Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Un lecteur nous a signalé cette amusante farce. (voir commentaire du texte "Pas de dopage dans le rugby"). Les contrôles anti-dopages ont été suspendus lors des mondiaux de GRS, parce qu'ils sont trop long.
C'est effectivement une bonne manière de ne pas être pris.
Bises
Zinedine Z.
La Fédération internationale de gymnastique (FIG) a expliqué mardi qu'elle avait arrêté les contrôles antidopage lors des Mondiaux de gymnastique rythmique à Montpellier la semaine passée
car ils prenaient trop de temps. Pendant deux soirées, certaines athlètes avaient dû patienter jusqu'à 3 h 30 du matin pour donner leur
urine.
La FIG s'était associée avec l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), dont les préleveurs étaient chargés de faire passer ces contrôles. Mais voyant les procédures s'éterniser le premier jour, puis le lendemain, la fédération a avisé l'AFLD après six contrôles qu'elle suspendait tout ceux prévus jusqu'à la fin de la compétition. Selon elle, la politique antidopage se doit de respecter à la fois le code mondial antidopage, l'athlète et la compétition, or "le déroulement des contrôles à Montpellier a montré que ces trois objectifs n'étaient pas atteints".
"Des contrôles débutés immédiatement après la compétition vers 21 h 30, se sont terminés à 3 h 30 du matin. Des gymnastes sont donc restées sur les lieux d'entraînement et de compétition plus de vingt heures. Entre l'arrivée à l'hôtel, sans avoir pu manger et le départ le jour suivant vers 7 heures, nos gymnastes ont pu se reposer deux heures et ont dû s'entraîner et concourir pour des titres et une sélection pour les JO jusqu'en fin de journée", a raconté le vice-président de la FIG, Michel Léglise, dans un communiqué.
La Fédération "a considéré que du point de vue santé physique et psychologique, cela n'était pas acceptable et pas juste face aux gymnastes non contrôlées qui ont pu bénéficier d'un repos réparateur et d'une alimentation normale". Le Dr Léglise réfute l'idée selon laquelle la FIG aurait cédé à des pressions de certaines nations. Les athlètes, dont le classement avait été tiré au sort, seront contrôlées de façon prioritaire en et hors compétition, précise la fédération, même si aucun soupçon ne pèse sur l'une d'elles.