Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
On a reçu ça d'un ami.
Bises
Zinedine Z.
Propagande sportive
A chaque grande compétition sportive mondialement médiatisée, une sorte de nationalisme de pacotille occupe l’espace public. Toutes les occasions sportives sont bonnes pour mettre en avant la nation française à travers ses soient disant représentants : en ce moment il s’agit de la coupe du monde de rugby qui se déroule en Nouvelle-Zélande et qui succède à celle de 2007 qui avait lieu en France.
Petite nouveauté, le Métro parisien est de la fête puisqu’il égaille le trajet fatiguant des travailleurs par des animations publicitaires vantant l’école de vie de constituerait le rugby. Des écrans de télévisions plutôt baroques s’installent ça et là en vu du match All Blacks (Nouvelle-Zélande)-France qui se déroulera samedi prochain à Auckland.
A chaque fois, la fonction de cet appareillage médiatique (télévision, presse, édition, entreprises) est de souder, de donner une réalité à la cohésion nationale dont a besoin tout Etat surtout en période de crise économique où le consensus menace de flancher à tout instant et sans prévenir. Mais la conséquence malheureusement est la montée en mayonnaise de la peste émotionnelle qui toujours fait prendre des vessies pour des lanternes et inversement.
«Les valeurs du rugby sont aussi celles qui unissent sur le terrain les agents de la RATP » dit l’idéologie sportive. Ces valeurs que sont les gnons dans la gueule lors des mêlées ? Les gesticulations d’avant-match dignes d’une secte guerrière ? Les travailleurs se doivent de chier dans la colle en évitant de beugler en meute derrière le coq français comme des bourrins de mêlée : ce serait ainsi retrouver le sens du combat réel !
Brutus cassius