En juillet, j'étais tombé sur un article dans Libé qui résumait un "rapport sur la violence dans le football amateur" publié par l'observatoire national de la
délinquance. Le mythe (qui n'existe que chez ceux qui ne vont pas sur les terrains du dimanche) du sport éducatif est sérieusement écorné. Où l'on s'aperçoit que ce ne sont ni le fric ni l'enjeu
qui provoquent la violence...
Les lignes qui suivent (va falloir lire un peu...) sont extraites du rapport.
Bises
Z.Z
Sport populaire, très médiatisé et produit de la mondialisation, le football jouit d’une popularité qui ne se dément pas. Sport d’éducation par
excellence, le football amateur ne parvient à masquer ni ses excès ni ses faiblesses, et particulièrement, les violences et les incivilités qui entachent son image. La question qui est
régulièrement posée est de savoir comment lutter contre ces comportements socialement inadaptés et qui se constatent très souvent lors des compétitions de football amateur.
La multiplication des incivilités et des violences montre que le sport en général, le football en particulier, n'échappe pas aux maux qui
affectent la société dans son ensemble. Pour reprendre l'analyse du sociologue Norbert Élias:
«L'incivilité, la violence dans le sport, ne sont que les expressions sociales et culturelles du niveau de civilisation que nous avons
atteint
collectivement». Cette étude qui s’appuie sur un échantillon de matches de football relativement intéressant, permet d’avoir une vision de
l’ensemble du phénomène de violence et d’incivilité, même si toutefois, il y a lieu d’en relativiser la portée du fait d’un faible nombre de faits connus, à l’occasion des matches à incident(s),
au regard du nombre de matches observés. (p 1)
(...)
Les catégories d’âge…
Même si en volume ce sont les seniors qui ont le plus d’incidents, on constate que la catégorie qui pose actuellement le plus de problème est
celle des 16-18 ans avec un pourcentage d’incidents de matches plus élevé par rapport au nombre de matches organisés, mais surtout une augmentation entre les deux saisons
L’urgence est donc de prendre des mesures à destination des joueurs, mais également de l’encadrement avec un effort particulier pour la catégorie
des 16-18 ans.
Les catégories jeunes…
Les problèmes concernant les jeunes sont éminemment liés à l’importance que l’environnement veut donner à la compétition. On note ainsi des
remontées de violences verbales comme physiques dont les auteurs sont plus souvent qu’ailleurs les parents, les spectateurs, l’encadrement. L’éducateur a donc un rôle primordial à jouer. (p
19)