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Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.

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Grève des travailleurs de la coupe du monde

La coupe du monde, comme toutes les grandes manifestations sportives est toujours le prétexte à une plus grande exploitation des travailleurs. Avec le sport : Silence ! On joue ! (ou silence ! on gagne du fric !)

Bises

Zinedine Z.


Grève des stadiers : silence, on joue

 Mis à jour 16-06-2010 19:08 

http://www.metrofrance.com/mondial/greve-des-stadiers-silence-on-joue/mjfp!dDW80zyyY0XII/

 

Entre le son des vuvuzelas et les images festives des matches, la grève des stadiers de la coupe du monde de football en Afrique du Sud serait presque passée inaperçue.

La police sud-africaine face à des agents de sécurité en grève devant le stade Ellis Park de Johannesburg le 15 juin 2010.L'information, noyée entre les sons stridents des vuvuzelas et les images subliminales hyperfestives ma­traquées à la télé, a failli passer inaperçue. Depuis dimanche, le pays organisateur de la Coupe du monde est embarqué dans un conflit social qui met le comi­té d'organisation et la Fifa sur les nerfs. Pauvre Sepp Blatter qui rêvait d'une compétition sans nuage…
La grogne est partie dimanche de Durban. A l'issue du match Allemagne-Australie, quelque 400 stewards ont manifesté de manière spontanée à l'extérieur du stade Moses-Mabhida pour défendre leurs droits, avant d'être dispersés à coups de grenades lacrymogènes par la police anti-émeute.
Souvent exploités par des compagnies privées, ces agents de sécurité réclament le versement de salaires impayés. Ils se plaignent de leur rémunération de misère et des horaires de travail non respectés. “Nous voulions que la fête reste la fête. Mais ils nous traitent vraiment trop mal et profitent du fait que nous soyons pauvres et affamés”, a assuré l'un des stadiers à l'AFP.
Contrairement à ce qui avait été promis, les salaires les plus faibles ne dépassent pas les 120 rands par jour, soit 12 euros. Leur colère a fait tache d'huile et gagné la plupart des villes hôtes. Lundi, ce sont leurs collègues du Cap qui ont quitté leur poste juste avant le coup d'envoi d'Italie-Paraguay.
Le lendemain, ceux de Johannesburg rejoignaient à leur tour le mouvement, bientôt imités par les chauffeurs de bus qui ont laissé plus d'un millier de supporters en rade après Pays-Bas-Danemark. Le coup est dur pour l'image du pays régulièrement secoué par des tensions sociales et pour les organisateurs, qui ont décidé d'activer un plan d'urgence. Plusieurs milliers de policiers ont pris ainsi le contrôle de quatre des dix stades. Histoire d'assurer le bon déroulement de la compétition et d'occulter un dossier bien embarrassant.
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