Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique  sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle.

 
On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.

 

Beauté du sport

Mardi 10 novembre 2009
Merci au Canard enchaîné. Presque toutes les semaines, on y trouve une perle du sport français. A lire. Cet article est tiré de l'édition du 4 novembre. Où l'on voit que les idées rétrogrades de Coubertin se portent toujours bien dans le monde du sport.
Bises
Z.Z


Par Zinedine Z.
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Jeudi 8 octobre 2009
En juillet, j'étais tombé sur un article dans Libé qui résumait un "rapport sur la violence dans le football amateur" publié par l'observatoire national de la délinquance. Le mythe (qui n'existe que chez ceux qui ne vont pas sur les terrains du dimanche) du sport éducatif est sérieusement écorné. Où l'on s'aperçoit que ce ne sont ni le fric ni l'enjeu qui provoquent la violence...
Les lignes qui suivent (va falloir lire un peu...) sont extraites du rapport.
Bises
Z.Z


Sport populaire, très médiatisé et produit de la mondialisation, le football jouit d’une popularité qui ne se dément pas. Sport d’éducation par excellence, le football amateur ne parvient à masquer ni ses excès ni ses faiblesses, et particulièrement, les violences et les incivilités qui entachent son image. La question qui est régulièrement posée est de savoir comment lutter contre ces comportements socialement inadaptés et qui se constatent très souvent lors des compétitions de football amateur.
La multiplication des incivilités et des violences montre que le sport en général, le football en particulier, n'échappe pas aux maux qui affectent la société dans son ensemble. Pour reprendre l'analyse du sociologue Norbert Élias:
«L'incivilité, la violence dans le sport, ne sont que les expressions sociales et culturelles du niveau de civilisation que nous avons atteint
 collectivement». Cette étude qui s’appuie sur un échantillon de matches de football relativement intéressant, permet d’avoir une vision de l’ensemble du phénomène de violence et d’incivilité, même si toutefois, il y a lieu d’en relativiser la portée du fait d’un faible nombre de faits connus, à l’occasion des matches à incident(s), au regard du nombre de matches observés. (p 1)
(...)

Les catégories d’âge…
Même si en volume ce sont les seniors qui ont le plus d’incidents, on constate que la catégorie qui pose actuellement le plus de problème est celle des 16-18 ans avec un pourcentage d’incidents de matches plus élevé par rapport au nombre de matches organisés, mais surtout une augmentation entre les deux saisons
L’urgence est donc de prendre des mesures à destination des joueurs, mais également de l’encadrement avec un effort particulier pour la catégorie des 16-18 ans.

Les catégories jeunes…
Les problèmes concernant les jeunes sont éminemment liés à l’importance que l’environnement veut donner à la compétition. On note ainsi des remontées de violences verbales comme physiques dont les auteurs sont plus souvent qu’ailleurs les parents, les spectateurs, l’encadrement. L’éducateur a donc un rôle primordial à jouer. (p 19)
Par Zinedine Z.
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Vendredi 18 septembre 2009

Laure Manadou arrête la natation

Par Zinedine Z.
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Mercredi 12 août 2009
Le foot a repris...

Je ne lis plus Charlie Hebdo depuis longtemps (leur soutien aux bombardements de la Yougoslavie en 99) mais il y a eu des dessins sympas.

Z.Z

Par Zinedine Z.
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Vendredi 12 juin 2009
Le football est en effet totalitaire puisqu'il occupe toutes les dimensions de la société et lui donne sens. Ici, l'exemple du footballeur espagnol.
Z.Z

http://stephaneparede.vox.com/library/post/lexemple-du-footballeur.html
pour l'article original, c'est ici : http://www.pascualserrano.net/noticias/el-ejemplo-del-futbolista

Samedi dernier, 30  mai, un quotidien national espagnol a consacré deux pleines pages à un reportage sur le petit village de la Mancha [1] où j’habite. La raison en est que de ce même village est natif un brillant footballeur du F.C. Barcelone qui, aux dires de ce quotidien, est le meilleur footballeur de toute l’Espagne.

Inutile de préciser qu’au cours des jours précédents étaient déjà passés par notre village - lequel ne compte guère plus de mille habitants - toutes les chaînes de télévision nationales et, bien entendu, tous les médias régionaux, tous attirés par le même sujet. Parmi les témoignages recueillis par le journaliste on trouve celui du conseiller municipal en charge de la Culture, un brillant ingénieur en astrophysique du Centre Supérieur de la Recherche Scientifique qui, durant une longue période, a travaillé pour la NASA.

Nous avions donc un ingénieur astronome de la NASA dont tout l’intérêt, aux yeux de la presse, consistait dans le fait qu’il pouvait faire une déclaration à propos d’un footballeur. Nous aurions pu avoir, tout aussi bien, un éminent chirurgien ou un brillantissime poète, peut-être même un Prix Nobel, pour nos médias, leur mérite  se borne aux commentaires qu’ils sont susceptibles de faire au sujet d’un joueur de football. Or il se trouve, de fait, que, dans notre commune habite également un peintre expressionniste de  renom international lequel,  du moment qu’il ne formule aucun avis à propos du football, ne présente pas le moindre intérêt pour élever en dignité notre village.

 Evidemment il n’est pas dans mon intention de mégoter sur le talent et le mérite du footballeur en question. Dans notre village, les gens sont très fiers de lui parce qu’il a fait devenir célèbre le nom de notre bourgade,  même s’il est vrai que je suis incapable de comprendre à quoi peut bien servir la célébrité.  Toujours je préfèrerai un village doté d’infrastructures de qualité et d’une population honnête plutôt que de célébrité, mais peut-être est-ce là une opinion toute personnelle et sans intérêt.

Prendre conscience de cette calamité : qu’un système social consacre des milliers de fois plus d’argent à un joueur de football plutôt qu’à, par exemple, un Prix Nobel de médecine, c’est déjà un crève-cœur. Mais ce qui, pour moi, est totalement affligeant c’est de constater que les ingénieurs de la NASA n’intéressent les médias que s’ils parlent de football. Nul besoin de préciser qu’à  l’école du village aucun enfant ne peut comprendre à quoi ça sert d’étudier et d’apprendre si ce qui compte le plus aux yeux de leur  société et dans ses médias c’est la capacité de taper dans un ballon, chose qu’ils font tous les  jours, à la récréation et dans la cour, mais pas dans la salle de classe.

Un de ces jours, si on découvre un excellent régatier à Lanzarote [3],  vous verrez que les journalistes se précipiteront pour interviewer José Saramago [2]  et connaître ses impressions sur ce sportif.

[1] La Mancha : région d’Espagne, au sud-est de Madrid, dont les principales villes sont Tolède, Ciudad Real, Cuenca, Albacete…
[2] José de Sousa Saramago, écrivain et journaliste portugais, à ce jour l'unique auteur lusophone à avoir reçu le Prix Nobel de littérature…
[3] José Saramago a publié, entre 1994 et 1998, Cuadernos de Lanzarote (5vol.) [Cahiers de Lanzarote]. Lanzarote est une île de l'Océan Atlantique, face aux côtes africaines et appartenant à l'archipel des îles Canaries.

Par Zinedine Z.
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Samedi 6 juin 2009

La pratique d'un art martial traditionnel viserait à guérir de six maladies :

La première, le désir d'être victorieux .

La seconde, le désir de s'appuyer sur des astuces techniques .

La troisième, le désir d'être admiré .

La quatrième, le désir de vaincre en dominant mentalement son adversaire .

La cinquième, le désir de rester passif en attendant une ouverture.

La sixième et dernière, enfin, le désir de guérir des cinq premières maladies.


Yagyu MUNENORI,

Maître d'armes du Shogun TOKUGAWA

Début du XVIIème siècle.

Par Zinedine Z.
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Jeudi 4 juin 2009
Choppé sur internet. Le sport, c'est bon pour la santé.
Z.Z

Il ya un peu plus dun mois jai eu une triple fracture de cheville en jouant au hockey. Jai eu trois operations (la premiere de 4 heures), jai passe presque un mois a lhopital, et maintenant jai 16 clous dans la cheville/jambe, et encore une operation a venir dans une ou deux semaines. Pas de poids sur le pied pendant encore 2 mois, puis temps de recuperation/rehabilitation...1-2 annees. Donc dificile pour moi de venir cette annee, mais avec un peu de chance il yauras dautre camarades qui tiendront la table.
Je vous laisse avec une jolie foto.


Par Zinedine Z.
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Lundi 25 mai 2009

A quoi sert le sport dans la société ? Conjointement à d'autres drogues, à administrer la misère nous dit justement Coupat dans le texte publié aujourd'hui dans Le Monde

Dans le même esprit, j'avais un jour effrontément détourné le célèbre aphorisme de Marx sur la religion :

Le sport est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'il est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

( Introduction à la "Contribution à la critique de La philosophie du droit de Hegel")

 

Vous avez le droit de lire l'interview de Coupat en entier à partir du lien ci-dessus.

Z.Z


La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite "normale". Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral.

Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux.

Par Zinedine Z.
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Samedi 23 mai 2009
Par Zinedine Z.
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Dimanche 3 mai 2009
Je reviens avec bonheur à la lecture de "Contre le sport" de Gustav Caroll, que je vous avais signalé, il y a un moment déjà. Je vous joins un passage que j'appellerai "une autre conception de la rivalité."
Z.Z

"Le jeu au contraire du sport consiste à choisir ses adversaires, à les choisir pour l'amusement et la surprise attendus de la rencontre. Mais le jeu tourné en sport, les règles de la sournoisirie en place, n'importe quel sportif peut rencontrer n'importe quel sportif, ou plutôt ne pas le rencontrer, ne pas lui parler, ne pas le reconnaître. L'adversaire devient un rival plus ou moins anonyme qui ne sera jamais rien d'autre, enfermé dans cette anonymat et cette rivalité, à peine un être humain, un obstacle sur le parcours de la compétition.
Joseph Roth rappelle une autre conception de la rivalité1, basée sur la rencontre et la conviction que le plus intéressant, dans le jeu, qu'il soit une activité physique ou non, c'est l'autre, son commerce, son adresse, son intelligence, son corps et sa tête. Le sport retourne toutes ces choses et ne laisse plus que la compétition, la volonté de gagner pour gagner, l'idée d'une gloire éternelle du champion, l'effacement de l'adversaire, l'absence de rencontre, l'enfermement dans un corps qui n'a qu'une solution, gagner ; et la bêtise, la rage ou la folie qui guette dans tout enfermement." 
(p 75)


1. Dans "La marche de Radetzky" Roth raconte comment, avant l'avènement du chronomètre, les joueurs d'échecs se rencontraient, pour de bon, cette fois, autour de l'échiquier.
Par Zinedine Z.
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