Dimanche 21 décembre 2008
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Un bon texte du camarade Phillipe Coutant sur le dopage et le tour de France. Je vous en livre ici la conclusion
et vous invite à aller lire l'intégralité ici :
<http://1libertaire.free.fr/LeTourdeFranceSymptome.html>
et je vous conseille de consulter ce site : <http://www.cyclisme-dopage.com/index.html>
Bonne lecture
Z.Z
Une chaîne de télévision suisse a organisé un débat en mai 2007 intitulé « Dopage : la grande hypocrisie ! »
:
« Tous dopés ? En tout cas, tous complices ! Du téléspectateur au soigneur en passant par les dirigeants, la
question du dopage patauge dans une grande hypocrisie. L’obsession de la performance et du résultat pousse à la tricherie médicalisée. »
Il est impossible de dire « On ne savait pas », le soutien populaire continue malgré les « affaires ». Notre société préfère « n’en rien vouloir savoir ». Le désir de croissance est bien présent,
il justifie le productivisme et le consumérisme sans se soucier des conséquences. Ce désir de croissance a porté Sarkozy au pouvoir. Cette attitude est la même que celle qu’observe Serge Latouche
vis-à-vis des conséquences écologiques de notre mode de vie [4] : la croissance a colonisé ce qu’il nomme notre imaginaire. Même shootés et tricheurs, les travailleurs sportifs du Tour de France
sont des héros. La croissance capitaliste peut continuer ses destructions. Le capitalisme développe une toxicomanie généralisée, il est mortifère pour les cyclistes professionnels et les autres,
comme pour la planète.
Je pense que l’on peut donc dire que « l’oubli » du dopage est un déni nécessaire au capitalisme postmoderne.
C’est une sorte de perversion, on sait, mais on se dit : « Oui c’est interdit ! Ce n’est pas bien ! Mais je veux jouir quand même ! » C’est pour toutes ces raisons que, de mon point de vue, le
Tour de France est un symptôme, un symptôme analyseur du désir de croissance, un désir social et politique contemporain.
Philippe Coutant,
Nantes, 6 août 2007.