Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Ici, nous ne pensons pas que les athlètes russes ne soient pas les seuls méchants tricheurs. Cette révélation illustre un système bien rôdé que les autres nations, y compris américaines et européennes, savent très bien utiliser. Dans la nouvelle "guerre froide" actuelle contre la Russie de Poutine, cet aveu, vient bien des Etats-Unis...
Bises
Zinedine Z.
Ayant lui-même élaboré un «cocktail» de trois stéroïdes anabolisants – méténolone, trenbolone
et oxandrolone – mélangés à du whisky pour les hommes et à du vermouth pour les femmes, Rodchenkov les administrait à des dizaines de sportifs. Et pendant la nuit, le docteur et son équipe échangeaient ensuite les échantillons d’urine «sale» contre de l’urine «propre», récoltée des mois plus tôt. L’opération, digne d’un film d’espionnage, se déroulait dans les locaux mêmes du laboratoire antidopage de Sotchi : à travers une petite trappe dans le mur, dissimulée de jour par un placard, les échantillons scellés étaient évacués vers la pièce voisine, dans laquelle des agents du FSB procédaient à la substitution d’urine, en décapsulant les flacons supposément inviolables. Rodchenkov assure qu’une centaine d’échantillons ont ainsi été trafiqués pendant les Jeux.
http://www.liberation.fr/sports/2016/05/13/dopage-le-bilan-tres-positif-des-russes-a-sotchi_1452435