Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.


On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Vendredi 11 juillet 2008 5 11 07 2008 17:16
L'olympisme totalitaire.

Comment ? Vous ne l'avez pas encore lu ?

Une fois encore, après les Jeux de Berlin en 1936 et ceux de Moscou en 1980, entre autres, l'olympisme propose le spectacle affligeant des affinités électives entre le monde du sport et, dit de manière générique, le fascisme. Le Collectif Anti-Jeux Olympiques entend ici poursuivre la lutte, entamée par ailleurs, pour le boycott des Jeux de Pékin 2008 en réunissant dans cet ouvrage des textes d'horizons divers...

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=26344

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 21 juin 2008 6 21 06 2008 17:53

Le "super-EPO" au marché noir des dopants

Par Zinedine Z. - Publié dans : Respect des règles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 mai 2008 4 15 05 2008 23:05

Merci à Claude Guillon

http://www.claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=218


JE BOYCOTTE...



Je boycotte les bureaucrates sanglants de Pékin qui tuent, dans la région autonome du Tibet et en Chine, pour garder la main sur le chrome, le cuivre et l’uranium tibétains, pour contrôler au Tibet le plus grand réservoir d’eau potable de l’Asie, pour éviter que les régions chinoises ne fassent sécession comme celles de l’ex-URSS, et pour maintenir leur pouvoir de classe sur une immense main-d’œuvre louée à bas prix au capitalisme mondial.

Je boycotte les ordures d’État, en France et ailleurs, qui les soutiennent, les excusent ou les ménagent en espérant - les crétins ! - « conquérir un nouveau marché ».

Je boycotte un Sarkozy qui ose déclarer que : « Le souhait de la France est que tous les Tibétains se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle et spirituelle au sein de la République populaire de Chine. »

Note 1. Le souhait de Laval et Pétain était que tous les Français se sentent en mesure de vivre pleinement leur identité culturelle au sein de l’Europe régénérée qu’incarnait l’armée nazie. Hélas ! le « dialogue » et la « retenue » ne l’ont pas emporté...

Note 2. Fais pas le malin, Fabius ! Si des émeutiers avaient attaqué l’Hôtel de ville du Grand-Quevilly, tu aurais été le premier à appeler la troupe !

Je boycotte les niaiseux sportifs [1] qui écrivent dans une supplique à Hu Jintao : « Nous croyons que les Jeux, au-delà de la marchandisation du sport, des rivalités politiques, des récupérations, représentent ce que l’humanité a de plus pur : le dépassement de soi, la fraternité, l’amitié et le respect entre les peuple. »

« Au-delà » de l’exaltation de la « race pure », de la paranoïa antisémite et antibolchévique, de l’éradication du mouvement ouvrier et des groupes « racialement inférieurs » dans les camps de travail et d’extermination, le nazisme était une chouette aventure entre garçons musclés et jeunes filles saines appréciant le grand air et la musique symphonique.

Je boycotte un dalaï-lama, curé aussi coincé du cul que ses semblables des autres religions, et sa claque de bobos occidentaux, qui sourient niaisement à chaque communiqué d’appel au dialogue que le bonhomme pond religieusement tous les dix cadavres d’émeutiers (Quand dalaï-lama fâché, dalaï-lama toujours faire ainsi !).

Note. Peut-on boycotter un exilé politique ? En voilà une question idiote ! Imaginez que le énième pape soit chassé du Vatican et obligé de vivre, à Avignon par exemple ! Ses cochonneries sur l’euthanasie, la contraception et la branlette en deviendraient admirables, c’est ça ?

Je boycotte, puisqu’il est question de la Chine et de l’attitude des occidentaux à son égard, un Badiou qui compare les manipulations de Mao lançant la prétendue « Révolution culturelle [2] » avec l’explosion libertaire de Mai 68, et profite du désarroi des degauches sarkozyfiés pour leur refiler une version light du stalinisme maoïste, avec mentions de la « violence », qui visait malheureusement un ennemi « incertain » ou « le parti lui-même ».

Lisez-le : « Le marxisme, le mouvement ouvrier, la démocratie de masse, le léninisme, le Parti du prolétariat, l’État socialiste, toutes ces inventions remarquables du XXe siècle [sic], ne nous sont plus réellement utiles. Dans l’ordre de la théorie, elles doivent certes être connues et méditées. Mais dans l’ordre de la politique, elles sont devenues impraticables. » Badiou Alain, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, Lignes, 2007, p. 150. Je souligne.

Combien de dizaines de millions de cadavres [3], Badiou, a-t-il fallu pour contraindre staliniens et maoïstes à reconnaître comme « impraticables » ces « inventions remarquables » ?

On voit qu’il n’y a pas qu’au rayon boucherie des supermarchés qu’on pratique la « remballe » !

Vous allez me dire : Boycotter, c’est un peu court, uniquement négatif... Je vous donne raison, Ninon ! Et c’est pourquoi, dans le même registre symbolique.


 

[1] Ceci est un pléonasme. À vos dictionnaires !

[2] « La "Révolution culturelle" qui n’eut de révolutionnaire que le nom, et de culturel que le prétexte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir, menée au sommet entre une poignée d’individus, derrière le rideau de fumée d’un fictif mouvement de masses (dans la suite de l’événement, à la faveur du désordre engendré par cette lutte, un courant de masse authentiquement révolutionnaire se développa spontanément à la base, se traduisant par des mutineries militaires et par de vastes grèves ouvrières ; celles-ci, qui n’avaient pas été prévues au programme, furent impitoyablement écrasées). » Simon Leys, Les Habits neufs du président Mao. Chronique de la Révolution culturelle, Éditions Champ libre, 1971 ; rééd. in Essais sur la Chine, coll. Bouquins, 1999.

[3] Je ne prétends pas faire ici l’addition des victimes du stalinisme dans ses versions concurrentes, soviétique, chinoise, et cambodgienne ; je ne voudrais pas déprimer d’éventuels lecteurs néo-nazis qui se prennent pour de vrais durs.

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 11 avril 2008 5 11 04 2008 23:05
*Objet :* pétition à signer

1pétition à signer :
http://www.trekmag.com/News/273-non-au-dakar-2009.html
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 7 avril 2008 1 07 04 2008 18:39
Et bon anniversaire ! Athènes, Londres, Paris, continuons à souffler sur le symbole de la tyrannie. JO de Pékin : le bagne !
Des milliers de flics pour protéger un symbole de quoi ? de paix ? C'est se foutre de notre gueule. Berlin, Moscou, Los Angeles, Pékin, la flamme est portée par les tyrans de la planète !

PARIS (AFP) — Le parcours de la flamme olympique à travers Paris a été marqué lundi par de multiples incidents, provoqués par des manifestants pro-tibétains, entraînant l'interruption du relais à plusieurs reprises et contraignant les autorités à éteindre momentanément la torche, en dépit d'un service d'ordre impressionnant.
http://afp.google.com/article/ALeqM5jcjrfYO9EcORNT42BaK1qVkN2-Xg


Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 19 mars 2008 3 19 03 2008 18:11
undefined Le masque du sport olympique  tombe une fois de plus. Toute la clique capitaliste mondiale, de la Chine aux Etats-Unis en passant par l'Europe se démène pour le faire tenir. Mais de moins en moins de monde résiste à l'évidence : les JO ne servent pas la liberté. Au contraire.
Après Berlin en 1936, Mexico en 1968 et Moscou en 1980, les sportifs défileront fièrement devant les bouchers de l'état chinois en ignorant superbement les cadavres.  Une médaille vaut plus que la liberté. Travailler toute sa vie pour une médaille, c'est déjà abdiquer la sienne propre. Le Laogaï, connais pas. Tian'anmen ? euh...

Les sports ont fait fleurir toutes les qualités qui servent a la guerre (Pierre de Coubertin, Essais de psychologie sportive )

En prévision des Jeux de Pékin, la Chine s'est promis de faire passer la flamme olympique par le Tibet en dépit des manifestations sanglantes qui s'y sont produites, et elle a dit mener une lutte à mort avec la clique du dalaï-lama dans le territoire himalayen.

Reuters, mercredi 19 mars 2008

Manifestation vendredi 21 mars à 15h place du Trocadéro contre la répression chinoise et pour le boycott des JO de Pékin 2008.



Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 16 mars 2008 7 16 03 2008 22:19
(...) Pékin, qui a promis des Jeux verts et fleuris, embellit à vue d’œil. Mais la campagne déjà bien pelée des environs jaunit tout aussi vite.

Tribut. 2008, l’année de tous les défis pour Pékin, démarre sur une sécheresse alarmante, pour la neuvième année consécutive : «Les précipitations ont diminué de 70 % cet hiver», ont annoncé les autorités : 11,1 millions d’hectares de terres cultivables seraient déjà affectés dans le nord du pays, 2,5 millions de personnes souffriraient d’une pénurie d’eau potable et le niveau des nappes phréatiques aurait baissé de 50 cm à Pékin et à Tianjin, la mégapole voisine. Des annonces alarmantes, alors que certains experts non officiels pronostiquent une augmentation de 30 % des besoins en eau de la capitale pendant les Jeux olympiques. Le bureau de l’Eau de Pékin et celui de la Propagande démentent, assurant prendre «toutes les mesures pour économiser l’eau». Zhang Shouquan, chef du bureau de l’Eau, rassure les visiteurs et les athlètes. Ils auront tout ce qu’il faut en août, «des robinets, des piscines et des lacs». Et de l’eau potable de bonne qualité. Le site aquatique de Shunyi, au nord de la capitale, n’est-il pas déjà un succès ? Sur ce lac de 63 hectares, auront lieu les épreuves d’aviron et de canoë-kayak. Il y a quelques années, c’était encore le lit d’une rivière asséchée. Son remplissage reste un mystère.

undefined

 

Les annonces sur la sécheresse justifient le pompage des provinces environnantes pour alimenter la capitale. Car les grandes manœuvres concernant l’eau s’intensifient à l’approche des JO. La presse d’Etat vient d’annoncer un nouveau détournement du Fleuve Jaune vers Pékin, «dans le cadre du programme d’alimentation de la capitale en vue des Jeux olympiques». Une dérivation de 156 millions de mètres cubes vers le lac réservoir de Baiyangdian, à 70 kilomètres de Pékin, a débuté la semaine dernière et durera vingt jours. L’équivalent de deux semaines de consommation de la capitale, dont la population (18 millions) a quadruplé depuis les années 60. C’est la deuxième fois de l’année que Pékin ordonnerait d’ouvrir les vannes. En janvier, un volume équivalent a déjà été détourné le long d’un canal de 400 km. Des dizaines de milliers de paysans qui vivent alentour paient leur tribut à la gloire nationale. Et sans protester, sous peine d’être accusés d’antipatriotisme. L’an dernier, certains riverains du Fleuve Jaune déjà très pollué ont été obligés d’abandonner leurs cultures traditionnelles, au profit d’espèces moins assoiffées. Ce ne sont pas les seuls.

 

Pékin assèche le pays tout entier. Une route de l’Est, entre la côte du Shandong et la capitale, est en chantier le long de l’ancien Grand Canal construit par les empereurs. Un nouveau canal partira bientôt d’un affluent du fleuve Bleu, le Yangzi, et drainera des millions de mètres cubes jusqu’à Pékin, siphonnant plusieurs autres cours d’eau au passage. Dans la province mitoyenne du Hebei, l’une des plus sèches du pays, des lacs ont été rayés de la carte et des dizaines de milliers de paysans déplacés, en raison d’un projet de dérivation semblable. Une première portion de 210 km, entre Shijiazhuang et Pékin, devrait être inaugurée à temps pour les JO. La lointaine province du Shaanxi, pompée elle aussi par la capitale, s’inquiète des restrictions obligatoires et demande des compensations : «Nous devons fermer nos usines pour préserver la qualité de l’eau de Pékin, mais nous avons besoin de vivre», a protesté An Qiyuan, un responsable local, interrogé par le Financial Times.

 

Pénuries. Des défenseurs de l’environnement, tel Dai Qing, s’indignent devant le détournement de l’eau potable des provinces pauvres, pour «assurer le luxe à Pékin». Selon eux, la crise de l’eau ne fait que commencer et de graves pénuries sont à prévoir en 2010. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la Chine possède 7 % des ressources en eau de la planète, pour le quart de sa population. Et celle-ci découvre à peine les chasses d’eau et les machines à laver.

PASCALE NIVELLE
Libération ; lundi 10 mars 2008

 

Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 16 mars 2008 7 16 03 2008 20:05
Le sport "école de vie", moyen d'éducation, facteur d'intégration ?

Jugeons sur pièce !

Bien à vous,

Harpo.
http://www.grouchos.org/
PS: il ne s'agit pas là de faire du moralisme à bon compte mais d'analyser
les effets du sport à partir de l'accumulation de faits qui atteignent une
masse critique...
------------------------
Mardi 05 Février 2008
La Ligue 1 au radar
Par Axel CAPRON


Ça devient une fâcheuse habitude! Après Mickaël Landreau, Sylvain Wiltord,
Milan Baros et bien d'autres, c'est au tour de Jérôme Rothen de s'illustrer
dans la rubrique "excès de vitesse", le gaucher parisien ayant été flashé
récemment sur l'Autoroute de Normandie à 245 km/h! La gendarmerie lui a
aussitôt infligé un avertissement en confisquant Porsche et permis...
                                           ~~#~~
bolide_paname.jpg
Ce n'est un secret pour personne, les joueurs de Ligue 1, dès qu'ils touchent leurs premiers gros salaires, aiment s'offrir de grosses cylindrées. Il n'y a qu'à faire un tour sur les parkings du Camp des Loges, de la Commanderie, de Tola-Vologe ou de la Turbie par exemple, pour se rendre compte de cet engouement pour la vitesse et les voitures de sports, on est bien loin de la 2CV de l'ancien gardien de l'ASM et de l'équipe de France, Jean-Luc Ettori...

Mais tout comme en football, il y a des règles, sanctionnées de cartons jaunes ou rouges, sur les routes, la conduite automobile sur route est soumise à des codes, avec des vitesses à ne pas dépasser. Et ça, certains joueurs ont visiblement du mal à le comprendre ou en tout cas l'admettre.
Dans la rubrique "excès de vitesse", on connaissait ainsi déjà Mickaël
Landreau, l'actuel gardien du PSG ayant été flashé à 215 km/h sur l'A85 à
l'époque où il évoluait au FC Nantes, ce qui lui avait valu amende et
suspension de permis de cinq mois. Un excès de vitesse d'autant plus
répréhensible que quelques mois plus tôt, l'intéressé avait participé à une
campagne de prévention routière. Comme si un joueur prônait le beau jeu et
se mettait aussitôt à faire des tacles par derrière...

Mais Landreau n'est pas un cas isolé, puisque du côté de Marseille,
l'Egyptien Hossam Mido s'était également illustré en la matière, avec un
flash à 212 km/h sur l'A8, tandis que Franck Ribéry avait eu quelques
problèmes de conduite, l'international ayant été pris par la patrouille
quand il évoluait à l'OM, alors qu'il ne possédait pas le permis! Depuis,
l'international a réparé l'erreur, une bonne idée pour tester sa vitesse de
pointe sur les autoroutes allemandes où la vitesse, sur certains tronçons,
n'est pas limitée.

Le "record" pour Baros

Pour revenir aux excès de vitesse, la palme de la Ligue 1 revient à deux
hommes qui portaient alors le maillot de l'Olympique Lyonnais: Sylvain
Wiltord, flashé en ville à 135 km/h (contre 50 km/h autorisés!), ce qui lui
a valu quelques convocations, non honorées, au poste de police. Du coup, le
joueur avait été interpellé l'été dernier lors de la reprise de
l'entraînement, provoquant pas mal de remous du côté de Tola-Vologe. Le
"record" sur autoroute reste cependant la propriété de Milan Baros, qui, le
2 novembre dernier, a doublé la vitesse autorisée (130 km/h), en se faisant
contrôler à 271 km/h sur l'A42 à hauteur de la commune de Dagneux, dans
l'Ain. En guise d'excuse, le Tchèque avait expliqué aux gendarmes vouloir
faire écouter le bruit du moteur de sa Ferrari F430 à l'ami qui
l'accompagnait. L'automobile avait été aussitôt saisie, le permis du joueur,
parti la semaine dernière à Portsmouth, confisqué.

Bolide.jpg

Jérôme Rothen a-t-il voulu faire tomber ce "record"? Toujours est-il que le milieu de terrain du PSG a battu son coéquipier Mickaël Landreau, avec un flash à 245 km/h sur l'A13 au niveau de la commune normande de Bourg-Achard, la date du forfait divergeant selon les sources. L'intéressé s'est vu confisquer sur le champ Porsche 997 et permis de conduire, avec une convocation devant le Tribunal correctionnel de Bernay (Eure). Jérôme Rothen risque une forte amende, sans doute une goutte d'eau compte tenu des salaires des meilleurs pros de la L1, et une suspension de permis de trois ans, qui va l'obliger à découvrir les joies de la conduite accompagnée pour se rendre à l'entraînement...

2007 © Le Journal du Dimanche
Par Zinedine Z. - Publié dans : Respect des règles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 février 2008 7 17 02 2008 22:51
Nous publions ici un extrait d'un texte contre la candidature de Grenoble aux JO de 2018. Ni là, ni ailleurs !
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=145

A l’approche des élections municipales, la campagne sourde et continue menée depuis des années par Destot, maire de Grenoble, pour obtenir l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver en 2018 à Grenoble a pris un tour aigu et tapageur.

Prenant prétexte de l’anniversaire des précédents Jeux d’hiver en 1968 à Grenoble, le techno-maire a jugé astucieux de fondre sa propre campagne pour sa réélection avec celle pour l’obtention de nouveaux Jeux à Grenoble. Des panneaux géants dans toute la ville reproduisent des images de février 1968.
Ratrack.jpg
(...)
Une formidable « opportunité pour la montagne » ? Le développement du tourisme, des sports
d'hiver ?

Peut-être veut-il parler des remontées mécaniques ? On m'a récemment raconté l'histoire du
nouveau télésiège de Saint-Pierre-de-Chartreuse. Très représentatif de « l'opportunité pour la
montagne du développement touristique ». La petite station-familiale-très-prisée-des-Grenoblois a
connu  une  métamorphose  depuis  le  printemps  2006.  La  municipalité  de  Saint-Pierre-de-
Chartreuse ne pouvait plus supporter que le télésiège principal soit vieux, possède seulement des
sièges 2 places et connaisse régulièrement des pannes. Cela « nuisait à l'image de la station ». Au
lieu de le rénover,  elle a décidé d'en changer. Et d'en profiter pour faire de la publicité  en réalisant
un « investissement innovant », c'est-à-dire un télésiège débrayable 4 places, inadapté aux besoins
de la station. Mais c'est que ça coûte cher ces engins-là : il a donc fallu extorquer des fonds au
Conseil Général et à diverses communes voisines et lancer une souscription publique. Les Moines
Chartreux donnèrent des milliers d'euros. Passons sur les intrigues et manigances, les coupes
d'arbres, le nouveau parking. Au début de l'hiver 2007, le nouveau télésiège, finalement un 6 places
débrayable - « c'était à peine plus cher » -, est prêt et on fixe la date de l'inauguration au 18 janvier.
Manque de chance, il n'y a pas de neige à cette date, comme plus de la moitié de cet hiver-là, alors
on la repousse au 29 juin. Tout un symbole pour un télésiège installé « pour combattre le
réchauffement climatique », selon le maire. T-l-si-ge.jpg

Ou peut-être Michel Destot (Maire de Grenoble) veut-il parler des canons à neige ? Investissement obligatoire des stations modernes leur permettant un enneigement continu, ces « enneigeuses » cumulent les
« opportunités pour la montagne » : consommation d'électricité exhorbitante (plus importante que
celle des remontées mécaniques), pompage important d'eau, obligation de créer des « retenues
collinaires » (lacs artificiels) et perturbation du cycle de l'eau, appauvrissement écologique de la
végétation, bruit nocturne faisant fuir la faune, dégradation des paysages .

Qu'importe, toutes les stations en installent des dizaines, jusqu'à celle d'Autrans qui vient d'acheter
le plus important équipement du genre en France pour un site nordique, au grand dam de certains
habitants. C'est que pour Thierry Gamot, directeur de la station, «les stations de ski, notamment de
moyenne altitude, ne peuvent plus se permettre de rester au stade de la cueillette, il y a trop
d’intérêts économiques et sociaux en jeu. Si nous voulons continuer à être considérés comme une
destination neige, nous devons pouvoir pallier son absence ou son insuffisance. »  Une station de
ski, c'est avant tout « des emplois à préserver, un chiffre d'affaires à réaliser, des actionnaires à
rassurer et des retombées économiques à assurer » pour Claude Faure, président du directoire des
3 Vallées.

Ou peut-être fallait-il voir des exemples d'« opportunité pour la montagne » dans les réalisations
des J.O. de 1968. Par exemple, le tremplin à ski de Saint-Nizier du Moucherotte - 6 millions de
francs de l'époque, 280 000 m  de terrassement   -  construit à un endroit très rarement enneigé,
et qui s'est transformé depuis belle lurette en tas de béton abandonné avec vue sur Grenoble. Ou la
piste de bobsleigh de l'Alpe d'Huez – 3000 m  de béton coulé -, curieusement construite en face
sud et également abandonnée depuis 1972 ; « sa destruction coûtant trop chère ».
J'aurais aussi pu parler des gigantesques bouchons du dimanche sur les routes d'accès aux stations
(malgré leur élargissement), de la transformation des  villages en centres touristiques où poussent
les logements hideux aux prix exhorbitant, du saccage des sites par l'applatissement des pistes ou
l'installation des remontées mécaniques. J'aurais alors dessiné un tableau à peu près exhaustif de la
montagne iséroise aujourd'hui.
C'est à ce prix-là que les stations pourront perdurer, que la montagne française pourra accueillir les
J.O. de 2018 et continuer son « développement sportif, économique et touristique », si cher à
Destot Michel.
                                                 
Ce qui menace le plus la montagne française, ce n'est pas « la concurrence internationale » mais
l'expansion des stations. Vouloir organiser des J.O. d'hiver en 2018, c'est promouvoir cette
destruction durable de l'espace montagnard.
Par Zinedine Z. - Publié dans : Beauté du sport
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 25 janvier 2008 5 25 01 2008 00:37

 


enfant-chinoise-au-boulot.jpg Les usines chinoises emploient des enfants et des ouvriers payés la moitié du salaire minimum pour produire à la chaîne sacs, casquettes et autres accessoires siglés aux couleurs des Jeux olympiques de 2008 à Pékin, selon un rapport de l'organisation PlayFair 2008, qui regroupe la Confédération syndicale internationale, la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l'habillement et du cuir et la campagne "Vêtements propres".


Au moment où les membres du Comité international olympique (CIO) se réunissent à Londres pour faire le point sur les JO de 2012, le document, intitulé "Pas de médaille pour les JO", indique que des enfants de 12 ans travaillent dans quatre usines produisant des accessoires pour les Jeux. Les ouvriers travaillent jusqu'à quinze heures par jour, sept jours sur sept.

DROITS DES TRAVAILLEURS BAFOUÉS

"Recours à la main-d'œuvre infantile", "salaires représentant la moitié du salaire minimum légal", "horaires à rallonge", travail "dans des conditions insalubres et dangereuses", "travailleurs obligés de mentir aux inspecteurs indépendants", "non-déclaration à la sécurité sociale", etc., le réquisitoire, concernant un pays connu pour sa main-d'œuvre bon marché, est sévère.

Les concessions de licence olympique devraient rapporter environ 70 millions de dollars pour les JO de Pékin, selon PlayFair 2008. Les entreprises accréditées versent en effet une redevance, dont le montant est directement dévolu à l'organisation des Jeux.
Le Monde, 11 juin 2007.
Par Zinedine Z. - Publié dans : Les J.O c'est pas beau
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés