Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.


On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Samedi 22 novembre 2008 6 22 11 2008 23:52
Nous vous rappelons les deux prochains événements anti-olympiques à ne pas rater à Grenoble (nos excuses aux non-Grenoblois) :

- Conférence "A bas les Jeux Olympiques !" sur les dessous de l'olympisme et du CIO, ainsi que sur les conséquences d'une candidature pour la région grenobloise (avec entre autre la revue "Quel Sport ?")
= Lundi 24 novembre à 20h, à la Maison du Tourisme de Grenoble (rue de la République)

- Fête anti-olympique ouverte à tous, dimanche 30 novembre à la Salle Rouge de Grenoble (anciens établissements Cémoi, 10 bis rue Ampère - Tram A- Berriat)
= 15h-19h : jeux pour tous (jeux du monde, jeux d'adresse, courses en sac, jeux de société, marelle et surprises), goûter, stands, librairie, produits bio, expo
= 19h-22H : concert, java, bal, vedettes !

Pour que notre opposition soit entendue par les autorités olympiques, qui choisiront en mars 2009 la ville représentant la France pour 2018, il faut que nous soyons nombreux et que nous fassions circuler pétitions et cartes postales anti-olympiques.

Venez avec vos amis, faites circuler ces rendez-vous, les tracts et l'adresse du site (http://cao38.eu.org) sur vos boîtes mails, sur vos sites Internet, à vos voisins, vos collègues, vos proches : faites passer le virus anti-olympique !
Nombreux sont les opposants, nous les rencontrons sur tous les marchés et dans tous les lieux publics où nous tractons : il leur faut maintenant se rassembler pour se faire entendre, face au déferlement de la propagande, (cf les Jeux de Neige organisés les 4, 5, 6 décembre au centre ville de Grenoble).

Nous comptons sur vous.

A très bientôt,

Le CAO - Comité Anti-Olympique de Grenoble

http://cao38.eu.org
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 11 2008 18:35

Ce texte un peu long est publié en plusieurs fois. Il est très intéressant sur la dimension d'"appareil stratégique capitaliste" du sport. Jacques Hennebert explique bien ici comment les capitalistes utilisent les évenements sportifs pour modifier le paysage, développer les infrastuctures et déformer les mentalités pour faire du fric. Deuxième partie : l'idéal olympique : "On va les écraser".

Z.Z

Jacques Hennebert : conseiller municipal et membre du comité des Jeux Olympiques en 1968, opposé à la candidature de Grenoble pour 2018


jeudi 30 octobre 2008 par Comité Anti-Olympique (CAO)
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=174

http://www.hns-info.net/spip.php?article15999


L’idéal olympique : "On va les écraser".

Maintenant, les mentalités. Ça me tient beaucoup à cœur, parce que ça a été assez caractéristique. Pour résumer, il y avait une grande attente, de l’enthousiasme, puis une immense déception. Chez Merlin Gerin on travaillait tôt le matin et on avait l’après-midi libre pour voir les compétitions. Les gens étaient contents de changer leurs habitudes, de participer. J’étais enthousiaste, curieux, et j’ai déchanté. Chacun mettait un peu de soi dans le projet. Moi c’était l’idéalisme : l’universalité, l’accueil des gens, la rencontre entre coureurs, les échanges. C’était pour moi la mondialisation des hommes. Le résultat a été : "on est meilleurs que les autres". Ça a été la pire des déceptions. Une exacerbation de patriotisme qui s’exprimait à travers les blagues. Les gens disaient : "On va les écraser". Ce qui s’est produit, c’est que les Grenoblois ne se sont pas réjouis d’accueillir les autres, ou plutôt ils se réjouissaient qu’ils soient là pour leur mettre la piquette. Sur mon lieu de travail on disait : "t’as vu ce qu’on leur a mis".

Après les Jeux de Grenoble, l’esprit de compétition s’est développé de façon assez épouvantable, à Grenoble et en général. En plus, manque de chance, les Français ont raflé beaucoup de médailles, et la conséquence a été une recrudescence du patriotisme. Je me souviens d’un Yougoslave arrivé très en retard dans une course, les gens s’en sont moqué pendant longtemps. Le public vibrait au stade de glace le soir, ça gueulait. Sur les bords des pistes, il n’y avait aucune vibration dans le public, qui était coupé des officiels et des coureurs. Tout était cloisonné, il y avait des petits contacts entre officiels et sportifs, mais les coureurs disparaissaient sitôt la descente finie. Les gens restaient là comme des cons, ils s’étaient gelés en attendant le début. Il y avait des rigolades au moment des chutes de certains coureurs, c’était un spectacle.

Dans les stations de ski, les gens qui avaient des dossards dans le dos avec un numéro étaient prioritaires et passaient devant tout le monde. "Compétition !" Un jeune de 17 ans qui avait un numéro bousculait tout le monde et, fier comme Artaban, prenait sa perche avant tout le monde. C’était une mentalité épouvantable. J’ai énormément souffert de cet esprit de compétition parce que ça n’a pas cessé. Dans les écoles et les entreprises, on disait : les jeunes doivent faire de la compétition, ça les occupera. Il s’ennuient et font des conneries, donc pour les occuper il faut qu’ils fassent de la compétition. De très bons copains m’ont tenu ce discours et m’ont sidéré. On me disait : toi tu vas en montagne en rêveur. Plus je vieillis, plus je trouve que cet esprit de compétition a des effets pervers. Jeune, moi aussi je regardais ma montre quand je montais à un refuge, quand j’avais la forme j’étais content. J’avais un certain contentement dont je ne suis pas très fier aujourd’hui. C’est dans la nature humaine, mais ce qui est dommage c’est que ce soit exacerbé par des événements comme ceux-là. Les Jeux de 1968 ont fait évoluer les mentalités, absolument.

Jean-Claude Killy, en 68, était un homme plutôt modeste. Autant Goitchel était déjà insupportable, autant lui ne la ramenait pas, ne parlait pas trop, semblait ne pas en revenir lui-même. Après ils ont été pourris par tous les ponts d’or, les marques commerciales, les cérémonies, les réceptions, alors ils ont pris du ventre. Aujourd’hui la France le met en avant, il fait bien dans le décor.

Je n’ai pas du tout suivi les Jeux d’Albertville, j’étais complètement écœuré. Quand on en parlait à la radio, à la télé, je tournais le bouton. Après 68 je ne voulais plus en entendre parler. C’était vraiment les jeux du cirque. C’est un retournement complet par rapport à ce que j’avais pu être. Mon vécu personnel, et les réactions des gens autour de moi m’ont conduit à cette évolution. Je ne suis pas le seul. Je ne vois plus personne du comité de 68. Les gens de la Chambre de Commerce, je n’avais pas envie de les fréquenter, et les autres de la municipalité sont presque tous morts. J’étais le plus jeune à l’époque. Quand j’en rencontre un ou deux par hasard, on ne parle surtout pas de ça.

Les commémorations des Jeux de 68, le Coljog (NDR : Conservatoire-observatoire-laboratoire des jeux Olympiques de Grenoble), j’ai suivi ça de loin, ça m’intéresse vraiment pas. Ça me paraît tellement nul comme préoccupation que je n’irais pas mettre cinq minutes là-dedans. J’ai vu les panneaux, les 40 ans au parc Paul Mistral. Mais il m’a semblé que ça n’avait pas d’écho dans la génération actuelle.

Pour être honnête, il y a un point positif, un seul : la découverte du ski de fond, un sport populaire. N’importe qui pouvait se louer une paire de skis dans un foyer et essayer de se faire plaisir. C’était démocratique, j’adorais l’ambiance de ces foyers de ski de fond, il y avait une convivialité. Autrans a été complètement bouleversé. Ça a touché tout le monde, y compris les enfants. Et c’était pas "laisse-moi passer, j’ai un dossard dans le dos". Moi j’ai découvert le ski de fond à ce moment-là. On allait en faire avec Dubedout dans le Vercors, il y avait les avantages de la rando, en moins contraignant. Le ski de fond est né en France, et dans notre région, à ce moment-là. On peut en faire quand on est pauvre, les différences se voient à peine sur l’équipement.

Quand j’étais étudiant et que j’allais aux 2 Alpes ou à Chamrousse, il y avait un seul tire-fesse. Pour monter à la Croix de Chamrousse, on n’avait même pas de peaux, on accrochait nos skis avec des cordes. Puis on descendait jusqu’à Uriage – il y avait encore de la neige. On prenait aussi le tram place Grenette jusqu’à Saint-Nizier, et on redescendait à ski. On a démantelé ce tram, c’est une belle erreur.

(A suivre... Prochain post : Plus gros, plus riche, plus fort… que les autres)

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 11 2008 18:27

Le Collectif anti-olympique de Grenoble ( CAO )  http://cao38.eu.org/ nous prie de diffuser l'annonce suivante :


Lundi 24 novembre 2008 à 20h à la Maison du Tourisme de Grenoble


Conférence-débat avec Jean-Marie Brohm, sociologue critique du sport depuis plus de 40 ans, fondateur de la revue "Quel Corps ?" et de la revue "Prétentaine" à l’Institut de Recherches Sociologiques et Anthropologiques de l’Université Paul Valéry de Montpellier, auteur notamment de :
  • Le mythe olympique (Bourgois, 1981)
  • Les dessous de l’olympisme, avec Michel Caillat (La Découverte, 1984, Collection Cahiers libres)
  • La tyrannie sportive. Théorie critique d’un opium du peuple (Beauchesne 2006)
  • 1936, Les Jeux olympiques à Berlin (André Versaille Editions, 2008)
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 11 2008 22:57

Ce texte un peu long sera publié en plusieurs fois. Il est très intéressant sur la dimension d'"appareil stratégique capitaliste" du sport. Jacques Hennebert explique bien ici comment les capitalistes utilisent les évenements sportifs pour modifier le paysage, développer les infrastuctures et déformer les mentalités pour faire du fric.

Z.Z

Jacques Hennebert : conseiller municipal et membre du comité des Jeux Olympiques en 1968, opposé à la candidature de Grenoble pour 2018


jeudi 30 octobre 2008 par Comité Anti-Olympique (CAO)
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=174

http://www.hns-info.net/spip.php?article15999



"Pour introduire le sujet je voudrais dire que l’adjectif "olympique" est perçu de façon très positive. On ne peut pas aller contre ça (Nous si ! :-) ). On parle d’une "forme olympique", d’un "idéal olympique". Il ne faut pas critiquer le concept mais sa version dévoyée. Le concept, c’est le sport désintéressé, nu, avec peu ou pas de spectateurs : c’est un hommage à ceux qui étaient là avant nous et qui étaient un peu idéalistes. Aujourd’hui c’est très mal vu d’être idéaliste. La version dévoyée, c’est ce qui va suivre.

Il est difficile de faire une comparaison entre les jeux de 1968 et ceux qui pourraient avoir lieu en 2018 parce qu’il y a eu Mai 68, la mondialisation, le changement climatique, la surconsommation, tout ça n’existait pas en 68. Le monde a changé. Mais les erreurs de 68 peuvent se répéter.

Les Jeux avaient été décidés sous la municipalité Michallon. Nous avons été élus en 65 et c’était inscrit dans les programmes des candidats. Moi j’étais sur la liste du PSU de Mendès France et Rocard. On était tous à fond la caisse pour les Jeux, heureux, enthousiastes, on croyait à tout, c’était l’avenir, le sport, ça se mélangeait sans doute un peu dans nos têtes. Je ne me souviens pas qu’il y ait eu des récriminations. Avant les Jeux, les Grenoblois étaient globalement contents, avec une certaine fierté.

Que s’est-il passé au moment des Jeux de 68 ? Les collectivités et l’Etat ont mis le paquet sur des équipements spécifiques. Le tremplin de Saint-Nizier, c’est banal de dire qu’il ne sert plus à rien. L’anneau de vitesse, c’est dommage que cet investissement ne soit pas devenu un endroit populaire pour s’amuser le dimanche en hiver sans prendre sa voiture pour aller en montagne. Ça a duré un moment puis ça n’a plus été estimé rentable. C’est un choix politique, on a préféré mettre de l’argent dans le foot.

Urbanisme : tout le monde s’écrase devant les Jeux

Parlons des grands boulevards, où j’ai habité avant 68. Il y avait des trottoirs de 12 mètres qui étaient des vrais jardins pour les enfants. Mon fils y a appris à faire du vélo, les enfants descendaient pour jouer parce que c’était un jardin. Les Jeux Olympiques ont été l’opportunité pour tous les techniciens et les politiques de l’époque de mettre une croix dessus en disant : il faut que les bagnoles passent. En 68 on a tout cassé, on a fait des contre-allées où rentrent les voitures, et ensuite stationnent sur les trottoirs, c’est devenu l’horreur. Récemment on a dû refaire les boulevards de façon un peu plus humaine, on n’a pas retrouvé les 12 mètres d’avant.

En 1966, je me souviens avoir réveillé mon fils à une heure du matin pour qu’il vienne voir la transhumance qui passait sur les boulevards. Je me souviens d’un grand silence, puis des clochettes. En 68 les moutons sont passés en camions, j’ai vu passer les camions, et les moutons se plaindre. Ça m’a fait mal au cœur.

Pour les Jeux on a aussi fait l’autopont, avec une vision très routière. L’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées disait : on commence par là et le suivant c’est le carrefour Jean Pain. On allait faire des autoroutes partout pour traverser Grenoble, c’était la mentalité de l’époque, des ingénieurs des Ponts et Chaussées. Ce qui prouve une fois de plus qu’il ne faut jamais laisser les techniciens faire tout seuls, ils font des bêtises. Ils sont très gentils mais font des bêtises. J’ai moi-même été technicien.

L’exemple des grands boulevards me paraît caractéristique de graves erreurs parce qu’on a cédé à des réflexes de soi-disant modernité, d’urgence, d’image, sans réflexion véritable. Les urbanistes de l’époque se sont un peu écrasés et n’ont pas eu la vision d’avenir.

On a fait beaucoup de choses et on l’a mal fait. Et aujourd’hui, en 2008, on veut nous faire avaler des couleuvres, disant que pour les Jeux de 2018 il faut faire la rocade. C’est devenu une des pièces maîtresses, et comme les élus socialistes, et la Métro, ne savaient plus comment faire passer la rocade, ils sont tout contents de trouver l’opportunité des Jeux pour dire : de toute façon il n’y a pas à discuter, c’est un fait, c’est normal parce qu’il va y avoir du monde. Donc il nous faut la rocade, comme si c’était inscrit dans l’histoire et qu’on devait y aller un jour ou l’autre. Par ailleurs la ville de Grenoble développe des consultations très sérieuses et intéressantes sur l’avenir du centre ville et des quais, et sans le dire, on suppose que c’est grâce à la rocade qu’on pourra apaiser la circulation dans ces secteurs. Ça fait partie d’une stratégie globale où la rocade est incluse, ce que nous contestons. Pas seulement moi mais l’ADTC (NDR : Association pour le développement des transports en commun) et toutes les associations convenables sur la place grenobloise. Les erreurs peuvent se répéter, après les boulevards en 68, l’erreur de la rocade est peut-être pour bientôt. Ce qui est caractéristique : sous prétexte de nécessité globale pour faire passer les Jeux, on ne discute même plus. Devant les Jeux tout le monde s’écrase. En 68 sur les grands boulevards, l’interdiction de stationner et de circuler a été complètement respectée, tout le monde se faisait tout petit pour laisser passer les Jeux. Voir les grands boulevards déserts pendant 15 jours ça faisait un drôle d’effet. Ils étaient interdits, pour ne pas gêner le trafic des camions de neige ou de tout le nécessaire. Il y a une discipline presque militaire qui a très bien fonctionné en 68. Les gens se sont écrasés. L’armée était présente, mais les gens aiment les Chasseurs alpins.

Après les Jeux de 68, dans les premiers mois on a profité des aménagements. Les grands boulevards au lendemain des JO c’était pas désagréable. Mais rapidement, comme on avait créé une offre routière, les voitures s’y sont engouffrées, les gens ont acheté des voitures. L’ADTC a commencé à évoquer le tram, et l’adjoint à l’urbanisme, Jean Verlhac, en 71, est venu nous voir au PSU et nous a dit : "vous vous rendez compte à l’ADTC ils veulent le tram, comme le tram de nos grands-mères". Le monde associatif a évolué plus vite et a mis en débat dans la population le tram. Un peu comme pour la rocade aujourd’hui. Les élus sont tous pour, mais l’ADTC prévient que c’est une bêtise.

En 65 avec des copains de la municipalité on avait mis en avant un rapport de Buchanan, un Anglais, qui avait écrit "Traffic in town" et qui privilégiait le piéton en ville, en mettant en garde contre la voiture. La ville est faite pour rassembler, et les hommes ne se rassemblent pas dans des voitures mais en tête à tête, à pied. On sentait déjà le danger à l’époque. Pourtant, on a, j’ai laissé faire des erreurs de techniciens qui ont adapté la ville à la voiture, avec trop de voies, trop larges, avec des courbures de virages permettant de tourner à toute vitesse. On a cédé à la pression des techniciens, qui avaient forcément raison. Sur les boulevards, à une époque, on pouvait rouler à 100 à l’heure. J’en ai fait l’expérience. Boulevard Jean Pain devant la mairie les gens roulaient à 100 à l’heure jusqu’au boulevard Agutte Sembat, sur deux fois trois voies. Il a fallu faire changer les mentalités centimètre par centimètre. On a construit des villes pour la périphérie, chacun son petit pavillon, sa voiture.

( A suivre. Prochain post : L’idéal olympique : "On va les écraser".)

 


Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 11 2008 00:27
Date Tue, 21 Oct 2008 20:05:50 +0200 (CEST)
http://ainfos.ca/fr/ainfos07788.html
voir aussi :
http://contrelesolympiquesde2010.anarkhia.org/


Le Train de la Honte aboutit pathétiquement à Montréal dans un éclat de perturbation anti-olympique!

Montréal, le 20 octobre 2008 ? Une centaine de manifestant-e-s se sont rassemblé-e-s dans le Vieux Port de Montréal, samedi dernier, pour perturber le dernier toussotement public du soi-disant « Train de la fierté » du Canadien Pacifique. Après plusieurs manifestations et perturbations similaires tout au long de sa course à travers le pays, de la côte ouest jusqu'à Montréal, le « Train de la fierté » (surnommé le « Train de la Honte »), a une fois de plus été accueilli bruyamment par des manifestant-e-s et a dû modifier ou carrément annuler plusieurs éléments du programme prévu pour la cérémonie de clôture.

-> Photos de la perturbation du Train de la fierté du CP à Montréal :
http://www.mediacoop.ca/photo/138

Parmi les manifestants et manifestantes du « Comité d'accueil du Train de la Honte à Montréal » figurait un importante délégation de la communauté Mohawk de Kahnawake, dont Stuart Myiow Sr. du Mohawk Traditional Council, et Carol
McGregor, qui a parlé de la résistance soutenue contre le projet d'extension de l'autoroute 30 sur la rive sud de Montréal, à travers le territoire de Kahnawake.

Norman Matchewan, de la communauté Algonquine de Lac Barrière, a présenté la lutte actuelle menée par sa communauté, à quatre heures au nord de Montréal, pour forcer le gouvernement à respecter ses engagements (plus de renseignements sur la lutte des Algonquins de Lac Barrière:
www.solidaritelacbarriere.blogspot.com ).
Les manifestant-e-s ont aussi dénoncé les propos racistes tenus par Richard Pound, le représentant
canadien du Comité international olympique (CIO) et chancelier de l'Université McGill, qui en août dernier a affirmé que le Canada du 17è siècle n'était rien qu'un « pays de sauvages ».

Le Comité d'accueil du Train de la Honte, muni d'un système de son mobile et accompagné par l'Ensemble Insurrection Chaotique (la fanfare anarchiste de Montréal) a facilement réussi à se rendre jusqu'au site principal du
soi-disant « Spirit Train ». Malgré les pitoyables efforts déployés par la police du Vieux Port, la police de Montréal, la GRC? et le personnel du Train de la Honte pour bloquer leur passage, les manifestant-e-s ont
facilement contourné la « sécurité ».

Pendant la majeure partie de la journée, les manifestants et manifestantes étaient en fait plus nombreux-euses que les spectateurs et spectatrices du Train de la honte! Les organisateurs de l'événement ont dû annuler les
discours des athlètes prévus au programme, et les prestations musicales de « l'orchestre maison » du CP et des « québécois de service » de la Bottine Souriante ont été tapageusement perturbées par des slogans anti olympiques
matraqués avec insistance par les protestataires. Les mascottes olympiques, quant à elles, ont systématiquement dû fuir sous escorte chaque fois que les manifestant-e-s s'en approchaient pour dénoncer l'indécente réappropriation
culturelle dont elles sont un exemple aberrant. La diffusion en direct des commanditaires médiatiques du « Spirit Train », (Q92 et Team990) a également été perturbée à plusieurs reprises, au grand désespoir des
réalisateurs! Au moins un millier d'autocollants ont été apposés sur le site du Train de la Honte, et des centaines de dépliant exposant les « Dix raisons de s'opposer aux Olympiques de 2010 » ont été distribués
(principalement aux passant-e-s, puisque pratiquement personne n'était sur place pour participer à l'événement du Train de la Honte!)

Dans un reportage de la Presse Canadienne, le CP a affirmé qu'au moins 1 500 personnes ont participé à leur événement à Montréal, et qu'au total environ 35 000 personnes ont participé aux activités du Train d'un bout à l'autre du
pays, mais il est évident que ces estimations sont ridiculement exagérées.
En réalité, toute l'entreprise du soi-disant Tain de la fierté fut un échec monumental, depuis son départ de Port Moody, C.-B., jusqu'à son dernier stop à Montréal, en passant par l'idée saugrenue de planifier un événement le
lundi de l'Action de Grâce à Mississauga, ON., et l'action courageuse des activistes qui se sont enchainé-e-s à la voie ferrée pour entraver le passage du Train dans le sud de l'Ontario. En fin de compte, les réseaux de solidarité avec les peuples autochtones ont été en mesure de perturber le passage du Train de la Honte d'un bout à l'autre du pays.

La mobilisation du week-end dernier contre le Train de la Honte poursuit la série d'événements organisés à Montréal pour sensibiliser la communauté et mobiliser la résistance aux Jeux olympiques de 2010 :

-> Une vidéo (en 5 parties) documentant la visite des organisateurs autochtones anti-olympiques Gord Hill et Angela Sterritt à Montréal (mai 2008): http://www.isuma.tv/?site/displayFilm/id/521/webcam//thumbpage/1
-> Un photo reportage documentant la visite des organisateurs autochtones anti-olympiques Kanahus Pellkey et Dustin Johnson à Montréal (janvier 2008):
http://photos.cmaq.net/v/no2010/
-> D'autres reportages et informations en français :
http://contrelesolympiquesde2010.anarkhia.org/
-> Dix raisons de s'opposer aux Olympiques de 2010 :
http://www.amp-montreal.net/?q=fr/node/28 (consultez page 56 de la zine du
Bloc-AMP)

Des activistes de solidarité avec les peuples autochtones continueront de travailler avec leurs alliés autochtones pour sensibiliser la population au sujet de la résistance aux Jeux olympiques de Vancouver 2010 et de la
campagne « Resistance 2010 ».

-- Un rapport du Comité d'accueil du Train de la Honte à Montréal
indigenoussolidaritymontreal(a)gmail.com -http://www.amp-montreal.net/?q=fr/node/9


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Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 10 2008 19:36

Le foot, opium du peuple

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/27/le-foot-opium-du-peuple_1111479_3232.html


U
ne nouvelle fois, un match "amical" de football opposant l'équipe de France à une équipe du Maghreb a été l'occasion d'une explosion de chauvinisme et de xénophobie. Gouvernement, responsables politiques et supporters se sont en effet livrés à une consternante surenchère d'expressions ethnico-identitaires, communautaristes, nationalistes, à la limite du racisme, que seul le football est capable d'engendrer, et in fine de légitimer ou de banaliser au nom d'une passion infantile qui confine à l'intoxication mentale. Pascal Boniface, qui pense que la Terre est ronde comme un ballon, soutenait il y a quelques mois encore, avec Lilian Thuram et le sociologue Michel Wieviorka, que "ce n'est pas le football qui crée le racisme. Il est même au contraire un puissant vecteur d'ouverture sur les autres et de fraternité".

Les très nombreuses insultes, provocations et violences racistes et antisémites que l'on constate sur tous les stades d'Europe depuis plusieurs années, avec l'extension des groupes d'extrême droite - ultras, fascistes, skins, néonazis -, attestent bien évidemment le contraire.

Le football enkyste en effet les identités nationales ou régionales dans des identifications mystificatrices (les Bleus, les Verts, les Sang et Or, les Blanc et Noir, etc.), qui ne peuvent pas ne pas engendrer des comportements de rejet et de haine de l'autre, et surtout des désirs de revanche ou de vengeance (mettre une "raclée", une "déculottée", une "branlée"...).

Que ce soit pour les Bleus ou pour les Rouges, contre la France pour la Tunisie, contre la Tunisie pour la France, c'est dans un même élan irrationnel d'identification mimétique à la mère patrie ou à des mythes nationaux que se produisent ces stigmatisations de l'adversaire et ces désignations de boucs émissaires, comme on l'a vu pour les huées adressées à Hatem Ben Arfa, international français d'origine tunisienne, quasiment considéré comme un "traître" ou un "harki".

Contrairement aux illusions de tous ces intellectuels qui ne veulent voir dans le football qu'un jeu de balle qui permettrait l'intégration républicaine, la concorde civile et l'amitié entre les peuples, la réalité effective des terrains montre qu'il remplit surtout une fonction réactionnaire de dépolitisation, de grégarisation régressive et d'exutoire aux frustrations.

La Marseillaise copieusement sifflée au Stade de France a été ainsi l'occasion d'une vaste opération de diversion idéologique en pleine crise financière. Indignés par cette "insulte" à la France, la droite, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont immédiatement récupéré l'affaire et dénoncé cet affront à l'"identité nationale", ses symboles et ses valeurs.

 

"OUTRAGE À L'HYMNE NATIONAL"

 

Le député UMP Lionel Luca demandait aux siffleurs de "faire leur valise pour réintégrer le pays de leur origine". Bernard Laporte ne voulait plus de rencontres contre les équipes du Maghreb au Stade de France, Michèle Alliot-Marie entendait porter plainte pour "outrage à l'hymne national", tandis que Jean-Marie Le Pen dénonçait sans surprise "l'utopie de l'intégration des masses étrangères à notre culture". Le gouvernement proposait même d'interrompre les matches où l'hymne national serait sifflé.

On imagine les mesures de sécurité destinées à évacuer les stades et à contrôler des milliers de supporters chauffés à blanc ! Pour M. Sarkozy, "l'amour profond du football" invite donc les contribuables à financer la bunkerisation militaro-policière des stades et de leurs alentours. Michel Platini, président de l'UEFA, qui semble oublier les responsabilités propres du football-business, et notamment les massacres du Heysel en 1985 et de Sheffield en 1989, prétend que le football est "pris en otage par le monde politique" (Le Monde du 18 octobre).

Or, c'est l'inverse qui se produit : les hommes politiques sont non seulement sous l'emprise de la folie foot, mais c'est l'espace public dans son ensemble qui est gangrené par l'hystérie des pelouses vertes. C'est bien le football dans son ensemble, ses mercenaires en crampons, ses affrontements belliqueux dans des "matchs à hauts risques", ses mouvements de foule dans le cadre d'une mise en scène guerrière chargée en émotions archaïques et en effets d'ambiance - haut-parleurs, banderoles agressives, hymnes nationaux, levées de drapeaux, chants vengeurs - qui est la source ultime de tous les "incidents", "dérapages", "excès", "déviations", "bavures".

Sepp Blatter, président de la FIFA, le sait pertinemment : "Quand un nationalisme exacerbé s'ajoute à la passion et à l'émotion, cela devient explosif" (L'Equipe du 16 octobre). Plutôt que d'arrêter les matches, il serait donc peut-être temps de songer à zapper le football, opium du peuple.


Sofia Bouratsis, master de philosophie, université Paris-I ;

Jean-Marie Brohm, professeur de sociologie, université Montpellier-III ;

Olivier Gras, doctorant en sociologie, université Montpellier-III ;

Fabien Ollier, directeur de publication de la revue Quel sport ?

Par Zinedine Z. - Publié dans : Amitié entre les peuples
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Mercredi 15 octobre 2008 3 15 10 2008 17:36
Dernier tour de terrain pour les condamnés à mort.


Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 10 2008 17:41
Nous avons reçu un appel que nous publions ici. Ni à Grenoble, ni ailleurs ! Les JO, c'est pas beau !
Z.Z

Bonjour,

La Ville de Grenoble s'apprête, lors d'un conseil municipal extraordinaire, le 6 octobre, à officialiser sa candidature aux Jeux Olympiques d'hiver de 2018.

Le CAO - Comité Anti-Olympique - dénonce les ravages qu'une telle entreprise infligerait à une technopole déjà éprouvée par la course à la croissance et à la compétition menée par ses dirigeants (urbanisation démesurée, pollution, ségrégation sociale, technification de la région).

Vous trouverez ci-dessous le texte d'une pétition lancée le 1er octobre 2008 et qui a recueilli, en une semaine à peine, 2000 signatures dans la région.

Non aux Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs.

CAO - Comité Anti-Olympique
comiteantiolympique@yahoo.fr

http://nantes.indymedia.org/article/15011
****************
m o i n s v i t e – m o i n s h a u t – m o i n s f o r t

Nous ne voulons pas d'une candidature grenobloise
aux Jeux Olympiques de 2018

Nous, habitants de la cuvette grenobloise et des communes de montagne voisines, refusons la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. Non, la population n'est pas unanime pour défendre un projet dont les conséquences seraient lourdes pour la vie des Grenoblois :

- Un coût indécent. Les JO de 1968 ont été remboursés, via des impôts locaux augmentés, jusqu'en 1995. Une simple candidature coûte des dizaines de millions d'euros. Pour les seuls "Jeux de la Neige" (4 au 6 décembre 2008), opération de communication destinée à impressionner le Comité Olympique, la mairie débourse 400 000 € (pour un coût total dépassant largement le million d'euros). N'avons-nous pas de besoins plus urgents à régler avec de telles sommes ?
M. Destot prétend que sa réélection en mars 2008, sur un programme comportant la candidature aux JO, légitime ses lubies. Rappelons qu'il a obtenu, au 2e tour des municipales, 20 959 voix sur un collège de 127 551 Grenoblois en âge de voter. Un Grenoblois sur 7 seulement.

- Des aménagements démesurés. Alors que la cuvette étouffe dans la pollution et souffre d'une urbanisation galopante, les JO imposeraient des années de travaux pour créer 30 000 lits - hors spectateurs ! – et des infrastructures gigantesques : Rocade Nord avec tunnel sous la Bastille, autoroute A51, agrandissement de l'aéroport de Saint-Geoirs, élargissement de l'A48, etc. La mairie veut profiter des J.O pour accélérer la réalisation du Sillon Alpin (continuité urbaine de Genève à Valence sur 220 km) et l'urbanisation high tech du centre (le projet GIANT et ses gratte-ciel). Nous refusons cette mégalopole inhumaine.

- Un environnement saccagé. Les JO de 1968 ont laissé des massifs défigurés : tremplin à ski de Saint-Nizier du Moucherotte (280 000 m3 de terrassement (1)) devenu un tas de béton abandonné ; matériel d'éclairage laissé tel quel aux Trois Pucelles et sous le Moucherotte ; piste de bobsleigh de l'Alpe d'Huez – 3000 m3 de béton coulé - abandonnée depuis 1972, etc. Cinquante ans plus tard, cette même course folle à la croissance économique qui justifie la candidature de Grenoble a bouleversé le climat et la montagne : la neige se fait rare dans les stations de moyenne altitude. Les Jeux exigeront ces canons à neige qui, dans le Vercors par exemple, imposent de créer des lacs artificiels, gaspillent une grande quantité d'eau et d'électricité, perturbent les cycles naturels de la végétation, de la faune, et ravagent les paysages (2).

- Une ville fliquée. En 1968 l'armée avait déployé 7000 soldats dans Grenoble. En 2018, grâce aux avancées des technologies sécuritaires, la ville sera couverte de caméras de surveillance, de systèmes de traçabilité (puces RFID) et d'identification (biométrie), et placée sous contrôle policier. Un avant-goût est fourni par les dispositifs installés au Stade des Alpes et acceptés en toute soumission par les supporters.

- Une idéologie répugnante. L'"idéal olympique" sans cesse loué par les décideurs est résumé par les déclarations du maire de Grenoble, M. Destot : "Une candidature en 2018 est une formidable opportunité pour notre ville"; "Une formidable opportunité pour la montagne française, confrontée à une concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique." En somme, il s'agit de mettre à genoux nos concurrents mondiaux en toute fraternité et de remplir les poches des idéalistes chefs d'entreprises, commerçants et développeurs touristiques dauphinois. Qui ne s'y sont pas trompé puisqu'ils ont créé l'association "Pro JO" à l'initiative de la Chambre de Commerce et d'Industrie, qui ordonne dans un courrier aux patrons grenoblois : "Vous êtes chef d'entreprise responsable, vous vous devez d'être intéressé par cet événement." L'idéal olympique, c'est celui de l'argent, de la compétition, de la réussite
à tout prix, y compris celui de la triche : "Le milieu sportif de haut niveau éduque efficacement ses adeptes à la dope, à la triche, à la magouille et aux petits arrangements pour monter sur le podium. Le sport de haute compétition est une course poursuite incessante entre les gendarmes - les officiels des fédérations - et les voleurs : les champions qui veulent toujours jouer avec les règlements afin de passer l’adversaire (...). »(3) Bref, la loi du plus fort..

De Berlin à Pékin, l'idéal olympique a prouvé qu'il s'accordait à toutes les dictatures. Par respect pour le sport, pour la dignité et la liberté, nous refusons la candidature de Grenoble.

Non aux Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs.

Grelibre, le 1er octobre 2008
CAO – Comité Anti-Olympique
comiteantiolympique@yahoo.fr

Notes
(1) Le Daubé, 28 Janvier 2008
(2) Montagne Magazine n°287, novembre 2004
(3) http://www.rue89.com/stethosport/le-sport-de-haut-niveau-grande-ecole-de-la-triche
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 10 2008 23:22
De nos camarades canadiens.
Z.

Lundi 22 septembre 2008 - Parmi pots, casseroles, sirènes et chants tels que “No Olympics on Stolen Native Land” (Pas d’Olympiques sur des Terres Autochtones Volées), les activistes du Réseau de Résistance aux Olympiques (ORN) - y compris familles avec enfantEs - ont abattu avec succès la cérémonie d’hier, qui annonçait le départ du Train de l’Esprit, partant de Port Moody (tout près de Vancouver), et s’apprêtant à faire le tour du Canada sur les rails du Canadien Pacifique.

D’après Gord Hill, membre du Réseau de la Résistance aux Olympiques, ” Avec les manifestantEs presque plus nombreu-ses que les spectateurs-rices, la partie la plus vive d’aujourd’hui fut celle de la résistance contre les Olympiques. Nous sommes confiantEs que l’annulation forcée de cette cérémonie en inspirera d’autres, alors que le Train voyage à travers le Canada.”

L’action au Port Moody fut la première d’une série d’actions contre le Train de l’Esprit Olympique qui se plannifient à travers le pays tel qu’à Edmonton, Calgary, Montréal et Toronto au cours du prochain mois.

Des activistes ont plus tard déclaré qu’elles/ils sont enragéEs par les arrestations non-justifiées et délibérées des deux personnes, comprennant une femme aînée. Ces deux personnes ont, depuis, été relâchéEs.

D’après le manifestant Peter Haywood “À aucun moment, lors de cette manifestation, nous avons menacé, provoqué ou attaqué quiconque. Néanmoins, certain-es membres du public aussi bien que des officiers de police identifié-es ou fantômes ont agressivement poussé et attaqué des manifestantEs, ce qui a augmenté l’intensité de la situation.”

Par exemple, une femme avec deux enfants est entrée dans la foule très agressivement confrontant les manifestantEs. Tous les manifestantEs ont fait une place pour partir, néanmoins avec ses deux enfants elle décida de rester et d’injurier les manifestantEs. Pendant ce temps, un jeune homme manifestant a été poussé par un photographe sur un policier, qui l’a promptement arrêté sans raison apparente. Une vieille dame, qui avec d’autres personnes concernées a suivi la police pour les questionner sur l’arrestation, a été violemment poussé contre le capot d’un véhicule et arrêté.

La police a refusé de lire les droits aux personnes arrêtées et de leur expliquer leurs accusations. Ces arrestations arbitraires sont une expression du fascisme policier, qui a rendu utilisable la liberté d’expression dans le but de défendre les intérêts olympiques, comme le disait Alissa Westergard-Thorpe, témoinE des arrestations.

Comme le dit le Réseau de résistance aux Olympiques : Loin d`être simplement à propos de sport, l’histoire des Olympiques est une des racines du déplacement, de l’avidité corporative, de la répression et de la violence. Au Canada, les effets de la venue des Jeux d’hiver sont déjà en apparence – expansion du tourisme sportif sur les terres indigènes, accroissement de l’itinérance à travers la province, gonflement (ballonnement) des dépenses publiques, destruction sans précédent de l’environnement et augmentation sans précédent des dépenses pour la police et la sécurité.

Pour plus d’informations ou si vous êtes intéresséEs d’organiser ou de coordonner activement les efforts de la résistance contre les Olympiques de 2010, svp visitez www.no2010.com ou écrivez à olympicresistance@riseup.net Un communiqué du ORN a été posté à : http://no2010.com/node/295

Agissez contre le Spirit Train dans votre ville ! Pour l`horaire et les arrêts du Spirit Train, svp visitez : http://www.no2010.com/node/295

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
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Dimanche 14 septembre 2008 7 14 09 2008 20:04
Oh grand Totem,
Oh puissant symbole !
Allume notre joie avec ta télécommande.
Pour être comme tout le monde en ton royaume
nous voulons croire en ton Grand Jeu Multinationaliste


S’il te plaît, fais de nous tes marchandises – Oh Oui - Oh Oui !
Nous voulons être achetés et vendus, utilisés et abusés
Toujours plus, empli nos têtes de tes excrétions bonimenteuses
Fais nous oublier nos actions et nos inactions honteuses
donne un sens à notre vie avec tes distractions joyeuses

Du pain , des jeux et des femmes font notre bonheur !
Nous voulons que tes gros ballons comblent nos désirs
En retour, laisse nous, pauvres fidèles,
t'offrir l’argent et la part de cerveau qui te reviennent - Oh Oui - Oh Oui !

M aintenant amenons les 40 000 prostituées dans le stade !
En cadeau, sacrifions ces quelques femmes à ton bon plaisir,
Oh divin Phallus !
Ainsi nous pourrons être heureux, nous reproduire
et accroître ta gloire - Oh Oui - Oh Oui !

Oh grand Winner !
Nous promettons d’adorer les gagnants tels des dieux
et de mépriser les perdants tels des gueux.
Oh phallus global, nous implorons ta bénédiction par derrière
Et vociférons ton triomphe en ce monde et au delà ! Amen


http://www.brigadeclowns.org/index.php?title=CoupeDuMondeDeFootre
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
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