Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Ce n'est pas courant qu'on lise une (légère) remise en cause du dogme du sport-bon-pour-la-santé. Alors je vous la signale
Bises
Z.Z
Gare à l’excès de sport chez les jeunes
http://www.leparisien.fr/societe/gare-a-l-exces-de-sport-chez-les-jeunes-07-02-2019-8006496.php
Un récent rapport de l’Académie de médecine pointe du doigt le danger de l’activité physique excessive chez les futurs champions. Nos enfants peuvent-ils pratiquer n’importe quel sport à tout âge ?

Or, aujourd’hui, si la sédentarité s’installe, clouant les ados sur leurs chaises, à l’inverse, on assiste, note le texte, au développement considérable du rythme des entraînements chez les jeunes champions qui dépassent parfois les 35 heures par semaine dans certains centres. Avec, comme conséquence, des retards de croissance, de développement osseux, pubertaires ou des apports nutritionnels insuffisants. « Au cours de ma carrière, j’ai vu des enfants consulter pour ce type de troubles, explique Yves Le Bouc, pédiatre-endocrinologue. Il faut faire quelque chose.
Mauvais point également pour le rugby, selon Jean-François Toussaint, professeur de physiologie à l’Université Paris-Descartes et médecin à l’Hôtel-Dieu (AP-HP). « C’est un sport assez traumatisant, sauf si on pratique un rugby à toucher qui se développe de plus en plus et bannit les techniques violentes comme le plaquage.