Ce blog prétend déjouer l'hypocrisie du discours dominant sur le sport. Le sport est une emprise sur l'activité physique, une clôture pour la rentabiliser. Il tient le corps dans sa poigne de fer. Il enferme ses jeux, ses efforts, dans un système de mesures, afin de classer, comparer, hiérarchiser. Il presse l'activité physique sans fin pour en exiger une plus-value perpétuelle. On ne peut pas séparer le sport de la logique compétitive imposée aux êtres humains. A l'affrontement sportif correspond la lutte pour la survie, le "struggle for life" du capitalisme.
Le sport synonyme de liberté ? La bonne blague ! Euh... non, elle est mauvaise !
Z.Z
L'Olympisme est liberticide
Voté prochainement par l'Assemblée nationale, dans une procédure accélérée (sans la navette parlementaire habituelle avec le Sénat), le projet

de «Loi olympique et paralympique» se présente comme le plat de résistance ou plutôt l'ordre de soumission aux oukases du CIO. Dès les premières lignes du projet, on pourra relever une belle faute, disons de calcul. En effet, ce n'est pas «quarante ans après que Pierre de Coubertin a proclamé le rétablissement des jeux olympiques [en 1894]» que la deuxième édition des Jeux en 1924 a eu lieu, mais trente ans… Cela laisse-t-il augurer d'autres «erreurs» de calcul à venir? Pour l'essentiel, l'ensemble des articles n'est qu'une suite ininterrompue de dérogations, de simplifications et d'exemptions vis-à-vis de la loi française actuelle. Sans parler de «procédure d'extrême urgence», d'«exception aux règles procédurales», de «procédure d'expropriation», de «sécuriser juridiquement» et cette «autorisation» hautement symbolique qu'est «la création de voies réservées au déplacement des délégations et des athlètes». À coup, si l'on peut dire, de «langue olympique» et de la pure invention d'une «génération olympique» inexistante, le projet de loi ne cesse de réglementer, d'interdire ou d'autoriser, mais encore une fois tout cela en dépit de la loi française et même souvent contre elle. Une véritable police de la langue, justement, se met en place avec l'accord de nos représentants. Interdiction d'employer les termes: «Jeux olympiques», «olympique», «olympiade», «olympisme», «olympien», «olympienne», le sigle «JO» et le millésime «ville+année». Idem pour les JO paralympiques. Le CNOSF devient le propriétaire de ces mots.