Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
lundi 12 novembre 2007, mis à jour à 07:58
12.11.07 | 22h04
Le football italien souffre-t-il de cette situation?
Le football est en crise en Italie. La fréquentation des stades est en baisse, à tel point, et on ne le sait pas
assez, qu'elle est inférieure à celle de notre pays. Le football est victime de la violence des ultras, mais aussi des matches truqués, du dopage... Les Italiens sont, dans l'ensemble, très
désabusés et, donc, plutôt hostiles, en particulier aux supporters. Ce week end, toutefois, la presse et les grands médias italiens ont traité les événements de manière inhabituellement
équilibrée.
Le problème ne dépasse-t-il pas le simple cadre du football?
C'est une illusion de penser qu'on éradiquera la violence dans le football. En Grande Bretagne ou en
Allemagne, on l'a déplacée, vers des divisions inférieures ou ailleurs que dans le football. La violence, on peut la contenir, pas plus. Il faut une réflexion sociale plus large, plus globale.
Toute proportion gardée, ce qui se passe en Italie en ce moment participe du même processus que les émeutes dans nos banlieues: une répression policière perçue comme structurellement abusive,
une bavure et le sentiment qu'il y a deux poids, deux mesures.
