Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.

 
On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.

 

Amitié entre les peuples

Dimanche 15 novembre 2009
En 1945, l'ami Orwell écrivait : "Je suis toujours stupéfait d'entendre des gens déclarer que le sport favorise l'amitié entre les peuples, et que si seulement les gens ordinaires du monde entier pouvaient se rencontrer sur les terrains de football ou du cricket, ils perdraient toute envie de s'affronter sur les champs de batailIe. Même si plusieurs exemples concrets (tels que les jeux olympiques de 1936) ne démontraient pas que les rencontres sportives internationales sont l'occasion d'orgies de haine, cette conclusion pourrait être aisément déduite de quelques principes généraux.
Presque tous les sports pratiqués à notre époque sont des sports de compétition. On joue pour gagner, et le jeu n'a guère de sens si l'on ne fait pas tout son possible pour l'emporter."

54 ans plus tard, rien n'est à enlever de ce texte, que nous vous conseillons de lire en entier. Supporters du monde entier ont à coeur de lui donner raison.
Bises
Z.Z


Les joueurs de foot algériens pris à partie et blessés en Egypte

http://www.actualite-belgique.com/depeches/joueurs-foot-algeriens-pris-partie-blesses-egypte,3240.html

L'équipe de football algérienne est arrivée hier en Égypte. Elle doit jouer contre l'équipe d'Égypte demain pour les qualifications de la coupe du monde (samedi 14 novembre). Malheureusement, l'arrivée des joueurs a mal tournée.

Sur le trajet entre l'aéroport et l'hôtel le bus des joueurs de l’équipe nationale algérienne a été caillasse. Des pierres et des débris de verres ont touchés des joueurs aux bras et à la tête. Pas de blessé grave heureusement mais des images assez choquantes avec des joueurs ensanglantés, les vitres du bus brisés... Au total 5 joueurs ont été blessés.

Suite a l'incident la FIFA a demandé auprès de la Fédération égyptienne que toutes les mesures de sécurité soient prises pour que ce match puisse avoir lieu.

Le ministre algérien des affaires étrangère Mourad Medelci demande aux autorités égyptiennes de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des joueurs et supporteurs algériens.

D'autant que l'évènement déclenche une véritable polémique dans la presse des deux pays qui ne sont pas connus pour être amis. Bien au contraire. Le match devait rapprocher les deux pays, c'est manifestement le contraire qui est en train de se dérouler.

Le Courrier International pause bien le problème : les jeunes risquent d'en découdre. Ils se sont livrés à une guerre verbale sur le web; la rencontre risque d'être explosive.
Selon Yazid Ouahib, journaliste pour le journal El Watan, qui donne une interview dans le Monde: « Les médias ont grandement contribué à créer ce climat malsain ».
Par Zinedine Z.
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Lundi 13 juillet 2009
Une fois n'est pas coutume, je vous invite à faire la course.
Z.Z vacant

COMMUNE DE BELLEVILL’MONTANT ******************************
AVIS A LA POPULASSE !
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DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 1909 - 14H
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6ème CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES
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DEROULEMENT ET PARCOURS OFFICIEUX DU CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES :
La participation au critérium sauvage des Cascades est ouverte à tous les gonzes et gonzesses sans discrimination de quartiers d’origine (banlieue, province, et étranger compris). Les inscriptions se feront de 14h a 14h30 juste avant le départ au bistroquet dit « LA FONTAINE D’HENRY IV » sis au 42 bis rue des Cascades à Ménilmontant. Le critérium se fait en 10 tours du parcours suivant (hors trichailleries de bon alois) : départ vers 14h30 rue des Cascades, devant l’trocson - descente rue des Savies - remontée rue d’la Mare - descente rue des Couronnes - descente rue Henri Chevreau - remontée rue de l’a Mare (en entière c’coup ci !) - sprint de fin de tour par la rue des Cascades, et on r’commence… Jusqu’à la fin, mais on a le droit d’abandonner.
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REGLEMENT NON OFFICIEL DU CRITERIUM SAUVAGE DES CASCADES :
Le matériel vélocipédique devra être composé d’au moins une roue mue par la force mécanique, intellectuelle ou pataphysique des concurrent-es. Engins à 3 roues ou plus ainsi que les variantes manufacturées (tandems par exemple) ou bricolées (caisses à savon et autres machines infernales) sont bien sûr autorisés (pas de rollers bien sur). Le dopage est laissé à l’appréciation de chaque participant-es… La 3ème mi-temps aura lieu dès la fin de la course. Il faut tout de même effectuer au moins un tour du quartier pour accéder au tableau de classement de l’héroïsme local. Il n’y aucune récompense ni gain à espérer, la casquette NUMBER ONE étant remise en jeu chaque année. On peut consulter les photos des années précédentes sur le blog du délégué Garibaldien : http://dpaone.free.fr/Criteriumsauvage/.
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ANIMATION MUSICALE PAR HERVE KIDO DUO ET AUTRES BALLADINS DES RUES
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CETTE MANIFESTATION POPULAIRE ET SPONTANEE N’EST PAS SPONSORISEE PAR JCDECAUX
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Par Zinedine Z.
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Mardi 5 mai 2009

Ceci n'est absolument pas un cas isolé. Voir ici et plus bas. C'est au foot que je dois la seule et unique fois qu'on m'ait traîté de "sale blanc". Ce n'est évidemment pas plus grave que "sale negro". Mais bien sûr, on continuera d'affirmer que le sport est socialisant et éducatif... Et l'on remarquera que les instances dirigeantes couvrent toujours ou marginalisent ce genre de pratiques.

Z.Z

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-racisme-dans-le-foot-en-proces_758538.html

Un joueur amateur évoluant dans un club de l'Ain est jugé ce mardi, par le tribunal correctionnel de Belley, pour injures à caractère raciste, proférées pendant un match. Selon la Licra, le sujet n'est plus tabou et les plaintes se multiplient.

"Oh, qu'est-ce que tu fais sale négro! Ta gueule, sale négro!" C'est pour répondre de ces propos qu'un joueur de football comparaît ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Belley (Ain). C'est une première en France. Ce joueur du CS Lagnieu (deuxième division de district) est jugé pour "injures publiques envers un particulier en raison de l'ethnie, la race, le handicap ou l'appartenance religieuse". Des injures qu'il aurait adressées le 25 janvier à un joueur noir de l'équipe adverse, Rossillon. La victime, Maka Traoré, a porté plainte à la gendarmerie.

Aujourd'hui, face à cette situation, de plus en plus de joueurs engagent des poursuites. C'est une bonne chose, qu'il faut encourager", explique Carine Bloch, vice-présidente de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) - la Licra, qui a d'ailleurs délégué son avocat pour assister Makam Traoré. "La plainte du joueur professionnel de Valenciennes Abdeslam Ouaddou, en 2008, et la condamnation de l'auteur des propos raciste a servi d'exemple pour les amateurs", se félicite cette spécialiste du racisme dans le sport.

Dans des situations similaires, certaines victimes ont tendance à ignorer les propos xénophobes, voire à y répondre par la violence. "Il ne faut surtout pas réagir ainsi ou banaliser le phénomène, poursuit Carine Bloch. Le racisme est un délit, il doit être puni devant les tribunaux. D'ailleurs, dans cette affaire, l'intervention de l'arbitre, qui a interrompu le match, est exemplaire." Elle regrette en revanche l'attitude des dirigeants du district de l'Ain, responsables des compétitions départementales, qui "n'ont pas encore sanctionné le joueur incriminé".

Paul Michallet, le président du district, se défend pourtant de tout laxisme: "En deux ans, la Licra n'est intervenue que quatre fois sur des milliers de matches que nous organisons dans l'Ain, se défend-il. Pour ce match Lagnieu-Rossillon (5-0), nous avons donné match gagné à Rossillon et retiré 4 points au classement à Lagnieu. Concernant le joueur mis en cause, la commission de discipline attend le résultat de son procès."

 

 

http://desourcesure.com/sports/2008/02/encore_du_racisme_dans_un_stad.php

Le racisme dans les stades de foot fait maintenant partie de la routine. Il ne se passe pas un mois sans qu'une nouvelle affaire salisse l'image de ce sport. La dernière en date est l'affaire Ouaddou, le 16 février.  Dégouté par les insultes racistes d'un supporteur, le marocain s'est rendu en tribune pour essayer de s'expliquer mais a été retenu par la sécurité et s'est ensuite vu infliger un carton jaune par l'arbitre de la rencontre.  L’arbitre, Damien Ledentu a appliqué le règlement à la lettre mais en a oublié aussi une autre partie puisqu'il aurait même dû arrêter la rencontre, le règlement de la Fifa le permet en cas de racisme. Mais le match a continué comme si de rien n'était, comme souvent dans le football les choses et les gens ont du mal à bouger puisque même si ce supporter est un cas isolé, personne autour de lui dans la tribune ne réagit lorsqu'il traite Abdeslam Ouaddou de sale singe. Le joueur a décidé de porter plainte contre le pseudo supporter agé de 37 ans qui a été mis en examen pour insultes à caractère raciste et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il encourt jusqu'à six mois de prison et cinq ans d'interdiction de stade. Il a ensuite présenté ses excuses et affirme regretter amèrement ses paroles. Il sera jugé le 18 mars prochain. ANTOINE BOURIAT/ DSS

Par Zinedine Z.
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Mardi 28 octobre 2008

Le foot, opium du peuple

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/27/le-foot-opium-du-peuple_1111479_3232.html


U
ne nouvelle fois, un match "amical" de football opposant l'équipe de France à une équipe du Maghreb a été l'occasion d'une explosion de chauvinisme et de xénophobie. Gouvernement, responsables politiques et supporters se sont en effet livrés à une consternante surenchère d'expressions ethnico-identitaires, communautaristes, nationalistes, à la limite du racisme, que seul le football est capable d'engendrer, et in fine de légitimer ou de banaliser au nom d'une passion infantile qui confine à l'intoxication mentale. Pascal Boniface, qui pense que la Terre est ronde comme un ballon, soutenait il y a quelques mois encore, avec Lilian Thuram et le sociologue Michel Wieviorka, que "ce n'est pas le football qui crée le racisme. Il est même au contraire un puissant vecteur d'ouverture sur les autres et de fraternité".

Les très nombreuses insultes, provocations et violences racistes et antisémites que l'on constate sur tous les stades d'Europe depuis plusieurs années, avec l'extension des groupes d'extrême droite - ultras, fascistes, skins, néonazis -, attestent bien évidemment le contraire.

Le football enkyste en effet les identités nationales ou régionales dans des identifications mystificatrices (les Bleus, les Verts, les Sang et Or, les Blanc et Noir, etc.), qui ne peuvent pas ne pas engendrer des comportements de rejet et de haine de l'autre, et surtout des désirs de revanche ou de vengeance (mettre une "raclée", une "déculottée", une "branlée"...).

Que ce soit pour les Bleus ou pour les Rouges, contre la France pour la Tunisie, contre la Tunisie pour la France, c'est dans un même élan irrationnel d'identification mimétique à la mère patrie ou à des mythes nationaux que se produisent ces stigmatisations de l'adversaire et ces désignations de boucs émissaires, comme on l'a vu pour les huées adressées à Hatem Ben Arfa, international français d'origine tunisienne, quasiment considéré comme un "traître" ou un "harki".

Contrairement aux illusions de tous ces intellectuels qui ne veulent voir dans le football qu'un jeu de balle qui permettrait l'intégration républicaine, la concorde civile et l'amitié entre les peuples, la réalité effective des terrains montre qu'il remplit surtout une fonction réactionnaire de dépolitisation, de grégarisation régressive et d'exutoire aux frustrations.

La Marseillaise copieusement sifflée au Stade de France a été ainsi l'occasion d'une vaste opération de diversion idéologique en pleine crise financière. Indignés par cette "insulte" à la France, la droite, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont immédiatement récupéré l'affaire et dénoncé cet affront à l'"identité nationale", ses symboles et ses valeurs.

 

"OUTRAGE À L'HYMNE NATIONAL"

 

Le député UMP Lionel Luca demandait aux siffleurs de "faire leur valise pour réintégrer le pays de leur origine". Bernard Laporte ne voulait plus de rencontres contre les équipes du Maghreb au Stade de France, Michèle Alliot-Marie entendait porter plainte pour "outrage à l'hymne national", tandis que Jean-Marie Le Pen dénonçait sans surprise "l'utopie de l'intégration des masses étrangères à notre culture". Le gouvernement proposait même d'interrompre les matches où l'hymne national serait sifflé.

On imagine les mesures de sécurité destinées à évacuer les stades et à contrôler des milliers de supporters chauffés à blanc ! Pour M. Sarkozy, "l'amour profond du football" invite donc les contribuables à financer la bunkerisation militaro-policière des stades et de leurs alentours. Michel Platini, président de l'UEFA, qui semble oublier les responsabilités propres du football-business, et notamment les massacres du Heysel en 1985 et de Sheffield en 1989, prétend que le football est "pris en otage par le monde politique" (Le Monde du 18 octobre).

Or, c'est l'inverse qui se produit : les hommes politiques sont non seulement sous l'emprise de la folie foot, mais c'est l'espace public dans son ensemble qui est gangrené par l'hystérie des pelouses vertes. C'est bien le football dans son ensemble, ses mercenaires en crampons, ses affrontements belliqueux dans des "matchs à hauts risques", ses mouvements de foule dans le cadre d'une mise en scène guerrière chargée en émotions archaïques et en effets d'ambiance - haut-parleurs, banderoles agressives, hymnes nationaux, levées de drapeaux, chants vengeurs - qui est la source ultime de tous les "incidents", "dérapages", "excès", "déviations", "bavures".

Sepp Blatter, président de la FIFA, le sait pertinemment : "Quand un nationalisme exacerbé s'ajoute à la passion et à l'émotion, cela devient explosif" (L'Equipe du 16 octobre). Plutôt que d'arrêter les matches, il serait donc peut-être temps de songer à zapper le football, opium du peuple.


Sofia Bouratsis, master de philosophie, université Paris-I ;

Jean-Marie Brohm, professeur de sociologie, université Montpellier-III ;

Olivier Gras, doctorant en sociologie, université Montpellier-III ;

Fabien Ollier, directeur de publication de la revue Quel sport ?

Par Zinedine Z.
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Mardi 8 janvier 2008
Nous n'étions PasDak et nous voilà enfin satisfaits. Grâce à Al Quaeda. Que c'est étrange. Je connais un pote qui parlait il y a quelques années d'un "allié objectif" à défaut d'être choisi volontairement...
Mais bon, le Dakar va peut-être enfin mourir , nous l'espérons sincèrement, car même s'il est jugé irresponsable, ça ne fera qu'une mort  de plus contre 53 réelles.
paris-dakar-Babouse.jpg
Par Zinedine Z.
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Samedi 8 décembre 2007
Normal, le sport est un combat...

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"Drapeaux et étendards, uniformes et couleurs, victoires et défaites, héros princes des stades, hymnes à la souffrance, chants nationalistes, défilés, chefs, fric et lobbying capitaliste, médailles au stade d'honneur, coupes à boire la sang des vaincus, bras hauts et coups bas, tribune du président, fanatisme des foules, sélection, combat, que le meilleur gagne, vengeance, mercenaires, attaquants, revanche, pas de place pour tout le monde."
Par Zinedine Z.
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Mardi 13 novembre 2007

lundi 12 novembre 2007, mis à jour à 07:58

Football

Italie: émeutes après la mort d'un supporter

Un tifoso de la Lazio a été tué dimanche par un policier. Trois matchs ont dû être annulé. A Rome, 200 personnes ont attaqué une caserne de police.
LEXPRESS.fr



12.11.07 | 22h04
ROME (Reuters) - La fédération italienne de football (FIGC) s'est prononcée lundi pour la suspension des matches de deuxième et troisième divisions prévus dimanche, après les émeutes provoquées par la mort d'un supporter de la Lazio, tué accidentellement par un policier.


Déjà le 3 février 2007

Toutes les compétitions de football ont été suspendues sine die en Italie à la suite des émeutes qui ont éclaté vendredi lors du match Catane-Palerme, faisant un mort parmi les forces de l'ordre et une centaine de blessés. (...) Des centaines de supporters, emmenés par des individus cagoulés qui lançaient des pétards et maniaient des barres de fer, ont affronté les unités de la police anti-émeutes.

Italie: "La répression nourrit la violence des supporters"


Nicolas Hourcade est sociologue à l'Ecole centrale de Lyon, où il étudie notamment le phénomène des supporters ultras. Il revient sur les incidents qui, ce week end, ont fait un mort en Italie et déclenché des émeutes dans tous les stades de football du pays.


Le football italien souffre-t-il de cette situation?
Le football est en crise en Italie. La fréquentation des stades est en baisse, à tel point, et on ne le sait pas assez, qu'elle est inférieure à celle de notre pays. Le football est victime de la violence des ultras, mais aussi des matches truqués, du dopage... Les Italiens sont, dans l'ensemble, très désabusés et, donc, plutôt hostiles, en particulier aux supporters. Ce week end, toutefois, la presse et les grands médias italiens ont traité les événements de manière inhabituellement équilibrée.

Le problème ne dépasse-t-il pas le simple cadre du football?
C'est une illusion de penser qu'on éradiquera la violence dans le football. En Grande Bretagne ou en Allemagne, on l'a déplacée, vers des divisions inférieures ou ailleurs que dans le football. La violence, on peut la contenir, pas plus. Il faut une réflexion sociale plus large, plus globale. Toute proportion gardée, ce qui se passe en Italie en ce moment participe du même processus que les émeutes dans nos banlieues: une répression policière perçue comme structurellement abusive, une bavure et le sentiment qu'il y a deux poids, deux mesures.



Par Zinedine Z.
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