Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Ni là-bas, ni ailleurs. A bas les JO, barbarie moderne.
Bises
Zinedine Z.
Rassemblement d’ampleur ce samedi 8 mai dans la plaine du Mont-Blanc.
http://www.alambik.info/index.php?page=affiche_publi.php&id=1433&type_msg=1

Entre 900 et 1000 citoyens inquiets sont venus exprimer leur refus de voir les jeux olympiques « s’incruster » dans la plaine et plus généralement en Haute-Savoie comme le mentionnaient leurs banderoles.
Dans le cas particulier de la Plaine du Mont-blanc, si Annecy est retenue pour organiser les JO de 2018, ce sont plus de 25 hectares d'espaces aujourd'hui naturels ou agricoles qui seront aménagés pour recevoir village et patinoire olympiques. A la Clusaz, à moins de 30 km à vol d'oiseau de l'autre coté des Aravis, c'est la construction d'un tremplin de saut à ski qui crée la polémique. Et dans le reste du département, même si les organisateurs se ventent de réutiliser certaines infrastructures déjà existantes, ce sont les budgets, l'ampleur des travaux de remise aux normes ou les surfaces de parkings nécessaires aux 15 jours de festivités qui effraient.
A l'initiative de quelques citoyens inquiets, d'agriculteurs locaux, du Comité Anti Olympique et du Comité de Défense de la Plaine, et en écho au remue-ménage déjà conséquent de la réunion publique du 6 mars dernier, ce rassemblement vient marquer un tournant dans la candidature d’Annecy aux jeux olympiques de 2018. Jusque là peu écoutés ou discrédités par la presse et les promoteurs des JO, les opposants ont frappés un grand coup cet après midi.
Venus dénoncer les enjeux, les doutes et les menaces liés à la candidature d’Annecy 2018 (aménagement du territoire incohérent, atteinte à l’environnement, retombées économiques locales incertaines ...), les manifestants ont aussi critiqués les méthodes utilisées dans la conduite du projet (candidature imposée à la population sans consultation, rétention d’information et diffusion d’informations contradictoires, défiance vis-à-vis des politiques publiques et des textes en vigueur). Les bilans des précédents JO en France et à l’étranger ont aussi été rapelés (déficits publiques accablants, hausse de la fiscalité locale, infrastructures obsolètes et régions sinistrées).
Quant aux revendications des manifestants :
- Retrait immédiat du soutien des communes à l’organisation des JO ANNECY 2018
- Information de la population et organisation d’un vrai débat public en présence des organisateurs et des opposants
Les élus, pourtant invités par les organisateurs, ont brillés par leur absence. Désintérêts pour leur administrés, ou pression politico-économique des organisateurs des JO ? A partir d’aujourd’hui, il semble cependant difficile de continuer à ignorer que l’organisation des jeux d’Annecy 2018 est loin de faire l’unanimité ...
http://sites.google.com/site/comiteantiolympiquedannecy/les-associatifs-et-politiques-ont-dit