Jeudi 18 décembre 2008
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Bon, ça fait un moment que je devais vous en parler. Voici un livre très bien documenté, simple à lire et bourré
d'humour. Je dirais même, jubilatoire. Voici la 4e de couverture, et plus tard, je vous mettrai des citations.
Bises anti-sportives
Z.Z
L’enjeu est simple mais grave : il s’agit de reprendre possession de son corps, de le sauver de
l’embrigadement sportif et de son modèle industriel. Vanté par toutes sortes d'experts, le sport est devenu un
fléau qui brise les corps. Ceux des champions ou pourquoi pas des enfants. Il corrompt et bêtifie le reste. Car rien ne pousse sur le chiendent des pelouses synthétiques. Avec Pierre de
Coubertin, il prétendait "rebronzer une jeunesse veule et confinée", dans une ferveur quasi religieuse. Avec ses successeurs, le sport occupe désormais tous les instants et tous les lieux. Son
idéologie tient en quelques slogans d'un vide parfait. Sa ruse et sa force servent un but unique et définitif, devenir le spectacle absolu, une compétition désertée de toute signification, mais
toujours chargée de violence.
Le goût du sang
Tout ce que le sport veut, avec la ferveur indifférente d'un bacille, c'est se développer. S'il flirte avec tous
les autoritarismes, c'est qu'il partage avec eux une prédilection pour l'ordre et le paternalisme. Il prospère aussi avec le capitalisme, distrait avec la télévision, promet avec les louveteaux.
Il excite les obsédés, rassure les pudibonds.
Il est imbattable.
Gustav Caroll dénonce dans le sport l'un de nos pires tyrans. Mais un homme seul face une majesté aussi
puissante, se doit d'agir avec prudence. Il ne sera donc pas révélé si Caroll est anthropologue ou borgne ou viennois. Ses sources, en revanche, sont citées et leur rapprochement sera jugé soit
inquiétant soit comique, selon la propre philosophie du lecteur.
Par Zinedine Z.
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Publié dans : Beauté du sport
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