Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Les stades comme « nouveaux relais de croissance économique », c'est bien la thèse que nous défendons, mais pas seulement pour ces édifices monstreux où l'on parque et encadre les foules pour leur permettre de "défouler" leur malaise. C'est l'ensemble du sport de compétition que nous analysons sous cet angle ici, comme chez nos amis Grouchos
Alors quand le "camarade" Bonnet, à qui nous avons emprunté l'extrait ci-dessous, nous parle de remettre "au centre du débat le rôle émancipateur du sport plutôt que le business" il nous fait doucement rire. Désolé Monsieur, mais non, un stade pourra servir à l'occasion de prison, mais nullement permettre une émancipation. Mais enfin, c'est le rôle historique des staliniens de nous faire prendre les vessies pour des lanternes, et nous remettre ainsi dans le rang.
Bises
Zinedine Z.
http://www.humanite.fr/22_03_2011-sport-à-quand-le-stade-de-l’émancipation-468297
La
marchandisation des stades comme « nouveaux relais de croissance économique ». Dans le prolongement des différents rapports, de l’amendement sur les grands stades, le gouvernement organise la
privatisation des stades et légifère dans ce sens. Le stade ne serait qu’une usine à fric animée par des agences de marketing jusqu’à vendre son nom au plus offrant ! Un modèle qui est facilité
par la réduction de l’intervention publique. Sur le 1,8 milliard d’euros nécessaire à l’investissement pour l’Euro 2016, l’État ne participera qu’à hauteur de 150 millions d’euros, en les
ponctionnant sur les crédits du Centre national de développement du sport (CNDS). Un retrait qui ne se fait pas sans dommages car les élus locaux sont coincés dans la gestion de leur budget avec
la poursuite de la RGPP, le gel des dotations d’État, la suppression de la taxe professionnelle et la remise en question des financements croisés. Une situation qui renforce la tendance déjà
lourde à la marchandisation du sport, notamment par la systématisation du partenariat public-privé et du « naming ».