit ! Ce n’est pas bien ! Mais je veux jouir quand même ! » C’est pour toutes ces raisons que, de mon point de vue, le Tour de France est un symptôme, un symptôme analyseur du désir de croissance, un désir social et politique contemporain.

Philippe Coutant,
Nantes, 6 août 2007.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Potion magique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 18 décembre 2008 4 18 12 2008 00:07
Bon, ça fait un moment que je devais vous en parler. Voici un livre très bien documenté, simple à lire et bourré d'humour. Je dirais même, jubilatoire. Voici la 4e de couverture, et plus tard, je vous mettrai des citations.
Bises anti-sportives

Z.Z

L’enjeu est simple mais grave : il s’agit de reprendre possession de son corps, de le sauver de l’embrigadement sportif et de son modèle industriel. Vanté par toutes sortes d'experts, le sport est devenu un fléau qui brise les corps. Ceux des champions ou pourquoi pas des enfants. Il corrompt et bêtifie le reste. Car rien ne pousse sur le chiendent des pelouses synthétiques. Avec Pierre de Coubertin, il prétendait "rebronzer une jeunesse veule et confinée", dans une ferveur quasi religieuse. Avec ses successeurs, le sport occupe désormais tous les instants et tous les lieux. Son idéologie tient en quelques slogans d'un vide parfait. Sa ruse et sa force servent un but unique et définitif, devenir le spectacle absolu, une compétition désertée de toute signification, mais toujours chargée de violence.


Le goût du sang

Tout ce que le sport veut, avec la ferveur indifférente d'un bacille, c'est se développer. S'il flirte avec tous les autoritarismes, c'est qu'il partage avec eux une prédilection pour l'ordre et le paternalisme. Il prospère aussi avec le capitalisme, distrait avec la télévision, promet avec les louveteaux. Il excite les obsédés, rassure les pudibonds.

Il est imbattable.


Gustav Caroll dénonce dans le sport l'un de nos pires tyrans. Mais un homme seul face une majesté aussi puissante, se doit d'agir avec prudence. Il ne sera donc pas révélé si Caroll est anthropologue ou borgne ou viennois. Ses sources, en revanche, sont citées et leur rapprochement sera jugé soit inquiétant soit comique, selon la propre philosophie du lecteur.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008 2 09 12 2008 17:32


Carlo Petrini, ancien joueur italien des années 60 et 70, est longuement revenu vendredi, lors d'un entretien accordé à la chaîne Sky Sport 24, sur les conditions dans lesquelles il a été victime de dopage durant sa carrière. «En plus des médicaments, j'ai aussi subi le dopage, car "subir" est le mot juste pour moi, a-t-il expliqué. La première fois, le médecin, le masseur et l'entraîneur sont arrivés dans les vestiaires. Le médecin avait un flacon dans les mains, semblable à une bouteille d'Orangina avec un bouchon rouge souple», a-t-il ensuite raconté.

Aujourd'hui âgé de 60 ans, l'ancien joueur du Genoa, l'AC Milan, le Torino et la Roma, a également avancé des faits accablants pour le staff médical de l'époque. «Les seringues jetables n'existaient pas, on utilisait de grosses seringues en verre que l'on faisait bouillir en même temps que l'aiguille. Ce jour, l'aiguille est entrée cinq fois dans le flacon puis dans cinq fessiers différents, sans être changée, a-t-il poursuivi. Ce jour-là, on se rendit compte de ce que l'on nous avait donné car nous pouvions courir, sauter, tomber, aller devant les buts, avoir l'esprit lucide et repartir sans être essoufflé. Tu avais une force dans le corps qui était inimaginable les autres fois». En guise de conclusion, il s'est souvenu d'un dernier détail : lors de ce match, «une légère bave verte (lui) sortait de la bouche». (Avec AFP)

http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20081128_180212_un-ex-joueur-italien-se-confie.html
Par Zinedine Z. - Publié dans : Potion magique
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 12 2008 17:25
Stoppons le Paris-Dakar
Le Dakar, c’est ringard. 30 ans , ça suffit !

Annulé à la suite des événements dramatiques de fin 2007 sur le territoire mauritanien, le Dakar 2008 aurait dû célébrer la trentième édition du plus grand rallye au monde. Confronté à une situation géopolitique africaine qui avait progressivement rogné l’espace vital de l’épreuve, l’organisateur Amaury Sport Organisation (ASO) a décidé de déplacer l’édition 2009 sur le territoire sud-américain. Le départ et l’arrivée s’effectueront sur Buenos Aires, et le parcours de 9000 km comptera 6000 km de spéciales à travers l’Argentine et le Chili, via le désert d’Atacama.

Sauvons l’Atacama
Situé à plus de 4000 m d’altitude, le désert Atacama est très vulnérable. Avec moins de 100 mm de pluie par an, c’est un désert hyper aride, où la croissance des plantes est extrêmement lente et où l’existence même de la vie est un défi permanent. Dans ce contexte, la subsistance des populations locales est rendue particulièrement difficile et faire courir une telle épreuve dans l’Atacama serait simplement inapproprié. Sans même parler des risques de destruction inéluctable de nombreux sites archéologiques, dont certains datent de 12 000 ans.

Pourquoi il faut arrêter le Dakar !
À l’heure où tous les pays du monde tentent de s’entendre sur les accords de Kyoto, les pays industrialisés se doivent de transmettre un autre message que celui d’une débauche de moyens, qui s’apparente de plus en plus à un gâchis inadmissible. Refuser le Dakar 2009, c’est crier haut et fort que le rallye ne correspond plus aux réalités du XXIe siècle et à l’image que nous souhaitons transmettre des sociétés occidentales. Refuser le Dakar, c’est défendre des valeurs humaines et environnementales dans lesquelles doivent désormais s’inscrire nos modes de vie.

Les rédactions de Trek magazine et de Montagnes magazine


Signez la pétition « Non au Dakar 2009 ».
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 20:37

Ce texte un peu long est publié en plusieurs fois. Il est très intéressant sur la dimension d'"appareil stratégique capitaliste" du sport. Jacques Hennebert explique bien ici comment les capitalistes utilisent les évenements sportifs pour modifier le paysage, développer les infrastuctures et déformer les mentalités pour faire du fric. Troisième partie : Plus gros, plus riche, plus fort… que les autres.

Z.Z


Jacques Hennebert : conseiller municipal et membre du comité des Jeux Olympiques en 1968, opposé à la candidature de Grenoble pour 2018


jeudi 30 octobre 2008 par Comité Anti-Olympique (CAO)
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=174

http://www.hns-info.net/spip.php?article15999


Les Jeux de 2018, le Sillon alpin et la croissance


A propos du Sillon alpin, ce qu’on cherche ce sont des effets de croissance et c’est fondamentalement pervers. C’est au nom d’un soi-disant progrès. Je conteste le progrès. Quand on parle de progrès il faut savoir pour qui et pour quoi faire, autrement on n’a pas le droit d’en parler, on est un usurpateur. On trompe les foules avec le progrès. Si c’est pour faire toujours plus, plus grand… Il faut faire marcher son intelligence. Les gens ont créé la ville, se sont rassemblés pour pouvoir lutter contre les événements, avoir un accès aux services, échanger entre eux : la ville est née comme ça. Mais ça ne veut pas dire que le mouvement en lui-même est vertueux. Il ne faut pas confondre l’objectif, pourquoi on fait ça, pour qui, avec la forme, à savoir la vitesse. La forme n’est pas vertueuse.

Il y a sans doute un problème de liaisons en transports publics dans le Sillon alpin : qu’on résolve ce problème, mais qu’on n’utilise pas le projet de Sillon alpin, un truc énorme, pour avoir des transports. C’est encore une fois prendre le prétexte des transports pour faire autre chose. Il faut toujours se demander pour quoi faire. A propos de la candidature de 2018, je ne suis pas étonné de Michel Destot, compte tenu de son profil que j’ai déjà décrit, et de ses ambitions personnelles. De la part de Stéphane Siebert, ça me navre littéralement. C’est un homme intelligent, attentif, rigoureux, et je suis sidéré de voir qu’il adhère au projet. Il a commencé par adhérer au Parti Socialiste et à mon avis, là il a commencé à déraper et ça s’est accentué, il fréquente Destot tous les jours, il est sous pression. Sa copine (NDR : Geneviève Fioraso), députée, j’essaie de lui glisser dans l’oreille de faire attention. Il paraît qu’elle n’est pas à fond pour les Jeux, mais elle n’ose pas le dire. Entre son attitude en privé et ce qu’elle dit en public, il y a deux choses. Il y a sans doute une certaine solidarité entre élus. Dans le milieu associatif on n’a pas encore pris position, mais je sens qu’à la première mesure annoncée on va se mettre à hurler. C’est un problème de fond avec Destot, comme je ne suis pas psychanalyste ou psychiatre, je me sens pas capable de le changer, donc je suis obligé de l’affronter. Je fais des papiers dans mes journaux associatifs. Mon arme c’est d’écrire. Et de temps en temps quand j’en rencontre un je le coince et je lui dis ce que je pense. Je ne sais pas si ça peut changer quelque chose, mais je crois à la théorie du grain de sable."


Propos recueillis par le Comité Anti-Olympique à Grenoble, le 28 octobre 2008

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 23:10

Ce texte un peu long est publié en plusieurs fois. Il est très intéressant sur la dimension d'"appareil stratégique capitaliste" du sport. Jacques Hennebert explique bien ici comment les capitalistes utilisent les évenements sportifs pour modifier le paysage, développer les infrastuctures et déformer les mentalités pour faire du fric. Troisième partie : Plus gros, plus riche, plus fort… que les autres.

Z.Z


Jacques Hennebert : conseiller municipal et membre du comité des Jeux Olympiques en 1968, opposé à la candidature de Grenoble pour 2018


jeudi 30 octobre 2008 par Comité Anti-Olympique (CAO)
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=174

http://www.hns-info.net/spip.php?article15999


Toute la ville a changé avec les Jeux. A part quelques petites opérations positives de rénovation de quartiers insalubres, de logements à loyer modéré, la ville a été bouleversée. Les urbanistes ont fait passer le train plus au sud pour permettre l’agrandissement de la ville. Ça a entraîné des travaux considérables. L’idée des élus de l’époque était de décentraliser le centre ville vers un "pôle sud", qui est Grand’Place. Grenoble s’est mis à changer à une vitesse folle.

Plus tard, en 73, y a eu le plan Bernard, un illuminé qui voulait mettre un million de personnes dans des tours avec des autoroutes au pied, par exemple au Rondeau. C’est assez folklorique, mais il faut savoir à quoi on a échappé. En 68 c’était déjà dans l’air de faire du gigantisme et de ramener du monde à soi comme étant une preuve de réussite.

Je critique le gigantisme et les élus qui se félicitent de la croissance. Les régions en croissance, l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et PACA, ont des élus qui se félicitent et qui s’attribuent les mérites de cette croissance et veulent la poursuivre coûte que coûte. On fait l’impasse sur l’aménagement du territoire, sur l’équilibre des richesses entre régions. Tout ça on n’en parle plus, c’est la compétition entre régions. A Grenoble on a voulu un Grand Stade, un grand hôpital, une grande Maison de la Culture, etc, parce que : "c’est moi, Destot". J’ai pris un peu de recul, ayant vécu plusieurs municipalités, ayant fait des erreurs moi-même, en particulier dans la municipalité Dubedout, j’ai cautionné des trucs que j’aurais jamais dû cautionner. Ça m’autorise à dire que les gens qui ont du pouvoir ne savent même pas eux-mêmes qu’ils agissent, inconsciemment, pour valoriser leur propre image et leurs propres actions. Le discours sur l’image et l’attractivité du territoire, c’est une maladie psychosomatique contractée par un grand nombre d’élus, et contagieuse. Je parle à certains élus, je leur dis : "ça déconne, cette surconsommation, ça rime à quoi, on va droit dans le mur." Certains, comme Jacques Chiron (NDR : adjoint aux Déplacements), me disent : "t’as raison, faut que j’en parle aux autres". (Rires). Mais ça n’avance pas vite.

Ce projet de gigantisme, aujourd’hui on s’en félicite. En 68 c’était dans l’air, mais moins clairement, on avait encore quelques scrupules à l’afficher, l’époque était un petit peu dans la morale, et la morale exclut ce genre de comportement.

En 68 Grenoble était déjà dans une vitesse d’évolution plus rapide que d’autres villes, avec une population qui augmentait régulièrement. Grenoble était connue comme une ville où venait beaucoup de main d’œuvre d’ingénieurs techniciens. Les Jeux, par la grandeur de l’événement international, par l’investissement de l’Etat, ont provoqué une accélération : ce développement est devenu extrêmement rapide. C’était une volonté affichée et partagée.

Aujourd’hui on a le même discours. Ce sont surtout les communes de la Métro qui sont en croissance. Toutes proportions gardées, l’accélération en 68 était sans doute plus forte. Je ne sais pas ce qu’ils nous concoctent dans le comité pour 2018, ils vont peut-être nous sortir des cartons des trucs complètement délirants. Il y a une espèce de collusion entre leur désir de nous refiler la rocade en douce et le besoin de grandeur de certains élus.


(A suivre... Prochain et dernier post : Les Jeux de 2018, le Sillon alpin et la croissance)

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés