Toujours captivés par leur nombril, les journalistes font semblant de découvrir que la Chine n'est pas un pays libre. Internet censuré,
leur problème n'est pas celui des dissidents persécutés et emprisonnés depuis des années. Non, c'est leur propre "liberté" de parole qui est le motif de leurs jérémiades. Encore faut-il porter
crédit à la croyance que les journalistes sont libres de
s'exprimer.
Déjà le 13 décembre 2007, on pouvait lire :
Comment la censure ligote la Toile
Blocage à la source des sites étrangers gênants : Amnesty International, Reporters sans frontières, sites des Tibétains en exil, la plupart des sites taïwanais, BBC, Wikipedia... aucun de ces sites
n'est accessible depuis la Chine. Analyse des messages par des logiciels de reconnaissance par mots clefs. Suppression des posts jugés subversifs. Imposition d'une charte de bonne conduite signée
par les serveurs nationaux et étrangers opérant en Chine (d'où le scandale Yahoo!, qui a permis l'arrestation de plusieurs « cyberdissidents » en communiquant leur identité au gouvernement
chinois). Obligation de présenter des pièces d'identité dans les cafés Internet. Resserrage du maillage des cyberpoliciers, désormais présents jusque dans les bureaux des comités de quartier... La
liste des mesures prises par le gouvernement pour contrôler Internet est une litanie sans fin. Malgré les stratégies de contournement employées par les internautes (recours aux proxys, hébergement
de leurs blogs à l'étranger, utilisation de langages codés dans les posts sensibles), la censure reste difficile à éviter. Près de 50 cyberdissidents se trouveraient actuellement dans les
prisons chinoises.

Et bien sûr, qu'on ne compte pas sur le CIO pour y voir un problème.
Lors des prochains Jeux Olympiques d’été qui se dérouleront à Pékin en 2008, les médias devront « s’adapter » aux coutumes chinoises en matière de couverture
médiatique.
Réfutant toute volonté de censure, le président de la commission de la presse du Comité international olympique (CIO), Kevan Gosper, a déclaré que la Chine a « sa propre façon de
gérer sa communication, comme les pays occidentaux, l’Asie, l’Océanie et l’Afrique ont la leur. » MediaBB, 31 mai 2005